Archives pour la catégorie Réfugiés | Zones d’Accueil des Différences

Appel pour l’hospitalité aux exilés à Nantes

Un Bout de Chemin Nantes
a lancé cette PÉTITION adressée
à Johanna Rolland, Maire de Nantes
et à Nicole Klein, Préfète de Loire-Atlantique
Signons et partageons cet appel.
Depuis l’expulsion d’un squat dans les locaux désaffectés
du Groupe AXA le 19 juin dernier, près de 400 personnes
campaient dans des tentes ou dormaient à même le sol
au Square Daviais en plein centre-ville de Nantes.
Des hommes, femmes et enfants qui,
souvent au risque de leurs vies, traversent plusieurs frontières
dans l’espoir de trouver une vie sûre en Europe.
Aujourd’hui, ils ont été expulsés par décision du juge des référés
du tribunal administratif de Nantes sans délai
et sans aucune proposition digne de relogement par les pouvoirs publics.
Cette décision est absolument inhumaine et indigne.
À Nantes comme ailleurs, ces exilé.e.s, écrasé.e.s par la pesanteur
des procédures administratives et l’absence de solutions concrètes,
sont littéralement abandonnés par les pouvoirs publics.
Ces personnes sont une chance, elles sont une richesse culturelle
et économique pour notre ville, notre pays.
Elles sont les visages de la diversité, de la tolérance, de l’humanité,
du dialogue et de l’échange. Nantes doit devenir hospitalière.
Nous devrions être fièr.e.s qu’elles choisissent notre ville
pour construire leur avenir avec nous.
Nous, citoyens et citoyennes, lançons un appel aux pouvoirs publics pour mettre en place des solutions coordonnées de logements,
d’accueils dignes et responsables,
de soutiens matériels, éducatifs, sociaux et médicaux.
Associations, bénévoles et citoyens solidaires,
nous mobilisons chaque jour afin d’assurer les repas,
vêtements, kits d’hygiène, conseils, aides et dialogues nécessaires.
La situation est alarmante.
Il est de votre devoir d’agir maintenant face à cet enjeu d’humanité.
Nous proposons que Nantes soit un exemple en France et en Europe
pour inventer ensemble une hospitalité digne et responsable,
pour imaginer de nouvelles perspectives avec ces exilé.e.s.
Nous avons érigé les droits fondamentaux de l’Homme, la Liberté, L’Égalité et la Fraternité aux frontons de nos écoles et de nos mairies.
Il est un principe de droit que nous devons honorer :
toute personne a droit à un toit. Sans logement,
c’est toute une partie de dignité humaine qui est inaccessible.
Le devoir de Fraternité et d’Hospitalité sont nos biens communs,
alors soyez dignes des citoyens et citoyennes qui s’engagent
jour après jour de plus en plus nombreux aux côtés des exilé.e.s.
Agissez maintenant pour les demandeurs d’asile,
les migrants et les citoyens !
Réquisitionnez des bâtiments publics pour les exilé.e.s.

Ouvrez des lieux d’accueil d’urgence, humains et responsables.
Respectez les engagements humanitaires et internationaux.
Soyez courageux, soyons fraternels !

 

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Pétition : plutôt le squat que la rue…

SIGNEZ  LA  PÉTITION. MERCI !

Monsieur le Préfet,
15 jeunes migrants en attente d’un jugement pour une reconnaissance de leur minorité, ont trouvé refuge depuis plusieurs mois dans une maison inoccupée, située à la périphérie d’Angers et promise à la démolition.
Une injonction à quitter les lieux a été prononcée par la justice avec une mise à exécution dès le 17 Juillet. En dépit des différentes tentatives de médiation, le président de l’agglomération angevine a rejeté lundi dernier toute possibilité de maintien dans les lieux arguant des conditions sanitaires du logement ce qui a été infirmé par deux organismes (Médecins du Monde et une association habilitée dans l’hébergement d’urgence) lors de leur visite sur site.
Ces jeunes ne bénéficient d’aucune prise en charge par les pouvoirs publics. Seules les associations caritatives et de soutien aux sans papier leur apportent une aide tant sur le plan alimentaire, matériel, sanitaire, que scolaire. Cette maison est l’unique lieu qui leur donne un peu de stabilité et de sécurité dans ce parcours d’exil où les chances d’être régularisés, de pouvoir suivre une scolarité et préparer un avenir professionnel s’amenuisent de jour en jour.
Pour que ces jeunes ne soient pas condamnés à la désespérance,
Pour qu’ils ne soient pas exposés à la rue et à ses dangers,
Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, de surseoir à la mesure d’expulsion tant qu’une solution pérenne et digne ne sera trouvée.

Le squat, c’est dangereux… le caniveau, c’est mieux !

Hier, mercredi 11 juillet, nous occupions la mairie d’Angers
en réaction à la décision inflexible de Christophe Béchu
prise lundi lors du dernier conseil d’agglo
qui ordonne, après les expulsions
des squats de La Rose et de La Romanerie,
celle de la quinzaine de mineurs isolés étrangers
réfugiés sous le toit du squat de La Vendange.
Un des textes lus pendant l’occupation :

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de fraternité.
Cette exigence de fraternité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu a bafoué jeudi dernier
en ordonnant de chasser de leur ultime refuge,
je veux parler des squats de La Rose et de La Romanerie,
les quelques exilés qui essayaient d’y survivre tant bien que mal.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe d’égalité.
Cette exigence d’égalité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu continue de bafouer
en refusant d’observer ce devoir d’équité, c’est à dire d’apporter
son aide et sa considération
aux plus miséreux d’entre nous,
je veux parler des adolescents africains
réfugiés
sous le toit de La Vendange dans le dénuement le plus total
et qu’elle va pourtant venir expulser dans quelques jours.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de liberté.
Cette exigence de liberté qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu bafoue en imposant
à toutes ces personnes en souffrance sur le chemin de l’exil,
la clandestinité, la privation des droits les plus élémentaires
ou l’enfermement en centre de rétention.

Par notre présence ici, nous demandons que notre mairie
redevienne digne de la devise qu’elle arbore à son fronton
« Liberté, égalité, fraternité »
et qu’elle se conforme à la décision du Conseil constitutionnel
qui a consacré la semaine dernière le grand principe de fraternité :
FRATERNITÉ pour tous les êtres humains,

qu’ils soient ou non clandestins.
Et la chanson entonnée tous en chœur à l’adresse de Béchu :
( sur l’air de Vive le vent )
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Ils sont là, ils ont froid, dans les courants d’air !
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Un mat’las, un bon r’pas, un toit pour nos frères !

Ohé de la mairie ! Entendez-vous les cris
De ces hommes fourbus qui errent dans nos rues ?
Ça suffit, fait’s ouvrir un toit pour leur offrir
Un refuge, un abri, une table et un lit !

Vous chassez de la ville les demandeurs d’asile
Pour vivre où ? Peu importe, surtout murons les portes…
Pas de sous pour les loger, la mairie a jugé
Qu’il valait mieux payer pour les faire surveiller.

Assez de beaux discours quand vous faites tout pour
Que des hommes chaque soir dorment sur les trottoirs.
Assez de boniments, de vos bons sentiments
Quand vous faites sans pitié la chasse aux sans-papiers.

Combien d’années encore allez-vous faire le mort
Sourds à nos pétitions, à nos propositions ?
Bienvenue aux migrants, ouvrez les portes en grand
Car entendez-nous bien : « Nous ne lâcherons rien ! »

Une minute de silence a aussi été observée à la mémoire
de Dani, de Bachiir et d’Ousman, trois jeunes hommes réfugiés
sous les toits expulsés récemment de La Rose et de La Romanerie,
qui sont morts noyés en Loire dimanche dernier..
Compte-rendu dans le Courrier de l’Ouest ce matin.

Auprès de leur arbre, ils squattaient heureux…

Deux des jeunes Somaliens exilés à La Rose
ont perdu la vie dimanche dernier lors d’un dernier naufrage,

loin de chez eux, dans les eaux de La Loire…
Tous ont trouvé refuge dans de nombreux squats angevins
dont celui du Château de Moulinsart.
Tous ont vécu l’exclusion, la grande précarité
mais tous ont trouvé aussi dans ces ultimes havres,
une forme généreuse de solidarité, de reconnaissance.

Cette histoire est pour eux. Qu’ils reposent en paix.

 

La vie sur Terre prend parfois des allures
de pièces de théâtre absurdes…

ACTE 1 :
Le 17 février 2016, les terres du « Château de Moulinsart »
( c’est ainsi que nous avions baptisé ce nouveau squat )
accueillaient généreusement la vingtaine d’exilés d’origine africaine
qui venaient d’être chassés de la maison de la Petite Pignonnière.
ACTE 2 :
Sur les terres du château, la vie suivait son cours paisiblement
entre les parties de football, les soirées cinéma
les balades à vélo et les journées jardinage
sans se douter un seul instant qu’au bord de ce potager improvisé
se dressait, encore plus clandestin qu’eux, un trésor inestimable…
ACTE3 :
Six mois plus tard, la justice décidait qu’il était urgent
de mettre un peu d’ordre sur ces terres trop animées du château
et ordonnait manu militari l’expulsion de ces hommes
qui n’avaient décidément  aucune légitimité à rester plantés là…
ACTE 4 :
Et voilà qu’aujourd’hui, deux ans plus tard, nous découvrons
qu’un ultime occupant continue de résister courageusement
aux promoteurs immobiliers !
Souhaitons donc bonne chance à ce brave séquoia nain
en signant la pétition pour sa non-expulsion
et qu’il connaisse plus de compassion que n’ont eue jadis
nos amis Bachir, Sako, Yussuf et leur joyeuse bande.
Et pourtant, dieu sait si, auprès de leur arbre,
ils squattaient heureux…

Mercredi 20 juin Journée mondiale des réfugiés

A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, le collectif du Cercle 49  vous invite à venir le rencontrer :
place Lorraine ( 17h30-21h ) aux côtés de diverses autres associations de la Coordination migrants ( LDH, La Cimade, le REDA, Amnesty International, Emmaüs Angers, ATD Quart Monde… )
à la Maison Pour Tous de Monplaisir ( 18h30-22h ) aux côtés du collectif Pas Sans Nous 49

Pour venir en aide à tous les exilés présents sur notre sol
Pour dénoncer la politique de tri et d’exclusion des pouvoirs publics
Pour le respect des droits humains fondamentaux
( logement, alimentation, santé, éducation… )
Pour la liberté de circulation et d’installation

Un être humain, quel qu’il soit, obligé de vivre dans la rue est un « réfugié » du manque d’humanité de cette civilisation capitaliste.
Combattons la misère, pas les miséreux !

Et tiens, en attendant les jours heureux,
une belle leçon de savoir-vivre de la part de tonton Georges :

Samedi 9 juin 15 heures Avis aux bricoleurs

Rendez-vous samedi 9 juin à partir de 15 heures
pour une après-midi de bricolage à La Vendange.

Préparation de la montée en car des Angevins à Bure
qui se fera le samedi 16 juin :

– construction de banderoles, de masques, de sculptures
– répétition de chants et de saynètes antinucléaires

Préparation de la journée mondiale des réfugiés qui se tiendra
place Lorraine à Angers le mercredi 20 juin :
– construction de banderoles, de pancartes, de panneaux
– répétition de textes et de chansons

Apportez tout ce qui peut servir :
cartons, bois, tissus…
colle, agrafeuse, punaises, ficelle, fil de fer, clous…
crayons, feutres, peintures, outils…

Sans oublier un petit quelque chose pour le goûter !
Si vous aimez jardiner, il y a aussi de quoi faire.
Si vous aimez enseigner, les jeunes exilés sont aussi demandeurs.
La Vendange est un lieu auto-réquisitionné, propriété de l’Agglo,
qui sert de refuge à une quinzaine de mineurs isolés étrangers.
Si vous désirez les aider, vous trouverez ICI la liste de leurs besoins.
Merci pour eux.

Plan d’accès à La Vendange ( sortie d’Angers, route de Paris ) :

Pour faire plaisir à Béchu : Tous citoyens dimanche !

C’est pas nous, c’est Béchu qui le dit :
Le dimanche 27 mai doit être une journée citoyenne
durant laquelle chacun donnera du temps… pour les autres :
Alors voilà,
le Collectif de Soutien aux Sans-Papiers et ses amis
saluons cette belle idée et vous invitons dimanche 27 mai
à donner un peu de votre temps
en venant aider les mineurs étrangers réfugiés
sous le toit de la libre réquisition de La Vendange,
cette bâtisse propriété des pouvoirs publics,
laissée à l’abandon et sans destination depuis des années.
Ces « autres » ont en effet bien besoin de votre soutien
car en dépit de tout le travail et du suivi mené
auprès de ces jeunes par de nombreuses associations,
la justice vient d’ordonner sans appel
leur expulsion de cet ultime refuge dans un délai de 2 mois.
En ce dimanche 27 mai donc,
nous manifesterons notre solidarité avec les plus démunis
en les aidant à créer un potager sur ce jardin en friche.
Nous montrerons ainsi notre détermination à exiger des autorités
leur maintien sous ce toit tant qu’aucune solution pérenne
de relogement ne leur sera proposée.
Apportez vos outils de jardinage, vos graines, vos plants…
Que la vie fleurisse sur cette terre angevine et dans leurs cœurs.
Bienvenue à tous les exilés !
Plan d’accès à La vendange, route de Paris à la sortie d’Angers :
Toute la journée à partir de 10 heures, piquenique partagé sur place.