Archives pour la catégorie Réfugiés | Zones d’Accueil des Différences

Vendredi 12 avril 19H30 « Colis suspect »

Vendredi 12 avril à 19 heures 30
projection-débat du film Colis suspect à l’Étincelle
( 56 boulevard du Doyenné )
Face aux discours de xénophobie
et à la criminalisation de l’immigration clandestine,
Colis Suspect veut répondre à la question suivante :
Que se cache-t-il derrière la forteresse de l’ Europe ?
Le film enquête sur le business de la sécurité
au sein de l’Union Européenne,
et se penche sur l’instrumentalisation
du discours antiterroriste pour comprendre
qui bénéficie, politiquement et économiquement,
de la fermeture des frontières de l’UE.
A travers l’histoire de Mohammed, poète et activiste
des droits des sans-papiers et réfugié soudanais
vivant à Paris et en s’appuyant sur dix entretiens
avec des experts, ce documentaire explore
la façon dont l’idée de sécurité a été reformulée dans
le contexte actuel de crise économique et d’alerte terroriste.
Pourquoi l’Europe est-elle fortifiée ?
Quelles en sont les répercussions et à qui cela profite ?

Le film a été réalisé à Barcelone et les deux jeunes réalisatrices
à l’origine du projet sont journalistes.
L’enquête a été tournée dans différents pays ( France, Grèce, Espagne, Italie, Maroc, Belgique, Allemagne ),
puis sous-titrée en espagnol, anglais et français.
Cette projection est organisée par l’équipe du documentaire
et le Collectif de Soutien aux Sans Papiers 49.
La projection du film sera suivie d’une discussion
en présence d’une coréalisatrice et des membres du CSSP49.
L’entrée est à prix libre.

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Mardi 2 avril, soutien aux copains sans-papiers

Au printemps 2005, un petit groupe d’enseignants se sont réunis et mobilisés pour soutenir des élèves et leurs familles en « situation irrégulière » qui étaient menacés d’expulsion. En peu de temps, se sont joints à eux de nombreux individus, membres ou non d’associations, de collectifs, de syndicats…C’est ainsi qu’était créé le Collectif de Soutien aux Sans-Papiers du Maine-et-Loire, le CSSP49.
Nos mots d’ordre, arrêt des expulsions, régularisation de tous les sans-papiers, libre circulation et d’installation des individus, sont vite devenus une évidence pour le Collectif.

Aujourd’hui, nous soutenons des migrants mineurs et majeurs dans des lieux autoréquisitionnés sur le plan matériel, moral et administratif. Toutes les formes d’aides sont les bienvenues face à l’incurie des pouvoirs publics à l’égard de ces personnes.

  • Fourniture de vêtements, nécessaire de couchage, de toilette, vélos
  • Fourniture de nourriture, récupération des invendus en boulangerie
  • Prise en charge d’un demandeur d’asile pendant un weekend ou des vacances
  • Accompagnement des demandeurs d’asile devant les administrations.
  • Transport ponctuel
  • Petits travaux d’entretien
  • Dons par chèque à l’association Asile et partage

Mardi 2 avril au bar Le Challenge (12 place Mendes France)
venez nous rencontrer, discuter et de faire un bout de chemin ensemble. La soirée se déroulera au rythme des chansons humanistes de Pierre Perret. Nous les chanterons pour fêter l’amitié et la solidarité qui nous unit tous au-delà des frontières !
Pour contacter le CSSP 49 : cssp49@laposte.net

Mercredi 20 février 17H30 soutien à la Grande Ourse

Le Cercle 49 relaie cet appel à soutien
lancé par les habitants de la Grande Ourse :

APPEL A ORGANISATION // APPEL A MOBILISATION
LA CRISE DE L’ACCÈS AU LOGEMENT NE FAIBLIT PAS
L’HÉBERGEMENT D’URGENCE, MALGRÉ LE PLAN GRAND FROID,
RESTE DÉFAILLANT
LA GRANDE OURSE EST EXPULSABLE AU 31 MARS
LA SITUATION DES MINEURS ISOLES CONTINUE
A ÊTRE PRÉOCCUPANTE

La Grande Ourse met entre parenthèse ses activités pour organiser la mobilisation : nous vous convions à deux AG publiques pour construire la lutte, les mercredis 20 et 27 février.
Cet appel à mobilisation s’inscrit dans un contexte.
La Grande Ourse, en ouvrant ses portes le 3 septembre dernier, a cherché à répondre directement aux crises construites par les autorités publiques.
Des hommes, femmes, enfants sont maintenus, par des choix politiques répétés, depuis trop longtemps, à la rue.
C’est aujourd’hui 60 habitantes et habitants (hommes, femmes, enfants) qui ont trouvé refuge dans les locaux de l’ex-CPAM du quartier de la Doutre.
Malgré une comptabilité parfois manquante, nous avons de plus réalisées 398 nuitées d’hébergement d’urgence depuis la fin novembre.
Aujourd’hui, la crise ne faiblit pas. Nous sommes contraints d’arrêter l’accueil en hébergement d’urgence via le 115, puisque nous avons largement dépassé le seuil limite de personnes que pouvaient accueillir le bâtiment.
Fixé à 40 habitantes et habitants, nous avons été obligé d’exploser ce seuil à cause de l’affluence de personnes en situation d’hyper vulnérabilité (familles avec enfants en bas âge, femme seule et parfois enceinte…).
A cela s’ajoute la crise répétée de la prise en charge des mineurs isolés qui, avant même leur majorité, alors qu’ils sont logés par le département, sont finalement reconnus « non-mineurs », et mis brusquement à la rue sans solution de secours. Longtemps accueillis à la Vendange, nous servons aujourd’hui de soupape de sécurité pour éviter que ces jeunes se retrouvent à affronter la rue et ses violences.
Et nous sommes expulsables le 31 mars prochain. Nous sommes en train de saisir le Juge des Exécutions, mais rien ne nous assure que nous obtiendrons des délais supplémentaires.
La Grande Ourse décide de cesser immédiatement son planning événementiel et la plupart de ses activités. Il est plus que temps de construire la mobilisation, et d’exiger des pouvoirs publics qu’ils prennent enfin, aujourd’hui, leurs responsabilité.
Pour organiser les semaines à venir, et à commencer par le mois de mars, nous invitons tout le monde à venir nous rejoindre en Assemblée Générale pour construire la mobilisation, les mercredi 20 et 27 février, de 17h30 à 20h à la Grande Ourse !
Nous proposons quelques hypothèses pour les revendications à porter :
– Une augmentation de 40 places supplémentaires MINIMUM à la halte de nuit du 115,
– Une suspension de toute mesure d’expulsion des habitantes et habitants de la Grande Ourse, même après le 31 mars, tant que des solutions réelles et pérennes ne sont pas proposées,
– Un dispositif de prise en charge pour le logement des mineurs isolés qui sont brusquement mis à la rue puisque le diagnostic de leur majorité a finalement changé,
– Une prise en charge de 100% des demandeurs d’asiles en CADA, comme la loi l’indique,
– Une augmentation des personnels et des budgets de toutes les structures, notamment celles qui prennent en charge le logement, à destination des personnes en grande précarité, SDF nés en France ou ailleurs (l’attente en moyenne pour un rdv avec un-e assistant-e social-e est de 1 mois !).
Merci !

La chasse aux pauvres, encore et toujours…

Square Vertais à Nantes, ce matin vendredi 26 octobre
Encore et toujours le même film insoutenable…

Ils étaient environ soixante réfugiés sous le pont de la voie ferrée, qui traverse le square Vertais, à deux pas de l’arrêt de tram Mangin.
Une vingtaine de tentes avaient été installées et à côté, une dizaine d’exilés, moins chanceux, se contentaient de cartons ou de matelas posés sur le sol. Venus surtout d’Érythrée, mais aussi de Somalie, du Soudan ou d’Éthiopie, ces exilés sont arrivés i y a quelques semaines à Nantes, emmitouflés dans des couvertures, portant des claquettes, ou bien simplement marchant pieds nus…

A 7 heures du matin, la maire Johanna Rolland et la préfète Nicole Klein, stoïques une fois de plus dans l’accomplissement de leurs hautes fonctions, décident de s’en aller chasser le miséreux comme on se débarrasse de nuisibles… Pour rendre impraticable et inhabitable ce bel espace nantais, des camions-bennes  déversent donc  des pierres et des gravats qui empêcheront toute nouvelle tentative d’installation de campement . Nos élus utilisent donc l’argent public pour rendre les parcs de Nantes invivables et pour rendre la vie des exclus encore plus difficile.
Question : quand nos braves décideurs rentreront ce soir bien au chaud dans leurs foyers,  s’inquièteront-ils d’une mise en danger de la vie d’autrui alors même que les températures s’annoncent glaciales ce week end ?
L’errance, elle, a repris en ce triste matin d’octobre pour ces hommes, ces femmes et ces enfants.
Bienvenue à Nantes…
Fin du film.
Et pendant ce temps, dans notre beau pays… :

Lundi 15 octobre 13h45 Soutien à la Grande Ourse

Ce lundi 15 octobre, la Grande Ourse ( ex-CPAM réquisitionnée sise au 34 boulevard Daviers) passe en procès !
La Grande Ourse est un lieu qui tente de répondre de manière affirmative à différents problèmes locaux comme nationaux. A Angers, l’hébergement d’urgence est en crise ; chaque soir c’est en moyenne 20 à 30 personnes qui ne trouvent pas de place au 115. Parmi elleux : de très nombreuses familles, des mamans isolées avec leur enfant, des femmes enceintes, des hommes seuls… La situation est strictement dramatique. Face à cela, la Grande Ourse propose deux dortoirs et trois chambres pour les familles en solution d’urgence.
A Angers encore, des dizaines d’étudiant.e.s n’ont pas trouvé de logement pour cette rentrée. Et pourtant, selon les chiffres de l’INSEE de juin dernier, c’est plus de 12900 logements qui demeurent vides sur Angers. Certain.e.s de ces étudiant.e.s se sont mis à l’abri à la Grande Ourse.
Au niveau national, la loi ELAN, qui est en train de passer, risque encore de dégrader le problème de l’accès au logement en France…
La Grande Ourse est un espace d’habitation, d’hébergement d’urgence, mais également de bien vivre ensemble : parce que nous ne souhaitons pas que les un.e.s comme les autres soient contraint.e.s à la simple survie, nous proposons chaque semaine des activités, des projections, des chantiers collectifs…
Après une tentative de médiation à laquelle notre propriétaire a finalement décidé de mettre fin, après une demande de bail dérogatoire auprès de celui-ci, après ouverture d’un contrat d’eau et d’électricité, l’ICO, qui possède les lieux, a décidé de nous amener en justice.
Parce que nous souhaitons que des réponses affirmatives, et en bonne intelligence des différents acteurs et actrices soient formulées, parce que les problèmes auxquels nous nous affrontons nous semblent insupportables et qu’il méritent de s’y confronter directement, parce que nous sommes aujourd’hui menacé.e.s d’expulsion, nous appelons à un rassemblement de soutien devant le Tribunal d’Instance d’Angers (39 boulevard Pierre de Coubertin)
ce lundi 15 octobre à 13 heures 45 !

Samedi 6 octobre à 14h30 Sauvons l’Aquarius

L’Aquarius opère en Méditerranée centrale depuis 31 mois, et a secouru 29.523 personnes lors de 230 opérations de sauvetage.
Ces derniers mois, la mission de recherche et sauvetage de l’Aquarius a été l’objet de manœuvres politiques délibérées visant à y mettre fin. Le navire s’est vu retirer deux fois son pavillon en un mois : d’abord par Gibraltar, puis par le Panama. En empêchant l’Aquarius d’opérer, d’autres vies seront perdues aux portes de l’Europe, des vies perdues en silence, alors que l’Europe ferme les yeux.
Pour ces raisons, nous exhortons tous les États en Europe à prendre les mesures nécessaires pour permettre à l’Aquarius de reprendre sa mission vitale de sauvetage au plus vite, en octroyant sans délai un pavillon au navire.
Au cours des derniers mois, les marins et sauveteurs des navires de sauvetage civils ont été témoins de développements politiques en Méditerranée centrale incompatibles avec le droit international et maritime. Les navires de sauvetage civils sont empêchés dans leur mission ; l’obligation de porter assistance en mer n’est plus respectée. La solidarité et l’humanité sont criminalisées, en mer et à terre.
Pour ces raisons, nous exhortons tous les États en Europe à respecter l’obligation de porter assistance aux personnes en détresse en mer et à dénoncer les manœuvres visant à criminaliser les sauveteurs et travailleurs humanitaires.
Face à la défaillance des États européens à répondre à la tragédie humanitaire en Méditerranée centrale, sur la route migratoire la plus dangereuse au monde, l’Aquarius a poursuivi ses opérations de sauvetage aux côtés d’autres navires de sauvetage. Les moyens de sauvetage font toujours cruellement défaut pour porter secours à celles et ceux qui risquent leurs vies en fuyant la Libye où leurs droits sont systématiquement bafoués. De plus, depuis le mois de juin, il n’existe plus de système opérationnel pour débarquer les rescapés dans un port sûr.
Pour ces raisons, nous exhortons tous les États en Europe à assumer leurs responsabilités en établissant un modèle de sauvetage européen en Méditerranée, incluant un mécanisme prévisible et pérenne de débarquement des rescapés dans un port sûr.
Des êtres humains meurent. L’Aquarius, avec le soutien de la société civile, tente de les secourir. Rejoignez-nous en signant cette pétition pour nous aider à défendre les valeurs d’humanité et de solidarité en mer »
SOS MÉDITERRANEE organisera le samedi 6 octobre des rassemblements citoyens dans plusieurs villes d’Europe et en France notamment à Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Montpellier, Toulouse, Brest, Bordeaux, Grenoble, Saint-Étienne, Angers…
Texte de la chanson à imprimer :
Sauvons l’Aquarius !
Sans oublier la Pétition à signer en ligne.

Appel pour l’hospitalité aux exilés à Nantes

Un Bout de Chemin Nantes
a lancé cette PÉTITION adressée
à Johanna Rolland, Maire de Nantes
et à Nicole Klein, Préfète de Loire-Atlantique
Signons et partageons cet appel.
Depuis l’expulsion d’un squat dans les locaux désaffectés
du Groupe AXA le 19 juin dernier, près de 400 personnes
campaient dans des tentes ou dormaient à même le sol
au Square Daviais en plein centre-ville de Nantes.
Des hommes, femmes et enfants qui,
souvent au risque de leurs vies, traversent plusieurs frontières
dans l’espoir de trouver une vie sûre en Europe.
Aujourd’hui, ils ont été expulsés par décision du juge des référés
du tribunal administratif de Nantes sans délai
et sans aucune proposition digne de relogement par les pouvoirs publics.
Cette décision est absolument inhumaine et indigne.
À Nantes comme ailleurs, ces exilé.e.s, écrasé.e.s par la pesanteur
des procédures administratives et l’absence de solutions concrètes,
sont littéralement abandonnés par les pouvoirs publics.
Ces personnes sont une chance, elles sont une richesse culturelle
et économique pour notre ville, notre pays.
Elles sont les visages de la diversité, de la tolérance, de l’humanité,
du dialogue et de l’échange. Nantes doit devenir hospitalière.
Nous devrions être fièr.e.s qu’elles choisissent notre ville
pour construire leur avenir avec nous.
Nous, citoyens et citoyennes, lançons un appel aux pouvoirs publics pour mettre en place des solutions coordonnées de logements,
d’accueils dignes et responsables,
de soutiens matériels, éducatifs, sociaux et médicaux.
Associations, bénévoles et citoyens solidaires,
nous mobilisons chaque jour afin d’assurer les repas,
vêtements, kits d’hygiène, conseils, aides et dialogues nécessaires.
La situation est alarmante.
Il est de votre devoir d’agir maintenant face à cet enjeu d’humanité.
Nous proposons que Nantes soit un exemple en France et en Europe
pour inventer ensemble une hospitalité digne et responsable,
pour imaginer de nouvelles perspectives avec ces exilé.e.s.
Nous avons érigé les droits fondamentaux de l’Homme, la Liberté, L’Égalité et la Fraternité aux frontons de nos écoles et de nos mairies.
Il est un principe de droit que nous devons honorer :
toute personne a droit à un toit. Sans logement,
c’est toute une partie de dignité humaine qui est inaccessible.
Le devoir de Fraternité et d’Hospitalité sont nos biens communs,
alors soyez dignes des citoyens et citoyennes qui s’engagent
jour après jour de plus en plus nombreux aux côtés des exilé.e.s.
Agissez maintenant pour les demandeurs d’asile,
les migrants et les citoyens !
Réquisitionnez des bâtiments publics pour les exilé.e.s.

Ouvrez des lieux d’accueil d’urgence, humains et responsables.
Respectez les engagements humanitaires et internationaux.
Soyez courageux, soyons fraternels !