Samedi 9 juillet Désolés pour le dérangement…

Monsieur le préfet du Maine-et-Loire,
Nous sommes désolés pour le dérangement mais il semble bien que nous allons déployer une nouvelle fois nos impudentes banderoles dans l’espace public angevin ce samedi 9 juillet.
Croyez bien que nous préférerions nous aussi, nous attabler gentiment à une terrasse de café ou bien rester simplement près des nôtres mais hélas, vos donneurs d’ordre ne nous laissent pas le choix.

Tant que les injustices seront là, nous le serons aussi.
C’est aussi simple que ça.
A samedi donc pour une nouvelle confrontation avec vos policiers zélés.

Et encore désolés pour le dérangement…
( Cité Jaune Anticapitaliste )

Rendez-vous samedi 9 juillet au jardin du Mail à partir de 14h30 pour le départ de cette nouvelle opération banderoles.
On ne lâche rien.
Et s’il vous faut une raison supplémentaire pour venir faire samedi avec nous un pied de nez à l’ordre qu’ils nous imposent, lisez CECI. C’est édifiant !

Nouvelle attaque contre Les Nuits Bleues

Total soutien à nos camarades des Nuits Bleues qui viennent de subir une nouvelle attaque de l’extrême-droite locale :

Nouvelles dégradations fascistes contre le « 21 » (par les Nuits Bleues)
Dans la nuit du 02 au 03 juillet 2022, des membres de l’extrême droite locale s’en sont pris à notre lieu. Un lieu pour eux symbolique de ce qu’ils n’aiment pas, un lieu qu’ils détestent même.
Pourquoi ? Nous sommes un lieu avec une librairie qui diffuse une littérature ouvrière, des ouvrages de classes, de théories et/ou pratiques politiques et syndicales émancipatrices. Nous sommes concerné·es par les luttes du passé, du présent et de l’avenir. Engagé·es, nous pouvons intervenir dans les luttes féministes, écologistes, antiracistes et contre toutes les formes de totalitarisme (religieux, politiques…), à la recherche d’alternatives à la société capitaliste actuelle. Et puis, dans notre lieu, réparer des vélos, souvent à petit prix pour les plus précaires, est quelque chose qu’iels ne peuvent sans doute pas faire, ni même imaginer … Pensez donc, être attentif·ve à l’Autre en essayant de se faire respecter…

Pendant que les militant·es nationalistes, issu·es ou proches de l’Alvarium et de son prête-nom actuel le Rassemblement des Étudiants de Droite, soutiennent le dictateur de Syrie aux côtés de SOS Chrétiens d’Orient (accusée de complicité de crimes de guerre), nous, nous soutenons et informons sur les luttes contre Daech et le clan Assad. Pendant que nous envoyons de l’argent aux syndicalistes et aux anti-autoritaires ukrainien·nes, eux·elles soutiennent des groupes nazis ukrainiens comme le montrent certaines communications de leur part, tout ça après avoir longtemps soutenu·es les nationalistes séparatistes pro-russes. Si la cohérence n’est pas leur fort ; la mythomanie, la violence, la stupidité sont une « Trinité » récurrente chez eux.
Nous sommes ce qu’ils·elles ne sont pas, comme nous le disions déjà voici pas mal de temps. Nous sommes des militant·es syndicalistes, politiques, sociaux·ales. En face ? Pour beaucoup des rejetons de la bourgeoisie locale, de « grands » propriétaires fonciers et/ou immobiliers. Nous, nous nous battons pour une société libérée d’un tas de carcans moraux et/ou religieux, pour une société se basant sur la liberté de toutes et tous et dans le respect de tous et toutes ; nous aspirons à une société reposant sur l’égalité économique et sociale ou chacun·e pourrait produire et consommer en fonction de ses capacités et besoins. Eux ? Ils·elles ne rêvent que de liberté, mais pour eux·elles-mêmes. Ils·elles ne sont capable, à l’instar de leur « guide suprême », que de petites magouilles et de minables arnaques… Ils·elles veulent que tous et toutes travaillent mais qu’eux·elles seul·es en profitent. Ce sont des parasites sociaux. Et ces gens, en plus, se croient supérieurs en raison de leur foi, de leur couleur de peau, de leur naissance.

Malgré une justice plutôt complaisante à leur égard (alors qu’ils·elles réclament de la fermeté pour les pauvres, les exploité·es, les marginaux·ales…), il faudrait des pages et des pages pour relater leurs agressions morales et/ou physiques, leurs propos ignominieux et, leurs pourtant très rares condamnations qui en résultent.
Il faut dire qu’à Angers et dans le Maine-et-Loire, il existe une forme de « soft-power » d’extrême droite. Ils·elles ont des appuis affinitaires, familiaux, politiques non négligeables chez certains grands officiers réservistes (par exemple), chez certain·es grand-bourgeois·es, chez certain·es politiques proche de M. Béchu, dans les cercles anti-IVG, homophobes, intégristes et/ou séparatistes (les écoles privées hors contrat, largement financées par l’argent public ; des associations cultuelles comme SOS Calvaires, …).
Forcément, tout cela aide à se sentir pousser des ailes, à se croire fort voire même espérer une forme d’immunité judiciaire (sauf quand ils·elles volent et dégradent une gendarmerie).

À plusieurs reprises au cours des dernières années, nous avons été victimes de « petites » tentatives d’incendies (sacs poubelles en feu contre ou devant notre devanture), au mépris de l’intégrité physique de nos voisin·es, d’inscriptions ou tags racistes et nazis (croix gammées et celtiques) ; de pose d’autocollants fascisants, de menace nominatives sur des murs d’Angers, etc. ; mais jamais nous n’avons plié (et jamais nous ne plierons !!). Parfois à certaines époques, comme ni la « justice », ni les forces de police ne s’attachaient à s’intéresser à notre sort, il fallut être clair sur les mesures de rétorsions qui arriveraient pour imposer un moment « d’accalmie » à notre égard. Oui, car si nous sommes pacifistes par nature, par tempérament ou par choix ; nous ne sommes pas de celles et ceux « qui tendent la joue gauche » après s’être pris un pain dans la joue droite. Nous prônons l’auto-défense en cas d’agression fasciste comme cela s’est produit à de nombreuses fois ces dernière semaines ou ces derniers mois.

Mais pourquoi donc, ciblons nous, clairement des membres ou proche de l’extrême droite issus de l’Alvarium et du RED ?
Durant la semaine du 27 juin au 3 juillet, du vandalisme a été fait sur notre lieu. Mais comme tout un·e chacun·, nous savons que parfois les actes de personnes alcoolisées ne sont pas très cohérents. Mais quand même, deux fois dans la même semaine… Puis, ce samedi matin 02 juillet, nous pensons avoir vu un militant de cette mouvance venir faire un « repérage ». Et puis, tout simplement dans la nuit de samedi à dimanche, 3 olibrius se sont fait prendre, comme des bas-du-plafond qu’ils sont, par la police, tellement ils étaient occupés, par leur haine, à détruire notre devanture.
Qui nous fera croire que des militants actifs de l’Alvarium et du RED ont été arrêtés par hasard à proximité de notre local alors qu’ils ont été reconnus ? Certains, furent déjà arrêtés pour violence dans le pseudo-squat de l’Alvarium rue Thiers ; déjà mêlés à de nombreuses violences sur fond de racisme, de haine, de nationalisme, de sexisme. Et c’est bien cette motivation politique de haine des gens prônant l’égalité, la liberté, la justice qui les ont conduit à s’en prendre à notre local.
Si nous n’attend(i)ons pas grand-chose d’une éventuelle dissolution de l’Alvarium ou d’un procès futur pour reconstitution de ligue dissoute par les gouvernements successifs, nous n’avons d’espoir que dans des luttes antifascistes et anti-capitalistes (ce système est générateur de misère) unitaires à l’image du Premier mai dernier et nous ne pouvons qu’espérer à la fin de l’apathie angevine emprunte de « douceur » mais uniquement pour les exploiteurs et les extrêmes-droites dans leurs variétés.

Haut les cœurs, les poings serrés pour la Justice, la Liberté et l’Égalité sociale !

Du 8 au 10 juillet ZADENVIES

L’été dernier, le phare de la Rolandière s’est illuminé d’une foule de « z » enflammés à l’occasion d’une convergence européenne et de rencontres féministes en lien avec le voyage zapatiste. Cette année est celle du 10ème anniversaire de la résistance face à l’opération César, moment où nombre d’entre nous – peuple de boue – se sont noué.es durablement au bocage. Mais si nous sommes heureux.ses de pouvoir continuer à se rejoindre ici, aussi nombreux.ses, avec des générations nouvelles et fêter les meilleures soirées d’été sous le mât de Beltaine, l’heure n’est pas à la nostalgie. Que signifierait retrouver aujourd’hui l’esprit du soulèvement contre César mais à l’échelle d’un pays ?
Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser – depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.
Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers :
permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales
– se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps
– construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme
– imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire
– oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant
– se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux…

Zadenvies ce sera aussi de grands moments de fêtes et danses, de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies…
Le programme à ce stade est lisible ci-dessous. Toutes les mises à jours seront sur ce site et la page fb de zad nddl info. On vous invite à y jeter un œil avant de partir.

Comme d’hab’, il y aura des possibilités de camper sur place, et une grosse invitation à venir aider au montage les jours précédents (à partir du mercredi 8 juillet), pour l’autogestion de l’évènement pendant, et au démontage juste après. Il y a plein de précisions logistiques diverses autant qu’utiles en bas de ce message.
Pour nous écrire et pour d’éventuelles propositions : zadenvies2022@riseup.net

A bientôt vers l’été !

PROGRAMME DES ZADENVIES LISIBLE ICI.
ou sur la page facebook ZAD NDDL.

Là, non plus…

Ce samedi 2 juillet, le groupe Cité Jaune Anticapitaliste est allé saluer les collectifs angevins Youth For Climate et Extinction Rebellion qui tenaient un salutaire îlot de « gratuité » sur la place du Ralliement au milieu d’un océan de marchandises soldées.
Jour de grande braderie oblige…

Belle initiative non déclarée que nous avons épaulée en y joignant quelques-unes de nos fameuses banderoles jaunes qui donnent tant de fil à retordre aux autorités locales.
À peine dix minutes plus tard, c’était plié ! Les policiers débarquaient en force pour dire à tout ce joli monde de débarrasser l’espace public et que toutes les banderoles devaient être retirées illico. Pas de discussion possible, les ordres venaient d’en haut.

Cette fois-ci, nous avons préféré ôter nous-mêmes les banderoles pour nous épargner d’avoir à aller les réclamer une énième fois à l’hôtel de police de la rue Dupetit Thouars.
Un grand merci aux collectifs YFC et XR Angers de s’être montrés solidaires de la présence jaune à leurs côtés. Et surtout vraiment désolé pour cet « ordre » imbécile qui a mis fin à leur belle initiative d’espace de gratuité en ces temps de marchandisation éhontée de tout et de rien.

Conclusion en ce qui nous concerne : donc là non plus… nos banderoles sont décidément non grata dans cette belle ville d’Angers.
Mais qu’à cela ne tienne, nous vous donnons rendez-vous samedi prochain 9 juillet pour un nouveau « banderolage ».
Départ du jardin du Mail à 14h30, on compte sur vous.
On ne lâche rien. Le peuple en action, voilà la solution !
( Cité jaune Anticapitaliste )

La Terre aux paysans ! Dimanche 3 juillet

Nous sommes toujours mobilisés contre l’extension des carrières de sable et l’expansion incontrôlée du maraîchage industriel dans nos campagnes. Un an après le weekend co-organisé avec les Soulèvements de la Terre en juin 2021, nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour une grande mobilisation. 
Au programme :

  • 11h Pique-nique tiré du sac, bar, festivités, prises de parole
  • 14h départ pour la MANIF’ACTION puis retour au point de départ pour un goûter convivial
  • Le rendez-vous est donc donné dès 11h, proche du village Le Redour (RD 178) (voir plan en fin d’article )
  • Nous vous attendons nombreux.ses pour ce moment convivial.

UN COVOITURAGE EST POSSIBLE AU DÉPART D’ANGERS :
PARKING GÉANT CASINO DE LA ROSERAIE ( arrêt tram Bamako )
RENDEZ-VOUS À 9H30 DEVANT LE MAC’DO

( organisation sur place )

Le sud de la Loire est en proie à une déferlante de projets destructeurs. Comme partout,l’extractivisme, la bétonisation et l’agro-industrie menacent de ravager le territoire au mépris des habitant-e-s et des paysan-nes qui le font vivre. A St-Colomban, le bocage est menacé de destruction par l’extension des carrières de sable et du maraîchage industriel.

Deux carrières de sable (Lafarge et GSM) ont déjà extrait plus de 12 millions de tonnes, défigurant le paysage, anéantissant le bocage et affectant profondément les nappes phréatiques. Ils projettent de s’étendre dès 2022 sur 70 hectares supplémentaires. A terme, plusieurs centaines d’hectares sont concernés. Le sable de St-Colomban est principalement destiné à l’industrie du BTP. Loin de constituer un problème strictement local, les carrières sont une cible de choix pour rassembler toutes celles et ceux qui luttent contre l’artificialisation des terres, en Loire-Atlantique et ailleurs.

Mais ce sable n’est pas destiné qu’à la construction. Environ 30% des volumes extraits sont engloutis par forme industrielle et intensive de « maraîchage » qui s’accapare les terres. Au fil des ans, c’est une véritable mer de plastique qui a déferlé. Aux antipodes du maraîchage paysan, respectueux de l’environnement et destiné aux habitants du territoire, se développe une industrie exportatrice qui empoisonne les terres et exploite ses ouvriers agricoles. Ce mode de production repose sur un système à bout de souffle, dépendant de ressources amenées à disparaître.
L’extension illimitée de ses grosses sociétés empêche l’installation de jeunes paysan-ne-s. Elle menace de faire disparaître le bocage et ses fermes en polyculture élevage. Elle souille irrémédiablement le paysage.

L’année dernière, à l’appel de la Tête dans le Sable et des Soulèvements de la Terre, nous étions plusieurs centaines à nous mobiliser pour un week-end de lutte contre l’extension des carrières et du maraîchage industriel. Nous avions alors engagé un premier rapport de force.

Après ce premier acte de résistance posé par l’association locale La tête dans le Sable et le mouvement des Soulèvements de la Terre, les pouvoirs publics ont organisé une consultation faussée, en vue de relégitimer le projet et d’endormir la contestation.
Avec seulement 30% de participation, le « oui » à l’extension des carrières l’a emporté à une poignée de voix près. Ce résultat est absolument biaisé :
- par le périmètre de la consultation qui ne tient pas compte de la portée des enjeux écologiques de ce projet d’extension de carrière
- par l’emploi déloyal par Lafarge d’une entreprise privée d’influence sonnant chez chaque Colombanais.e.

Cette consultation pseudo-démocratique ouvre la voie à la mise en œuvre du projet. D’ores et déjà,Lafarge et GSM se lancent dans des opérations foncières en vue des futurs travaux. Prochaine étape pour les pouvoirs publics : exclure les terres agricoles de St-Colomban du statut qui protège leur intégrité, les Espaces Agricoles Pérennes. Nous ne les laisserons pas faire ! De Loire-Atlantique et d’ailleurs, il faut faire entendre notre voix. Nous appelons donc à une manif’action contre l’extension des carrières de sable et du maraîchage industriel à St-Colomban, pour la défense de la terre, de l’eau et de l’installation paysanne.

Pour plus d’infos, voir les articles consacrés à l’extraction du sable sur la page Élément Terre ou sur la page Reporterre.

Samedi 25 juin 9H -17H Chantier festif au RAARE

Le Cercle 49 relaie et soutient cette initiative du RAARE ( Ravitaillement Alimentaire Autonome, Réseaux d’Entraide ) qui appelle à un grand chantier festif samedi 25 juin de 9 heures à 17 heures :
Viens arracher des trucs avec nous samedi !
Ce samedi c’est chantier festif au RAARE. Du désherbage, de la musique et de la bonne ambiance sont prévues. Rendez vous à 9 heures au Petit Faiteau à Saint-Georges sur Loire ou sinon des covoiturages sont prévus à 8h30 devant les Arts et Métiers, place de la Rochefoucauld.
Venez nombreux.ses

Le RAARE c’est quoi ?

C’est une association créée en 2019 par des individu-e-s de tous horizons rassemblé-e-s autour des thèmes de l’alimentation et de l’autonomie.
Nous sommes des étudiant-e-s, agriculteur-rice-s, habitant-e-s des villes et campagnes, militant-e-s et nous avons constitué un réseau de ravitaillement alimentaire qui soutient nos luttes et nos dynamiques solidaires.
Nous tenons à fournir de la nourriture de qualité à toutes et tous, tout ce que nous cultivons est bio, ainsi que la majorité des denrées que nous récupérons.

Mercredi 22 juin Rejoins les Anges Gardiens

Le Cercle 49 relaie et soutient cette initiative du groupe Justice Climatique Angers :

Nous sommes la nature qui se défend, nous sommes les anges gardiens des Zones humides !
Alors si vous avez envie d’une action COOL, CONCRÈTE et MASSIVE où on se retrouve toutes et tous pour militer contre l’artificialisation des sols de notre belle région angevine, allez vite vous inscrire sur le formulaire une fois ce mail lu jusqu’à la fin !!
Suite à nos actions, une première victoire a eu lieu en septembre car les élu·e·s d’ALM ont décidé d’épargner 35 hectares sur les 54 ha de zones humides initialement « aménageables » d’ici 2027.

Forts de cette première victoire et tels des petits anges gardiens du Vivant, nous continuons la lutte pour exiger la sanctuarisation des 19 hectares restants; car les zones humides et les trames vertes et bleus sont essentiels à la vie !
L’urgence de stopper l’urbanisation à outrance est bien là, alors viens participer à une action de masse pour montrer aux décideur.euses qu’on est déjà prêt·es à faire valoir nos revendications, et à lutter !
Cette action se déroule sur une soirée, le 22 Juin. Un temps de briefing à cette action étant prévu le soir même. Cette action comporte de faibles risques juridiques.
C’est l’occasion de proposer aux nouvelleaux activistes une action terrain, et de les faire monter en compétences.

>>>> INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT : https://urlz.fr/itYY

Nous vous contacterons dans les prochains jours suivant votre inscription.
A très vite les Ange(vin)s !
Justice Climatique Angers

Mon avis sur dimanche… et la suite

Tribune de notre compagnon libertaire Yannis Youlountas :

Ma réponse à vos messages me demandant mon avis pour dimanche. En tant qu’anarchiste, je n’ai pas de conseil à donner, mais je peux dire sans problème ce que j’ai décidé de faire :

INFLIGER UN COUP D’ARRÊT AU SACCAGE NÉOLIBÉRAL ET À L’EXTRÊME-DROITE, SANS OUBLIER QUE RIEN NE SE FERA SANS LES LUTTES SOCIALES

Je n’ai jamais voté à des élections législatives. Très rarement à d’autres élections. Et pour cause : je suis anarchiste, je ne crois pas à la démocratie prétendument représentative ni au système électoral qui permet à une caste de notables de la classe dominante de se maintenir au pouvoir avec l’appui des médias puissants à la solde de quelques milliardaires. Je vote très rarement : uniquement dans des circonstances exceptionnelles. La plupart du temps, je préfère m’abstenir et je me consacre uniquement aux luttes sociales et environnementales, parfois au moyen d’actions artistiques et solidaires. Le plus souvent, je refuse de voter car je me sens dupé sitôt que je me rapproche de l’isoloir, comme dans une sorte de cirque, de spectacle illusoire, de farce grotesque et sans réel enjeu, tant le changement promis est insuffisant à mes yeux.

Mais ce qui se passe en ce moment n’est pas anodin et je ne peux pas l’ignorer. De nouvelles lignes de force se dessinent à l’horizon, par-delà les différentes façons de lutter et la radicalité variable de nos points de vue, face au saccage mortifère de la vie sur Terre. Le rapport du GIEC ne nous donne plus beaucoup de temps pour inverser la tendance. La planète est exhangue. Les guerres se multiplient. Les inégalités ne cessent de se creuser. Le racisme sème la discorde et la confusion au sujet des vrais responsables de cette situation que sont les dirigeants politiques et économiques. Car ce sont eux, les vrais casseurs et les insupportables parasites qui détruisent le monde et se gavent sur notre dos, en exploitant tout ce qui est possible aussi violemment qu’un suicide collectif emportant avec lui des milliards de victimes.

Comme vous, j’observe actuellement la panique des médias du pouvoir en France devant la possible victoire du « bloc populaire » récemment constitué. Tous les néolibéraux montent partout au créneau et inondent les plateaux télé pour annoncer une banqueroute et une pluie de grenouilles en cas de basculement. Sans surprise, les chefs de l’extrême-droite viennent maintenant à la rescousse du système qu’ils prétendaient combattre en ciblant plus que jamais la racaille gauchiste et écologiste. Désormais, deux camps se distinguent clairement, alors que l’issue va se jouer à peu de choses : d’une part, celui d’une gauche antilibérale et écologiste proposant de mettre un frein aux politiques dévastatrices et d’ouvrir le débat sur une refonte des institutions, et d’autre part, le camp des néolibéraux et de l’extrême-droite qui dévoile une fois de plus sa convergence d’intérêts par-delà ses désaccords de façade.

Dans plus de 300 circonscriptions, le second tour va opposer l’Union populaire aux Macronistes. Dans une soixantaine d’autres, l’Union populaire aux Lepenistes. Dans la plupart des cas, tout va se jouer à très peu de choses, quelques milliers de voix, et les instituts de sondages reconnaissent se situer dans la marge d’erreur dans beaucoup de circonscriptions.
Du coup, nous sommes nombreux à nous poser la même question, deux mois après le premier tour de la présidentielle : intervenir à nouveau ou pas ?
Le 10 avril dernier, beaucoup d’entre nous avaient décidé d’intervenir et nous avions failli faire la différence en quelques heures. À 1% près, Le Pen aurait pu être éliminée dès le premier tour (Mélenchon était brusquement passé de 17% à 22% au tout dernier moment, alors que la candidate du RN plafonnait à 23%). Beaucoup de mes ami-es libertaires, révolutionnaires et abstentionnistes convaincu-es m’avaient confirmé avoir également participé à cette puissante irruption. Pour exemple, les nombreux commentaires et témoignages sur facebook :
https://www.facebook.com/photo/?fbid=2981893582121249&set=a.1386628864981070
(et plus nombreux ailleurs, à l’abri des regards)

Actuellement, nous discutons à nouveau de la situation, depuis deux ou trois jours : compagnons anarchistes, camarades de gauche et antifascistes, solidaires de toutes sortes, jeunes et moins jeunes. La plupart d’entre nous allons sans doute intervenir au second tour, chose exceptionnelle. Certains pour la première fois à des élections législatives (c’est mon cas).

Nous allons le faire, non pas pour soutenir quelqu’un ou quelqu’une, mais pour essayer d’infliger un coup d’arrêt au saccage néolibéral et à l’extrême-droite qui ne cessent de gagner du terrain. Il ne s’agit pas de déléguer ce combat à quiconque, mais d’utiliser tous les moyens possibles pour freiner la course en avant mortifère d’un système politique et économique qui nous mène tout droit à la catastrophe.

Mais soyons clairs : quoi qu’il arrive dimanche, rien ne se fera sans les luttes sociales. Rien ne changera vraiment si nous ne descendons pas massivement dans la rue, quel que soit le gouvernement qui sera nommé la semaine prochaine, que ce soit pour nous opposer radicalement à ses décisions ou, à l’inverse, pour lui rappeler résolument ses promesses. Rien ne se construira sans un mouvement social puissant et sa capacité à l’initiative, dans l’autonomie et l’autogestion, en imposant notre agenda et nos priorités quand les médias essayeront à nouveau de faire diversion avec des sujets futiles ou diviseurs.

C’est à nous de changer les choses et à personne d’autre. Pas question de donner des chèques en blanc à des hommes providentiels. Dans notre cas, ce n’est pas eux qui se servent de nous, mais nous qui nous servons d’eux, les uns contre les autres, pour pousser la société toute entière dans le sens de l’Histoire, car la politique du pire n’a jamais rien donné.

C’est à la rue, à la base sociale, aux nombreuses initiatives locales et réseaux de luttes de pousser, pousser encore et pousser toujours plus fort pour accoucher d’un monde différent dans lequel, à l’avenir, plus rien ni personne ne pourra entraver nos choix, nos vies, nos désirs.

Nous aussi, nous voulons une société d’harmonie des êtres humains, entre eux et avec la nature.
Rendez-vous dans la rue sitôt les élections passées, dans les luttes, partout, quel que soit le pouvoir que nous aurons en face de nous, tant qu’il y aura un pouvoir.
Courage à tou-tes, dans votre diversité, et dans le respect de vos choix respectifs !

Anarmicalement depuis la Grèce,
Yannis Youlountas

PS1 : n’oublions jamais que ce n’est pas le gouvernement du Front Populaire qui a donné de lui-même la première semaine de congés payés et les 40 heures de travail hebdomadaires en 1936, mais que c’est, au contraire, la grande grève générale de mai-juin 1936 qui l’a obtenue, en faisant pression sur un gouvernement qui était plus enclin que le précédent à céder.

PS2 : rions un peu avec les expressions alarmistes des Macronistes :

Vendredi 17 juin Soutenons Jérôme

Notre camarade Gilet Jaune Jérôme est appelé à comparaitre à nouveau devant le tribunal ce vendredi 17 juin. Soyons présents sur les marches du palais de justice pour le soutenir à 8 heures 30.
Jérôme, déjà condamné pour un » dérapage verbal » à l’encontre des forces de police lors des soulèvements jaunes de 2019, se retrouve cette fois-ci assujetti à une peine largement injustifiée : 2 mois de prison ferme et paiement d’une amende de plusieurs centaines d’euros aux deux policiers qu’il a traité de « connards » lorsque ceux-ci l’ont bousculé le samedi 8 janvier 2022 lors d’une manifestation contre le Pass sanitaire.
Un journaliste du Courrier de l’Ouest avait filmé la scène :

Ce vendredi 17 juin, l’avocat de Jérôme plaidera un aménagement de sa peine de prison. Souhaitons-lui le meilleur possible.
Les Gilets jaunes triompheront.


A l’ombre d’un rond-point Samedi 11 juin

Le groupe CJA vous invite à venir piqueniquer à l’ombre d’un rond-point angevin le samedi 11 juin. Opération déploiement de nos banderoles ( on les a récupérées au commissariat samedi dernier ! ) et tractage auprès des automobilistes.
Apportez votre casse-croûte et aussi de quoi boire, il va faire chaud. Mais promis, le rond-point sera ombragé !
Départ du jardin du Mail à 11 heures. Explications données sur place.
Durée de l’opération, selon le bon vouloir de la maréchaussée…
Mais on ne lâche rien. Injustices toujours là, nous aussi !

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