Et le soutien à la ZAD ? Plus que jamais !

Rendez-vous MARDI 4 SEPTEMBRE
( au bar Le Challenge, 19h30 comme d’hab’ )
pour notre Café repaire de rentrée :

Nous répondrons présent à l’appel lancé
ici et là par de nombreuses voix
à la suite de l’abandon du projet d’aéroport :
La ZAD vivra ! Continuons l’aventure, ensemble !
Ainsi sur Angers, le CCACPA
( Collectif de Citoyens Angevins unis Contre le Projet d’Aéroport ) passera le relais après six ans de bons et loyaux services
au Comité Angevin de Soutien à la ZAD.
Au programme :
Préparer les mobilisations pour l’avenir de la ZAD
comme celle qui aura lieu le weekend du 29 et 30 septembre
à l’appel de l’assemblée des usages.
Travailler en lien avec le nouveau groupe qui se crée aujourd’hui
en réponse à la dissolution de l’ACIPA
et qui s’engage dans un rôle d’information et de mobilisation
au plus près de la réalité du terrain sur la ZAD.
( lire l’ Appel création nouvelle association citoyenne NDDL )

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J. C. Bertrand, portrait d’un homme charmant

Français, soyez rassurés, vous pourrez toujours compter sur le sens du devoir de Jean-Christophe Bertrand pour être sûr que tout se passe au mieux dans notre beau pays.
C’était jeudi dernier 2 août à Nantes, au petit matin.
Jean-Christophe Bertrand a supervisé de manière très professionnelle l’expulsion ordonnée par la préfecture nantaise, pour la 5ème fois en deux mois, en pleine canicule, de plusieurs centaines d’exilés réfugiés dans l’enceinte vide du lycée Leloup Bouhier.
Retour donc pour tous ces malheureux dans des campements de fortune au square Daviais en plein centre-ville de Nantes ( clin d’œil de l’histoire puisque Jean-Baptiste Daviais était un résistant nantais antifaciste qui sauva des Juifs en 1945… )

A la question du journaliste de Ouest-France qu’on imagine être : « Alors, monsieur Bertrand, content de vous ? », écoutez la réponse consciencieuse de ce fonctionnaire zélé, convaincu de faire le bien puisqu’il ne fait qu’appliquer le droit…
VIDÉO : https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01124706/src/m0xp8f/zone/1/showtitle/1/

Appel pour l’hospitalité aux exilés à Nantes

Un Bout de Chemin Nantes
a lancé cette PÉTITION adressée
à Johanna Rolland, Maire de Nantes
et à Nicole Klein, Préfète de Loire-Atlantique
Signons et partageons cet appel.
Depuis l’expulsion d’un squat dans les locaux désaffectés
du Groupe AXA le 19 juin dernier, près de 400 personnes
campaient dans des tentes ou dormaient à même le sol
au Square Daviais en plein centre-ville de Nantes.
Des hommes, femmes et enfants qui,
souvent au risque de leurs vies, traversent plusieurs frontières
dans l’espoir de trouver une vie sûre en Europe.
Aujourd’hui, ils ont été expulsés par décision du juge des référés
du tribunal administratif de Nantes sans délai
et sans aucune proposition digne de relogement par les pouvoirs publics.
Cette décision est absolument inhumaine et indigne.
À Nantes comme ailleurs, ces exilé.e.s, écrasé.e.s par la pesanteur
des procédures administratives et l’absence de solutions concrètes,
sont littéralement abandonnés par les pouvoirs publics.
Ces personnes sont une chance, elles sont une richesse culturelle
et économique pour notre ville, notre pays.
Elles sont les visages de la diversité, de la tolérance, de l’humanité,
du dialogue et de l’échange. Nantes doit devenir hospitalière.
Nous devrions être fièr.e.s qu’elles choisissent notre ville
pour construire leur avenir avec nous.
Nous, citoyens et citoyennes, lançons un appel aux pouvoirs publics pour mettre en place des solutions coordonnées de logements,
d’accueils dignes et responsables,
de soutiens matériels, éducatifs, sociaux et médicaux.
Associations, bénévoles et citoyens solidaires,
nous mobilisons chaque jour afin d’assurer les repas,
vêtements, kits d’hygiène, conseils, aides et dialogues nécessaires.
La situation est alarmante.
Il est de votre devoir d’agir maintenant face à cet enjeu d’humanité.
Nous proposons que Nantes soit un exemple en France et en Europe
pour inventer ensemble une hospitalité digne et responsable,
pour imaginer de nouvelles perspectives avec ces exilé.e.s.
Nous avons érigé les droits fondamentaux de l’Homme, la Liberté, L’Égalité et la Fraternité aux frontons de nos écoles et de nos mairies.
Il est un principe de droit que nous devons honorer :
toute personne a droit à un toit. Sans logement,
c’est toute une partie de dignité humaine qui est inaccessible.
Le devoir de Fraternité et d’Hospitalité sont nos biens communs,
alors soyez dignes des citoyens et citoyennes qui s’engagent
jour après jour de plus en plus nombreux aux côtés des exilé.e.s.
Agissez maintenant pour les demandeurs d’asile,
les migrants et les citoyens !
Réquisitionnez des bâtiments publics pour les exilé.e.s.

Ouvrez des lieux d’accueil d’urgence, humains et responsables.
Respectez les engagements humanitaires et internationaux.
Soyez courageux, soyons fraternels !

 

Pétition : plutôt le squat que la rue…

SIGNEZ  LA  PÉTITION. MERCI !

Monsieur le Préfet,
15 jeunes migrants en attente d’un jugement pour une reconnaissance de leur minorité, ont trouvé refuge depuis plusieurs mois dans une maison inoccupée, située à la périphérie d’Angers et promise à la démolition.
Une injonction à quitter les lieux a été prononcée par la justice avec une mise à exécution dès le 17 Juillet. En dépit des différentes tentatives de médiation, le président de l’agglomération angevine a rejeté lundi dernier toute possibilité de maintien dans les lieux arguant des conditions sanitaires du logement ce qui a été infirmé par deux organismes (Médecins du Monde et une association habilitée dans l’hébergement d’urgence) lors de leur visite sur site.
Ces jeunes ne bénéficient d’aucune prise en charge par les pouvoirs publics. Seules les associations caritatives et de soutien aux sans papier leur apportent une aide tant sur le plan alimentaire, matériel, sanitaire, que scolaire. Cette maison est l’unique lieu qui leur donne un peu de stabilité et de sécurité dans ce parcours d’exil où les chances d’être régularisés, de pouvoir suivre une scolarité et préparer un avenir professionnel s’amenuisent de jour en jour.
Pour que ces jeunes ne soient pas condamnés à la désespérance,
Pour qu’ils ne soient pas exposés à la rue et à ses dangers,
Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, de surseoir à la mesure d’expulsion tant qu’une solution pérenne et digne ne sera trouvée.

Le squat, c’est dangereux… le caniveau, c’est mieux !

Hier, mercredi 11 juillet, nous occupions la mairie d’Angers
en réaction à la décision inflexible de Christophe Béchu
prise lundi lors du dernier conseil d’agglo
qui ordonne, après les expulsions
des squats de La Rose et de La Romanerie,
celle de la quinzaine de mineurs isolés étrangers
réfugiés sous le toit du squat de La Vendange.
Un des textes lus pendant l’occupation :

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de fraternité.
Cette exigence de fraternité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu a bafoué jeudi dernier
en ordonnant de chasser de leur ultime refuge,
je veux parler des squats de La Rose et de La Romanerie,
les quelques exilés qui essayaient d’y survivre tant bien que mal.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe d’égalité.
Cette exigence d’égalité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu continue de bafouer
en refusant d’observer ce devoir d’équité, c’est à dire d’apporter
son aide et sa considération
aux plus miséreux d’entre nous,
je veux parler des adolescents africains
réfugiés
sous le toit de La Vendange dans le dénuement le plus total
et qu’elle va pourtant venir expulser dans quelques jours.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de liberté.
Cette exigence de liberté qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu bafoue en imposant
à toutes ces personnes en souffrance sur le chemin de l’exil,
la clandestinité, la privation des droits les plus élémentaires
ou l’enfermement en centre de rétention.

Par notre présence ici, nous demandons que notre mairie
redevienne digne de la devise qu’elle arbore à son fronton
« Liberté, égalité, fraternité »
et qu’elle se conforme à la décision du Conseil constitutionnel
qui a consacré la semaine dernière le grand principe de fraternité :
FRATERNITÉ pour tous les êtres humains,

qu’ils soient ou non clandestins.
Et la chanson entonnée tous en chœur à l’adresse de Béchu :
( sur l’air de Vive le vent )
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Ils sont là, ils ont froid, dans les courants d’air !
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Un mat’las, un bon r’pas, un toit pour nos frères !

Ohé de la mairie ! Entendez-vous les cris
De ces hommes fourbus qui errent dans nos rues ?
Ça suffit, fait’s ouvrir un toit pour leur offrir
Un refuge, un abri, une table et un lit !

Vous chassez de la ville les demandeurs d’asile
Pour vivre où ? Peu importe, surtout murons les portes…
Pas de sous pour les loger, la mairie a jugé
Qu’il valait mieux payer pour les faire surveiller.

Assez de beaux discours quand vous faites tout pour
Que des hommes chaque soir dorment sur les trottoirs.
Assez de boniments, de vos bons sentiments
Quand vous faites sans pitié la chasse aux sans-papiers.

Combien d’années encore allez-vous faire le mort
Sourds à nos pétitions, à nos propositions ?
Bienvenue aux migrants, ouvrez les portes en grand
Car entendez-nous bien : « Nous ne lâcherons rien ! »

Une minute de silence a aussi été observée à la mémoire
de Dani, de Bachiir et d’Ousman, trois jeunes hommes réfugiés
sous les toits expulsés récemment de La Rose et de La Romanerie,
qui sont morts noyés en Loire dimanche dernier..
Compte-rendu dans le Courrier de l’Ouest ce matin.

Auprès de leur arbre, ils squattaient heureux…

Deux des jeunes Somaliens exilés à La Rose
ont perdu la vie dimanche dernier lors d’un dernier naufrage,

loin de chez eux, dans les eaux de La Loire…
Tous ont trouvé refuge dans de nombreux squats angevins
dont celui du Château de Moulinsart.
Tous ont vécu l’exclusion, la grande précarité
mais tous ont trouvé aussi dans ces ultimes havres,
une forme généreuse de solidarité, de reconnaissance.

Cette histoire est pour eux. Qu’ils reposent en paix.

 

La vie sur Terre prend parfois des allures
de pièces de théâtre absurdes…

ACTE 1 :
Le 17 février 2016, les terres du « Château de Moulinsart »
( c’est ainsi que nous avions baptisé ce nouveau squat )
accueillaient généreusement la vingtaine d’exilés d’origine africaine
qui venaient d’être chassés de la maison de la Petite Pignonnière.
ACTE 2 :
Sur les terres du château, la vie suivait son cours paisiblement
entre les parties de football, les soirées cinéma
les balades à vélo et les journées jardinage
sans se douter un seul instant qu’au bord de ce potager improvisé
se dressait, encore plus clandestin qu’eux, un trésor inestimable…
ACTE3 :
Six mois plus tard, la justice décidait qu’il était urgent
de mettre un peu d’ordre sur ces terres trop animées du château
et ordonnait manu militari l’expulsion de ces hommes
qui n’avaient décidément  aucune légitimité à rester plantés là…
ACTE 4 :
Et voilà qu’aujourd’hui, deux ans plus tard, nous découvrons
qu’un ultime occupant continue de résister courageusement
aux promoteurs immobiliers !
Souhaitons donc bonne chance à ce brave séquoia nain
en signant la pétition pour sa non-expulsion
et qu’il connaisse plus de compassion que n’ont eue jadis
nos amis Bachir, Sako, Yussuf et leur joyeuse bande.
Et pourtant, dieu sait si, auprès de leur arbre,
ils squattaient heureux…

Dimanche 8 juillet crémaillère à la Noë verte

Rendez-vous dimanche 8 juillet
pour pendre la crémaillère de notre Cabane enchantier,
la cabane collective angevine construite à partir de 2016
sur les terres de la Noë verte.
Si vous ne connaissez pas encore la Zad de Notre-Dame des Landes,
ce qui s’y fait, ce qui s’y dit, ce qui s’y joue
n’hésitez pas à nous accompagner.
Ce dimanche 8 juillet sera un grand moment festif
de rencontre et d’échanges
dans le cadre des journées ZADenVIES.

COVOITURAGE au départ d’Angers DIMANCHE 8 JUILLET
( on avisera dimanche matin suivant le nombre de voitures )
Merci d’indiquer votre participation sur framadate
9 heures : départ d’Angers, place de La-Rochefoucauld
devant le musée Jean Lurçat
11h-12h : découverte de la Noë verte,
discussion avec les habitants
12h-14h : piquenique partagé à la Noë verte
et pendaison de la crémaillère
14h-17h : voir la programmation Zadenvies
( chantiers, expos, conférences, visites, débats… )
17h-18h : moment musical à la Noë Verte
pour ceux qui le souhaitent
18h30 : départ de la Noë verte pour un retour
à Angers vers 20h, place de La-Rochefoucauld.