Vendredi 2 octobre Liberté pour Vincenzo !

Vincenzo est militant anticapitaliste et antifasciste italien qui a été condamné à 12 ans de prison par la justice italienne sous le chef d’inculpation « dévastation et pillage » issu du régime fasciste italien des années 1930 pour des faits présumés qu’il aurait commis notamment au cours de manifestations contre le G8 de Gênes en 2001.

Victime d’une terrible répression judiciaire, il s’est alors exilé en France, avant de se faire arrêter l’année dernière sous le coup de
mandats d’arrêts européens. La justice française doit aujourd’hui
décider de son extradition ou non vers l’Italie.

Notre comité s’est constitué fin décembre suite à l’annonce de la délocalisation du prochain passage en appel de Vincenzo à Angers. Cette délocalisation de Rennes vers Angers nous apparaît comme une tentative d’affaiblissement de l’action des comités de soutien et de leur réseau créé à Rennes. D’où l’importance pour nous de construire une mobilisation de soutien à Angers en lien avec les comités de soutien existants.
Face à la répression, nous devons utiliser notre meilleure arme : la solidarité !

C’est pourquoi nous devrons être nombreuses et nombreux
ce vendredi 2 octobre à 14h devant le palais de justice d’Angers pour montrer notre soutien à Vincenzo, notre opposition à son extradition, et notre solidarité face à la répression !
Suite à l’audience, nous vous proposons de nous réunir à l’Étincelle (56 boulevard du Doyenné) pour un debriefing du procès qui viendra de se tenir, puis pour une soirée de soutien. Au programme de la soirée : discussion et retour sur l’audience à 18h ; repas végan à prix libre à partir de 19h30 ; concerts à partir de 20h30 avec Trio Lo’jo suivi de DJ Set Neurofunk avec Sïam et Crossbreed to Hardcore avec Kriss pour finir la soirée.
Pensez à venir masqué.es. Un protocole sanitaire sera à respecter durant la soirée.

Pour plus d’informations :
► Site web de l’intercomité : www.comite-soutien-vincenzo.org

Samedi 26 septembre Sortir de la crise…

Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associations convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. Elles nous proposent alors 34 MESURES POUR UN PLAN DE SORTIE DE CRISE.
Samedi 26 septembre, retrouvons-nous dès 14 heures sur la place du Ralliement pour débattre de ces 34 mesures proposées dans ce plan de sortie de crise. C’est une première contribution au débat nécessaire pour engager la reconversion écologique et sociale de nos sociétés. La construction d’un futur écologique, démocratique, féministe et social, ne sera possible que s’il regroupe largement la population autour d’initiatives et de mobilisations locales et nationales.
Nous vous invitons à venir nous rejoindre, vous trouverez sur place, 4 espaces (ateliers / animations, stands …). Chaque espace se consacrant à un thème général développé dans le plan de sortie de crise :
Thème 1. ASSURER LA SÉCURITÉ SANITAIRE, LA DÉMOCRATIE ET LES DROITS FONDAMENTAUX 👉 Animé par Cité Jaune Angevine (CJA) et la Confédération Générale du Travail (CGT)
Thème 2. RÉPONDRE À LA CRISE SOCIALE, ICI ET AILLEURS 👉 Animé par la CGT, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et Cité Jaune Angevine (CJA)
Thème 3. L’« ARGENT MAGIQUE » EXISTE, IL SUFFIT D’ALLER LE CHERCHER AU BON ENDROIT 👉 Animé par Attac 49 et la FSU Thème 4. POUR UNE RECONVERSION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE DES ACTIVITÉS 👉Animé par Justice Climatique Angers, Extinction Rébellion Angers, la FSU et Greenpeace Angers
A samedi ! Le tract angevin du Plan de sortie de crise.

Samedi 26 septembre Faisons place à la vie !

Le Cercle 49 relaie et soutient cet appel
du groupe angevin Youth For Climate :

Bonjour à tou.s.tes,
Le samedi 26 septembre, nous lançons une action de blocage contre une multinationale responsable d’écocide.
Cette action aura pour but d’interrompre le fonctionnement de cette entreprise, de perturber économiquement cette cible et d’alerter sur les crimes qu’elle commet contre l’environnement et contre les Humains.
Information, préparation, encore quelques jours pour s’inscrire : ICI.

Les vendredi 25 et samedi 26 septembre, à l’appel de Fridays For Future et Parents for Future, plus de 2.000 mobilisations en faveur de la lutte contre le changement climatique auront lieu dans le monde. À Paris, les organisations autrices de cette tribune appellent aussi à l’action.
Nous avons marché pour le climat, fait la grève, occupé des centres commerciaux, des places, pénétrés dans les sièges sociaux d’entreprises immondes. Friday For Future, Italie2, Châtelet, BlackRock. Nous sommes las.sses d’attendre de la part de l’État et des capitalistes une vie moins morne et moins révoltante. Ils ne changeront pas. La suite du monde doit s’organiser sans et contre eux.
En tant qu’écologistes, nous ne voulons pas vivre dans le monde qu’ils nous proposent. Un monde dans lequel la moindre banderole à un balcon peut être sanctionnée. Un monde dans lequel la police se sent libre d’occuper violemment les quartiers populaires. Dans la société qu’ils ont installée, organiser une cantine solidaire dans la rue, faire du foot sur une place ou organiser un concert demande un nombre incalculable d’autorisations et peut être criminalisé. Nous voulons pouvoir décider collectivement de l’usage de nos espaces et cela passe par leur réappropriation.
Nous avons besoin d’espaces, nous avons besoin de lieux.
Des lieux pour discuter, manger, dormir, danser, dessiner, jouer de la musique, lire, comploter. Des lieux pour faire nos banderoles, nos réunions, pour essayer de réinventer des relations sociales horizontales et échanger sur les systèmes de domination qui nous touchent ; des lieux pour se sentir bien. Nous ne comptons pas attendre indéfiniment.
De tels lieux ne nous seront pas donnés. Il nous faut les prendre, nous les approprier selon notre usage.
Nous comptons donc occuper une place et les rues adjacentes à partir du samedi 26 septembre, date mondiale de la mobilisation climat. Nous avons choisi cette place parce qu’elle offre des espaces concrets d’organisation. L’objectif de cette occupation est de sortir des mobilisations symboliques et pacifiées qui, trop souvent, confortent la marche actuelle du monde et sont incapables de l’enrayer. En occupant cette place, nous comptons concrètement lutter contre les processus de marchandisation des espaces et des expériences de vie qui ont lieu dans ce quartier et qui se parent bien souvent d’un camouflage vert. Nous pensons que la meilleure manière de s’opposer aux promoteurs immobiliers qui rendent nos villes aseptisées, ternes et sans vie, c’est d’extraire un maximum d’espaces des logiques marchandes et de nuire à leurs aménagements greenwashés.
Là où ils veulent des places avec des restos branchés, nous voulons des cantines populaires et des concerts sauvages. À la place de leurs espaces de coworking, nous voulons des librairies autogérées et des ateliers d’éducation populaire. Contre leurs Airbnb ternes et leurs écoquartiers bétonnés, laissons des zones de friches et cultivons des jardins ouvriers. Ces espaces libérés ne seront pas des forteresses depuis lesquelles nous regarderons passivement le monde s’écrouler.

Pas de justice, pas de paix Samedi 19 septembre

Samedi 19 septembre, le Cercle 49 se joindra à la marche pour la paix sous cette banderole « Pas de justice, pas de paix ! » afin de rappeler que le combat pour la paix est avant tout celui de la lutte contre toute forme d’injustice, qu’elle soit économique, sociale ou environnementale.
Il ne peut y avoir de paix tant que l’injustice sera la norme. Le Cercle 49 appelle à combattre avant tout l’injustice économique, celle qui exclut, celle qui affame, celle qui humilie toute une partie de la population en ne lui octroyant pas le simple droit de travailler, le simple droit de vivre des fruits de son travail. Pour que la paix soit possible, construisons ensemble les conditions d’un véritable partage du travail et des richesses. Ne laissons pas l’arrogance libérale des premiers de cordée s’ériger en sauveur de nos vies. Ne laissons pas l’égoïsme capitaliste s’engraisser sur le dos des plus faibles.
Il ne peut y avoir de paix tant que l’injustice sera la norme. Le Cercle 49 appelle à combattre la répression féroce, policière et judiciaire qui s’abat sur quiconque aujourd’hui ose remettre en question la légitimité de ce pouvoir consigné dans les mains d’une oligarchie bureaucratique, patronale et financière. Pour que la paix soit possible, construisons ensemble les conditions d’une authentique démocratie de terrain, proche du peuple et de tous ses acteurs, attentive à ses véritables préoccupations et à ses aspirations les plus nobles.
Il ne peut y avoir de paix tant que l’injustice sera la norme. Le Cercle 49 appelle enfin à combattre l’exploitation suicidaire de la terre et du vivant. Les catastrophes en cours et à venir montrent bien que la présence humaine ne peut se faire au détriment du reste de la planète. Pour que la paix soit possible, construisons ensemble les conditions indispensables d’une symbiose équilibrée et soutenable avec notre environnement.

Pas de justice, pas de paix ! Ne laissons pas l’injustice gangréner nos vies, nous diviser, nous aveugler et nous rendre haineux. C’est bien la paix que nous voulons et nous y travaillons !

Samedi 19 septembre : foutez-nous la paix !

Qu’ils nous foutent la paix, tous ces décideurs !
Qu’ils nous foutent la paix, tous ces oppresseurs !
Qu’ils nous foutent la paix tous, ces exploiteurs !

Ensemble marchons pour la paix, la justice sociale,
les droits humains, le climat, le désarmement nucléaire.
Rendez-vous le 19 septembre à 14H30 place Lorraine à Angers
pour marcher ensemble vers la place de la Paix.

La pandémie du Covid-19 a mis en évidence la communauté de destin et d’intérêt de l’immense majorité de l’humanité. Face à des forces prédatrices, portées par la mondialisation néolibérale, cherchant à faire des profits immédiats de toute activité humaine, et à préserver leur mainmise sur le monde à travers une augmentation sans précèdent des dépenses militaires, la mobilisation citoyenne est nécessaire.
En France, cette crise a mis plus particulièrement en lumière l’insuffisance des moyens mis à disposition des services publics de santé, des fractures sociales inadmissibles et une économie incapable d’apporter des solutions rapides et efficaces pour faire face à la pandémie.
L’urgence de nouvelles politiques permettant d’assurer aux populations en France et dans le monde entier une sécurité humaine (physique, sanitaire, économique, écologique et sociale) est partagée par un nombre croissant de personnes et d’organisations. Face à cette pandémie , partout dans le monde, se sont révélés des potentiels de créativité, de solidarité pour faire face, mais aussi une prise de conscience de la nocivité d’un certain nombre de choix politiques et de la nécessité que les moyens humains et financiers soient affectés prioritairement à la sécurité économique, sociale, sanitaire et écologique et au bien-être des populations à travers une diminution conséquente des dépenses militaires mondiales qui ont atteint en 2019 le niveau jamais atteint de 1917 milliards de dollars en 2019 (1624 milliards d’euros).
Dans ce contexte, le collectif national « En Marche pour la paix » a décidé, comme les années précédentes, de contribuer au succès de la Journée internationale de la Paix (21 septembre) et de la Journée des Nations Unies pour l’élimination totale des armes nucléaires (26 septembre).
Partout en France, le samedi 19 septembre, organisons des Marches pour la paix et diverses initiatives publiques de nature à permettre l’expression des exigences populaires :

  • pour la paix et contre les dérèglements climatiques,
  • pour la justice sociale et les droits humains,
  • pour le désarmement nucléaire.

Plus que jamais il est nécessaire de crier haut et fort « Stop les guerres, Stop les violences, Stop la misère, Stop les injustices ». Ensemble, agissons pour façonner la paix et le développement d’une culture de la paix à travers la construction d’un monde solidaire, débarrassé de toutes les armes de destruction massive dont les armes nucléaires, un monde plus juste et plus humain car pour son avenir l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Le Collectif national « En Marche pour la Paix »

Paris, le 9 septembre 2020

Grève jeudi 17 septembre leurs profits, nos vies !

Jeudi 17 septembre, ripostons par la grève !
Rendez-vous angevin à 17 heures place du Ralliement.

La crise sanitaire et sociale exceptionnelle que nous connaissons a une fois de plus souligné l’absurdité et l’injustice du capitalisme : chantage à l’emploi, chômage (licenciements économiques, non renouvellement des contrats précaires), misère et isolement social, exacerbation des violences racistes et patriarcales (particulièrement pendant le confinement), répression des plus précaires… Pendant ce temps, nombreux ont été les capitalistes qui ont continué à accumuler du profit.
Le gouvernement est quant à lui plus que jamais déterminé à remettre en cause nos conquêtes sociales : retraite, assurance chômage, droit du travail, inspection du travail… Ces attaques sont fondamentalement inacceptables et plus graves encore dans une situation de crise.

Dans ce contexte social et sanitaire, nous ne pouvons compter que sur notre propre détermination pour défendre nos intérêts de classe immédiats :

  • baisse du temps de travail,
  • droit de veto des salarié·es contre le licenciement,
  • socialisation sous contrôle des travailleurs·euses et si nécessaire reconversion des entreprises qui ferment,
  • continuité des salaires et indemnisation de l’ensemble des chômeurs·euses sans condition,
  • SMIC minimum pour toutes et tous,
  • régularisation des sans-papiers,
  • développement des services publics sous contrôle des travailleurs·euses,
  • réquisition des bâtiments et logements inutilisés,
  • interdiction des expulsions locatives…

Cette rentrée annonce les prémisses d’une casse sociale sans précédent. Les comités de direction des grandes entreprises ont passé l’été à évaluer l’énorme trou comptable laissé par le covid-19 et préparent désormais les plans de licenciement et autres programmes de « réorganisation » (comprendre intensification du travail). Le gouvernement a lui déjà fait savoir qu’il faudra serrer les dents et espère bien qu’on n’y glissera pas un couteau.
Si la bataille des retraites a renouvelé la pertinence de la grève comme force de frappe, il semble difficile de compter sur une stratégie similaire pour cette rentrée. Seuls Solidaires et la FSU ont rejoint l’appel de la CGT pour le 17 septembre et la tonalité des communiqués ne fait pas toujours rêver. Le secrétariat de la CGT n’y évoque pas les soulèvements antiracistes et féministes et semble même railler la mouvance écolo en s’exprimant « pour le maintien et le développement des emplois et du potentiel de production » (mais tout de même en faveur des 32 heures).
En revanche, les bases syndicales ont toutes les raisons de relancer les dynamiques qui les ont poussées jusqu’en mars, qui incluaient un large panel de revendications et de pratiques et qui ont montré leur capacité à rassembler au-delà du monde syndical. Parmi les secteurs habituellement mobilisés, on pourra sûrement compter sur les cheminot·es et les enseignant·es pour qui la crise sanitaire n’a fait qu’aggraver un climat déjà très sensible. Les secteurs du soin pourraient également exprimer leur rage de voir l’hôpital rafistolé à coup de primes sans refondation d’envergure des structures médicales et de leur fonctionnement. Les étudiant·es et l’enseignement supérieur, qui étaient parvenus à rassembler largement le 5 mars contre la LPPR, auraient aussi tout intérêt à faire revivre le contexte pré-covid.
Mais pour que cette date soit une réussite, il faudrait surtout que les franges les plus précarisées du salariat, celles que la crise sanitaire a rendu « visibles » (aux yeux des dominants), y occupent une place importante. Si les caissières, aides à domicile, éboueurs, manutentionnaires, livreurs et autres professionnels de la reproduction et de la circulation doivent occuper une place « en 1re ligne », c’est surtout dans les cortèges des manifestations. Depuis le déconfinement, de multiples rassemblements, débrayages, parfois grèves et blocages, ont essaimé – notamment dans le tertiaire précarisé – pour exiger a minima la prime covid de 1000 euros promise par Macron ou bien plutôt des hausses de salaires. Cette base revendicative, autour de la revalorisation salariale des métiers « essentiels », reste une valeur sûre et un point de jonction éventuel avec la cause Gilet Jaune.
Organisons-nous, mobilisons-nous, une unique journée de grève ne sera pas suffisante pour vaincre. Seul un mouvement de grève reconductible et déterminé nous permettra de stopper la casse sociale et d’inverser le rapport de force.
Sept organisations syndicales appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire !
A Angers, ce sera place du Ralliement à 17 heures.
Lire l’appel ICI.

Force jaune : savoir ne pas terminer un mouvement

Belle analyse du mouvement des Gilets jaunes sur ACTA Zone :

De toute évidence, le mouvement des Gilets Jaunes n’a plus la force de ses grands moments, celle qui lui permettait de rassembler très largement toutes les fractions précaires pour exiger avant tout la chute du régime, étape prioritaire sur le chemin d’une justice sociale, écologique et démocratique. Pour autant, si personne n’a jamais osé en déclarer la fin, c’est bien qu’il en subsiste des éléments substantiels et potentiellement explosifs.
Un premier élément, caractérisé par sa transversalité, réside dans la radicalité des contenus politiques qui traversent, depuis le 17 novembre 2018, la quasi-totalité des franges du militantisme en France. Du syndicalisme au féminisme, de l’antiracisme à l’écologie, voire dans certains courants de la politique partidaire, le souffle jaune semble avoir fait l’unanimité, au moins dans les discours. Dans les pratiques, il a parfois fait des percées remarquables, comme lors des moments chauds des blocages contre la réforme des retraites. Mais malgré cet apport inestimable, rares sont les collectifs ou les organisations politiques qui soutiennent activement une date comme le 12 septembre.
Pourtant, c’est le second élément, les forces jaunes ne sont pas tout à fait éteintes. Les groupes organisés en AG sont beaucoup moins nombreux qu’ils ne l’étaient, mais un peu partout des groupes affinitaires se maintiennent et se préparent. Nombreux sont celles et ceux qui, parfois individuellement, rejoignent les cortèges du samedi ou ceux des manifs plus classiques, regrettant qu’ils n’aient plus la force connue. Lors des dates importantes, désormais concentrées à Paris ou dans les grandes villes, ils et elles sont prêts à traverser des régions entières pour occuper à nouveaux les beaux quartiers, espaces de la richesse et du pouvoir.
Cette puissance subjective et les forces qu’elle soulève encore suffisent amplement à soutenir pleinement et activement une date comme le 12 septembre. Si des doutes subsistent, il suffit de lire les fuites gouvernementales orchestrées dans les médias pour s’en convaincre, comme cette déclaration d’un membre du gouvernement, dans Le Parisien du 26 août : « N’oublions pas qu’il y a toute une France paupérisée, non qualifiée, de serveurs, d’employés de magasins d’habillement ou de la grande distribution, qui vont trinquer très fort. La crainte, c’est tous ceux qu’on ne pourra pas sauver. Ce sont des Gilets jaunes potentiels. »

Samedi 12 septembre Alvarium No Pasaran !

Le Cercle 49 relaie et soutient l’appel du RAAF
( Réseau Angevin Antifasciste ) à se rassembler
samedi 12 septembre place Molière à 14 heures.
L’antifascisme est l’affaire de tous et toutes,

faisons nombre ce samedi face à l’extrême-droite !

APPEL :
Après un local en plein centre-ville, les fascistes ouvrent un pseudo-squat en toute impunité !
Alors que nous dénonçons depuis environ trois ans la nocivité du mouvement de l’Alvarium et leurs multiples tentatives de faire entendre leurs idées aussi puantes que rétrogrades, ses membres continuent dans la surenchère nationaliste et xénophobe. Depuis qu’illes ont ouvert un local en plein centre-ville (rue du Cornet) il y a tout juste un an, nous n’avons cessé de dénoncer leur présence indésirable et alerter sur leurs projets parfois délirants, mais toujours discriminants. Aujourd’hui, illes annoncent l’ouverture d’un deuxième lieu, toujours en centre-ville. Ce dernier est présenté comme une « occupation non-conforme ». Comprendre : squat d’extrême-droite qui se rêve en centre social inspiré du mouvement fasciste italien Casapound.
Il faut d’emblée rappeler que cet acte s’inscrit dans une généalogie d’actes violents, agressions, provocations racistes en tout genre… Depuis quelques années la même bande (pour une bonne partie des fils et filles de bourgeois et aristocrates) multiplient les actions qui portent la marque de l’extrême-droite radicale. Celles-ci sont parfois décrites dans la rubrique « faits divers » de la presse locale, mais bénéficient toujours de la clémence de la justice de classe. Dans ce contexte Jean-Eudes Gannat, chefaillon de l’Alvarium, a pu se construire une image de nationaliste plus ou moins fréquentable, allant même jusqu’à se présenter à une élection législative partielle qui doit avoir lieu les 20 et 26 septembre prochain. Sa méthode est simple à comprendre : il édulcore ses idées les plus discriminantes et se fait passer pour un bienfaiteur de l’humanité. L’officialisation de ce pseudo-squat est, à n’en pas douter, une pierre de plus à son édifice.
Mais nous ne sommes pas dupes. L’idéologie qui fait tendre la main (ou le bras droit…) des membres de l’Alvarium en direction des personnes sans-abri ou en situation de précarité n’est rien d’autre que le fascisme. En revendiquant d’appliquer une « préférence nationale », illes hiérarchisent les souffrances et peinent à cacher le racisme qui les anime. De plus, quoi de plus loufoque que de voir des nanti.e.s défendre la propriété privée aux fenêtres d’un lieu… occupé illégalement (comprenne qui pourra).
Et pourtant, le droit au logement pour toutes et tous est un combat qui mérite d’être mené à Angers. Les personnes à la rue, étrangères ou non, sont nombreuses et les logements existants insuffisants. En cette rentrée universitaire, certain.e.s étudiant.e.s doivent accepter des conditions de logement précaires (camping, Airbnb, hébergement…) Et alors que le lieu autogéré La Grande Ourse (qui, lui, loge véritablement des personnes en galère et sans distinction) risque l’expulsion, les fachos ouvrent un pseudo-squat en toute impunité !
Car la majorité municipale est plus que complaisante envers l’Alvarium et d’autres groupuscules d’extrême-droite. Nous en avons une nouvelle fois la preuve car le lieu que les fachos occupent est la propriété d’Alter Public, organisme public dont le maire d’Angers, Christophe Béchu, siège au conseil d’administration. Celui-ci, en bon hypocrite, déclarait il y a quelques années qu’il se réjouissait que la ville d’Angers « se méfie traditionnellement des extrêmes »… La réalité est malheureusement toute autre.
Dans ces conditions, nous appelons les organisations, collectifs et individu.e.s à se joindre au rassemblement samedi 12 septembre, à 14h, place Molière. Les masques et le respect des gestes barrières est de rigueur. On sait que les fachos ont eu l’eau coupée, à nous de les mettre en sueur !

Samedi 12 septembre Résistance angevine

A celles et ceux qui ne pourront pas monter à Paris ce samedi,
le groupe Cité Jaune Angers propose de se retrouver
sur le rond-point du Parc des Expos ( Sortie Angers, route de Paris )
A 12 heures, possibilité de piqueniquer dès midi si vous le souhaitez.
Déploiement de banderoles, tractage auprès des automobilistes…
A 15 heures, assemblée ouverte à tou.te.s
pour discuter, organiser, décider les  actions des prochains jours :
grève nationale du jeudi 17, marche pour la paix du samedi 19,
mobilisation climat du samedi 26, soutien à Vincenzo le 2 octobre…
Et sans oublier notre volonté de renforcer notre présence
et notre visibilité sur le rond-point !
ON EST LÀ ! ON EST LÀ !Si nous voulons espérer voir tomber un jour
ce monde capitaliste, totalitaire et militarisé,
la résistance doit s’opérer partout, tout le temps
et de toutes les manières possibles.
Ne nous divisons pas,
cela ne fait que servir le système qui nous opprime.
Bravo à ceux qui iront à Paris affronter les forces du désordre.
Bravo à ceux qui se mobiliseront chez eux sur les ronds-points.
Souhaitons-nous bonne chance dans nos luttes.
PERSONNE ne peut dire d’où, comment et quand viendra
le monde juste, humain et solidaire
que nous appelons toutes et tous de nos vœux.

Samedi 12 septembre défendre ses droits

      « Faisons entendre notre voix à un président sourd au mal être de son peuple. On ne porte peut-être pas le même maillot mais nous avons le même objectif : la fin d’un monde, le leur, le début d’un monde meilleur, le nôtre. »     Ces mots sont de Jérôme Rodrigues, la figure bien connue des Gilets jaunes, qui nous appelle à descendre dans la rue le samedi 12 septembre pour crier une fois de plus notre colère contre l’injustice de ce monde.

Son appel est relayé par de très nombreuses organisations qui vont du CNNR à Cerveaux Non Disponibles en passant par Nuit Debout ou bien Le Jour Se Lève…

L’APPEL :
Vous ne nous diviserez pas !
Le seul racisme systémique qui existe en France, c’est celui du bloc élitaire, du bloc bourgeois, vis-à-vis du reste de la population, de « ceux qui ne sont rien ».
Ne tombons pas dans le piège qui nous est tendu par la macronie de nous diviser, nous, citoyens de toutes origines, de diverses couleurs de peaux et de différentes spiritualités, pour oublier toutes les réformes économiques et sociales qui se préparent pour nous faire payer la note d’un système bancaire et financier d’ores et déjà en faillite, qui sous prétexte d’une crise sanitaire, va inexorablement continuer de détruire l’ensemble de nos services publics, de notre système de santé et de sécurité sociale. Certaines personnes vivant de la haine prospèrent sur nos divisions.
Nous ne sommes pas dupes !
Nous continuerons à combattre ce système dans son ensemble !
La macronie, dont la survie ne tient plus qu’à un fil avec sa gestion calamiteuse de la crise du coronavirus, avec ses mensonges permanents, cherche à maintenir son étreinte malveillante sur le peuple avec ses lois d’exception.
Une partie de la police, qu’elle instrumentalise pour s’exonérer de ses propres responsabilités, a pu se déchaîner sur le peuple, humiliant les habitants des quartiers populaires, distribuant de lourdes amendes, avec zèle, à des personnes faisant leurs courses, ou pire, à des familles qui enterraient leurs morts. 
Une partie de la police, dont elle dépend pour sa conservation, a pu aussi se déchaîner en toute impunité sur un peuple assoiffé de liberté et de démocratie, affamé de justice sociale et fiscale, en réprimant, tabassant, mutilant de nombreux manifestants, qu’ils soient gilets jaunes, syndiqués, ou simples citoyens en colère.
Aujourd’hui, chaque citoyen a des droits et des devoirs. Est-ce que le fait de porter un uniforme de police exonère le fonctionnaire de toute respon-sabilité face à ses actes ? Peut-il blesser, mutiler, tuer impunément ?
Il devient urgent que justice soit rendue à l’ensemble des victimes et leurs familles endeuillées par des violences policières illégitimes.
Pour cela, il faut mettre fin à l’IGPN (Police) et l’IGGN (gendarmerie), en mettant en place un organisme d’enquête neutre et indépendant, pour faire toute la lumière sur les exactions policères, afin que l’ensemble des preuves soient apportées à la justice pour que celle-ci soit rendue en toute sérénité.
Aujourd’hui, il appartient aux pouvoirs publics de faire le ménage dans les rangs des forces de l’ordre, en excluant ceux qui portent préjudice à leur métier, qui a pour but, on le rappelle, de protéger l’ensemble des citoyens vivant en France.
Nous devons lutter contre les stratégies visant à nous diviser.
Nous, citoyens, dans notre diversité, devons unir nos luttes et nos colères contre la privatisation de l’État, qui met à mal nos acquis sociaux, et l’ensemble des services à la population.
Nos revendications n’ont pas changé : accession au mieux vivre, à plus de démocratie directe et participative, à plus de justice sociale et fiscale.
Et surtout, le respect et la reconnaissance de chaque citoyen qui est avant tout un être humain.

Création d'un Espace de Rencontre Citoyen, Ludique et Educatif