Non au fichage génétique solidarité avec Santiago !

Soutenons notre camarade Santiago convoqué au tribunal d’Angers jeudi prochain 15 avril à 9 heures pour refus de prélèvement ADN.

Rappel des faits :
Le samedi 16 février 2019, Santiago avait cru légitime de jeter, comme le fit jadis David contre Goliath, quelques cailloux et un fumigène de farces et attrapes sur le cordon de Robocops massés devant l’entrée de la gare Saint-Laud… Mal lui en prit, ce fut l’interpellation, la garde à vue et une condamnation au final le 15 mai 2019 à 3 mois de prison avec sursis et à une interdiction de manifester pendant un an sur l’ensemble du département de Maine-et-Loire.
Mais Santiago ne lâchera rien, et son affaire fut rejugée en cour d’appel d’Angers le mardi 9 juin 2020… sans succès.
Et voilà qu’aujourd’hui, son combat continue avec une nouvelle épreuve : le refus de prélèvement d’empreintes génétiques.
Lors de sa garde à vue de 2019, la police avait procédé au prélèvement de son ADN et Santiago, dans le feu de son interpellation, ne s’y était pas opposé. Mais cette prise d’empreintes-ci est apparue comme imparfaite et il est sommé de redonner à nouveau ses empreintes génétiques.
Et aujourd’hui, pour lui, c’est clairement NON !
Saluons, le choix courageux de notre camarade Gilet jaune en le soutenant jeudi 15 avril à 9 heures devant le tribunal d’Angers.
( rassemblement dans le respect des gestes barrières )

Fichier FNAEG, déjà 8 millions de profils génétiques enregistrés !
Dans un silence médiatique quasi-absolu, l’État français instaure le fichage génétique de toutes les personnes considérées comme ’’déviant-e-s’’ : manifestant- e-s anti-CPE, faucheurs et faucheuses d’OGM, jeunes des quartiers populaires, militant-e-s antipub, syndicalistes… Seuls les délits financiers et les abus de biens sociaux ne sont pas concernés par ce dispositif !
Sous prétexte de « sécurité », l’État intimide et réprime toute action et expression de militants mais également manifestants, lycéens, gilets jaunes, exilés, simples citoyens mécontents ou soupçonnés d’avoir commis une infraction, grévistes dont le seul tort est d’être dans la rue. Aujourd’hui chaque individu est considéré par nos gouvernants comme une menace, comme un adversaire qu’il faut ficher, surveiller, punir et où l’idée de liberté comme valeur première a totalement disparu au profit d’une « sécurité » qui est surtout celle de leur pouvoir. Par l’intimidation et la répression, on tente d’étouffer toute velléité de contestation et de mobilisation.

Ce sont nos données les plus intimes qui vont être fichées permettant ainsi de déterminer notre origine ethno-géographique, notre statut médical… Mais on nous refuse le droit de ne pas nous plier aux demandes de prélèvement d’ADN. Le simple refus du fichage de notre ADN, qui est tout de même notre bien le plus personnel, fait de nous des délinquants menacés de procès, d’amendes et de prisons, montrant ainsi que le fichage ADN est un outil répressif au service d’un État en pleine dérive ultrasécuritaire, voire totalitaire
En parlant sans cesse de sécurité ou encore « d’état d’urgence sanitaire », nos dirigeants organisent une société de la peur pour justifier des lois liberticides qui leur permettent de rester au pouvoir, au mépris du droit fondamental à la vie privée. Et lorsque l’on sait que la police et les magistrats des 27 pays de l’UE ont accès à ce fichier, on peut se demander ce qu’ils pourront en faire, tant l’avenir des futurs gouvernements est incertain.
En France, la sécurisation de ce fichier inquiète aussi face à l’intérêt d’entreprises privées, employeurs, banques, assurances médicales, politiques…  Nos gènes nous appartiennent et ils ne doivent être la propriété ni de la police, ni de la justice, ni de la science. Notre refus est légitime. Comme la vidéosurveillance, la reconnaissance faciale et ou l’empilement et l’interconnexion des fichiers divers (police, CAF, banques, sécu, employeurs, Google, Facebook… ), le fichage de l’ADN s’inscrit dans une logique de contrôle de nos vies.
Refusons le fichage généralisé des populations !

A lire sur le sujet :

Fichage génétique : dérapage incontrôlé

Refuser le fichage ADN

La France condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme

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Lundi 5 avril : Ce sera ensemble ou pas !

Le chanteur HK a dû décliner sa proposition de venir « danser avec nous » au vu des nouvelles restrictions sanitaires décidées mercredi soir ( mais il sera parmi nous le samedi 8 mai ) . A cette heure, seul le rassemblement sur le parvis du Quai a été déclaré et autorisé par la préfecture. La manifestation prévue en centre-ville est interdite.
Retrouvons-nous donc comme prévu dès 14h30 devant le Quai pour un après-midi convivial de rencontre et d’échange à l’appel du « Collectif Angevin de Convergence des Luttes pour un monde véritablement démocratique, social et écologique ».

PROGRAMME :
14H30 : Chants partisanaux du Cercle 49 pour rappeler les différentes actions menées ces dernières années par les un.e.s et par les autres sur les fronts de lutte d’ici et d’ailleurs.
16H : Prise de parole du collectif angevin pour la convergence des luttes
– 3 groupes de parole possibles autour des questions démocratique, sociale et écologique
– Interventions artistiques des Occupant.e.s du Quai tout au long de l’après-midi.
– Stands tenus par les organisations qui le souhaitent
17H30 : AG de clôture ouverte à tou.te.s « Construire la convergence des luttes sur Angers et préparer un 1er mai combatif »
18H : Serment du Jus de Pomme

Un mois d’avril pour les zones humides

Le Cercle 49 relaie et soutient cette belle initiative lancée par le groupe Justice Climatique Angers :

Le Conseil d’agglomération Angers Loire Métropole doit valider la révision du Plan local d’urbanisme début mai.
En avril, ne perdons pas le fil et bougeons-nous pour montrer que ces zones humides sont un bien commun de tous les vivants !
L’avis de la Sauvegarde de l’Anjou (France Nature Environnement) s’oppose à l’artificialisation de ces zones humides et dénonce une démarche de l’agglomération loin de la transition qu’elle souhaite mettre en avant par ailleurs.
Au programme de cette mobilisation : une manifestation et des actions/photos originales un peu partout autour d’Angers !
Les actions seront co-coordonnées par Greenpeace France groupe local d’Angers et Justice Climatique Angers, soutenues par Youth For Climate – Angers et Extinction Rebellion Angers, avec la participation de plusieurs collectifs de citoyens.
Comment participer ? Il suffit de t’inscrire via ce formulaire 📄
https://framaforms.org/un-mois-davril-pour-les-zones…
et de préciser comment tu souhaites t’engager. Sur le terrain, ou en aide depuis chez toi, tous les types d’engagements seront les bienvenus.
Venez nombreux défendre le vivant !

Lundi 5 avril Journée de convergence des luttes

Le chanteur HK ( On lâche rien, Assignés à résistance, Citoyens du Monde, Niquons la planète… ) qui devait venir danser avec nous à Angers ce lundi 5 avril a dû annuler sa visite au vu des nouvelles mesures sanitaires :
« A l’heure où nos écoles ferment, et où les restrictions de déplacement se généralisent à tout le pays, je suis plus que jamais convaincu par la nécessité de défendre l’urgence culturelle et sociale, et par le besoin de se retrouver sur la place publique pour échanger, débattre, se parler. Mais je sais aussi que ma présence à différents rassemblements peut ramener beaucoup de monde, et dans le contexte actuel, cela pourrait engendrer des incompréhensions ou des polémiques que je ne veux pas. Ce mouvement n’est pas fait pour qu’on se divise, au contraire, il existe pour qu’on se retrouve, qu’on se rassemble. Alors voilà, je mets en pause ma participation physique aux rassemblements pour le mois qui vient. Je vous donne rendez-vous autour du 1er mai, quand le muguet fleurira, pour que nous soyons plus nombreux-ses encore à danser ensemble au grand air ! ( HK )

A cette heure, nous maintenons malgré tout le rassemblement sur le parvis du Quai à partir de 14 heures 30. Ce rassemblement a été déclaré et autorisé par les services de préfecture ( malheureusement, la manifestation qui devait s’ensuivre nous a été refusée ). L’après-midi sera rythmée au son des chants de lutte hauts en couleurs du Cercle 49 ainsi que des prestations artistiques des Occupant.e.s du Quai. Des stands seront tenus par les organisations amies qui le souhaitent. Une AG informelle ouverte à toutes et à tous clôturera la journée pour continuer à donner corps à cette belle idée de convergence des luttes sur Angers.
Convergeons donc ce lundi 5 avril pour unir nos forces, nos sensibilités et nos intelligences afin d’obtenir sans plus attendre de véritables avancées sur les questions démocratique, sociale et écologique.

PROGRAMME :
14H30 : Chants partisanaux du Cercle 49 pour rappeler les différentes actions menées ces dernières années par les un.e.s et par les autres sur les fronts de lutte d’ici et d’ailleurs.
16H : Prise de parole du collectif angevin pour la convergence des luttes
– 3 groupes de parole possibles autour des questions démocratique, sociale et écologique
– Prestations artistiques des Occupant.e.s du Quai tout au long de l’après-midi.
– Stands tenus par les organisations qui le souhaitent
17H30 : AG de clôture ouverte à tou.te.s « Construire la convergence des luttes sur Angers et préparer un 1er mai combatif »
18H : Serment du Jus de Pomme

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de changer la vie mais de la sauver.
Et nous n’avons pas le choix, ce sera ensemble ou pas !

Samedi 27 mars, Journée pour le logement

Dans 21 pays d’Europe, le 27 mars aura lieu une journée d’action pour le droit au logement, l’arrêt des expulsions et contre le logement cher !
Nous invitons un maximum de personnes et de collectifs à co-organiser, à se rassembler et à manifester avec PSN49 et le comité préfigurateur du DAL 49. Le rendez-vous final sera le samedi 27 mars 2021 à 15 heures sur la place du Ralliement pour que le droit à un habitat soit partie intrinsèque et concrète de la dignité humaine, pour l’arrêt des politiques d’oppression contre les personnes sans abris et l’arrêt de l’exploitation des locataires.

Nous revendiquons collectivement :
Un logement abordable, stable, décent, durable et écologique pour tou.te.s, sans discriminations ;
Le droit au respect des habitats alternatifs choisis et nécessaires ;
L’arrêt des expulsions sans relogement ( avec un vrai logement et non un hébergement précaire ) ;
L’arrêt des remises à la rue et une trêve hivernale pour tou.te.s sans distinction du lieu habité ;
L’arrêt des coupures d’énergie ;
L’arrêt de la répression contre les personnes sans-abris, contre les personnes vivant dans des habitats alternatifs, contre les occupant.e.s sans titre, contre les plus précaires, avec ou sans papiers, les exilé-es, les réfugié-e-s, et l’arrêt des répressions dans les quartiers populaires ;
L’application réelle de la loi de réquisition, du Droit Au Logement Opposable, du droit à un hébergement décent jusqu’au relogement,
et l’application de toutes les lois votées pour nous protéger et protéger ceux et celles qui ont le moins ( les immeubles publics vides et non utilisés sont assez nombreux et sont une possibilité économique pour permettre une occupation officielle durable pour les personnes sans abris, celles en décohabitation, les étudiant-e-s dans le besoin, les personnes SDF, et celles en contraintes à la rue pour se protéger de leur foyer ) ;

La baisse des loyers tout de suite, la taxation des plus-values de la spéculation, la limitation des plates-formes Airbnb & Co, les sanctions contre les bailleurs fraudeurs, et l’annulation d’un mois de loyer HLM à cause des confinements successifs et des graves répercussions sociales de ceux-ci ;
La réalisation annuelle de 200 000 HLM en France métropolitaine et Outre-mer, de logements étudiants, une base de 30% de HLM dans chaque commune en zone tendue, l’augmentation des aides à la pierre, et l’arrêt des ventes et des démolitions de HLM ;
La revalorisation et retrait de la réforme des APL ( RLS, contemporanéité, gels… ).
Nous ajoutons de revoir les rénovations et les réhabilitations dites urbaines, pour un respect concret des habitant-e-s, de leurs choix et de leurs décisions, et pour la meilleure sauvegarde des services publics, eu égard aux opérations en cours aux quartiers de Monplaisir, de Belle-Beille, de Savary, du Chemin vert, de Favreau-les Mauges, et ailleurs.
UN TOIT, C’EST UN DROIT !

Dimanche 21 mars 15H Rencontrons-nous !

Le Cercle 49 relaie et soutient cet appel à venir se rencontrer, échanger et s’organiser dimanche 21 mars à partir de 15 heures avec les habitant.e.s du quartier de la Roseraie.

Tribune publiée par le collectif Pas Sans Nous 49 :
Eu égard à notre soutien et appui aux initiatives libres et indépendantes d’habitants et habitantes de quartiers populaires, le rassemblement antiraciste de dimanche 21 mars 2021 au quartier de la Roseraie place Jean XXIII à 15H est bien déclaré en Préfecture par notre collectif Pas Sans Nous 49 !
Nos quartiers populaires sont la meilleure vitrine du Vivre ensemble partagé, du vivre ensemble dans l’altérité, à travers nos magnifiques différences, culturelles, familiales et d’origines diverses. Dans nos quartiers d’Angers et Trélazé par exemple, nous sommes des dizaines de milliers à vivre (ou parfois survivre) dans des endroits bouillants de vie et d’animations et ce depuis des années. Pourtant, tout un contexte politique et médiatique nauséabond participe à nous stigmatiser et diviser les gens, creusant un fossé entre des personnes qui subissent les mêmes conditions sociales et économiques délétères.
À cela nous devons répondre. Pour la journée internationale de lutte pour l’élimination de la discrimination raciale, ce 21 mars, seul un quartier populaire pouvait, par son visage multi et inter-culturel, démontrer que nos vécus sont ceux de rencontres magnifiques entre gens d’origines diverses depuis des années.
Une invitation exceptionnelle est donc faîte par des habitant-e-s du quartier à tout le monde afin de se rassembler sur la place Jean XXIII et prouver le contraire de ce qui est faussement indiqué par des médias locaux et plus grave par des politiciens et politiciennes.

Non le problème dans nos quartiers ça n’est pas la couleur de peau ni ce que les gens sont ! Nous, habitant-e-s, ne sont pas responsables de la ghettoïsation et des attributions de logement. Irait-on fustiger le manque de mixité raciale dans les quartiers populaires aux Antilles ou à Mayotte ? Est-ce que la mixité est interrogée dans les quartiers riches et à l’assemblée nationale ? Ceux qui ont construit nos immeubles étaient d’Afrique du Nord, ceux et celles qui font la riche dynamique associative sont issu-e-s de diverses origines qu’ils soient français-e-s ou étrangèr-e-s, qu’ils soient avec ou sans papiers.
La couleur de peau n’est pas un problème et ne le sera jamais. Aujourd’hui, certaines lois confortent cette oppression par une exclusion renforcée tant dans les libertés individuelles et collectives que par des pratiques policières et carcérales. Le racisme systémique est aussi à dénoncer même si tout le monde peut être concerné sans distinction par le cadre sociétal à venir. Que l’on soit noir, arabe, jaune, métis, blanc, nous vivons grâce au sang de la même couleur. Montrons-leur que nous sommes ce que nous sommes, et que notre ennemi n’a jamais été l’Autre ni à travers sa couleur ni à travers sa religion ni à travers sa condition sociale.
Notre problème est commun, il est d’origine politique et sociétal, il est celui de ceux et celles qui s’arrogent la concentration des Pouvoirs et des richesses. Le problème n’est pas la couleur de peau mais la non reconnaissance de la dignité humaine, tout simplement !
Le rassemblement de Dimanche 21 mars à 15h à Angers reste humble et se veut festif sans meilleures animations que celles des discussions informelles et des retrouvailles en déambulations sur la place Jean XXIII. Rencontrons-nous de manière conviviale ! Montrons le monde que nous voulons vivre, sans division et en paix !
Ce rassemblement est initié et auto-organisé par des groupes d’habitant-e-s du quartier de la Roseraie, jeunes et moins jeunes, auxquels se sont joints quelques habitant-e-s d’autres quartiers populaires. Il est appuyé par le collectif Pas Sans Nous 49, soutenu par PSN, en lien avec l’appel du « Front contre l’islamophobie et pour l’égalité des droits » ainsi que le Réseau d’Entraide Vérité & Justice.

Samedi 20 mars 15H Arrêtons le massacre !

COLLECTIF 49 POUR LES LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES
URGENCE : DÉFENDONS NOS DROITS ET NOS LIBERTÉS !

Retrait total de la loi « Sécurité Globale » !
Le gouvernement développe un arsenal répressif et autoritaire qui remet en cause les libertés fondamentales de toutes et tous. Il profite de l’état d’urgence sanitaire qui confie à l’Exécutif des pouvoirs exceptionnels pour faire passer des lois et promulguer des textes qui portent atteinte aux libertés et aux droits sociaux. Face aux licenciements, à la croissance des inégalités, à l’explosion de la pauvreté, le gouvernement se donne les outils pour surveiller, réprimer et essayer de contenir la contestation et les luttes sociales. Dans un contexte de montée du chômage et de la précarité, de démantèlement des services publics et de remise en cause des droits et garanties collectives, ces atteintes à nos droits et libertés publiques individuelles et collectives construisent un avenir où violences sociales, répression et violences étatiques seront facilitées. Les syndicats et associations signataires dénoncent le discours sécuritaire du gouvernement qui prétend protéger la population et la République, alors qu’il remet en cause nos droits et nos libertés. La diffusion des images de l’évacuation violente d’un camp de migrants place de la République à Paris et du passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler est venue percuter la proposition de loi « Sécurité globale ».

Les manifestations pour l’abandon de la proposition de loi « sécurité globale » dans tout le pays ont d’ores et déjà réuni des centaines de milliers de personnes. Leur succès, à Angers comme partout en France, a fragilisé la position du gouvernement et nourri une crise politique autour de l’article 24. Mais le texte réécrit présenté au Sénat le 3 mars est pire que le précédent : c’est l’intention d’identifier des policiers par n’importe quel moyen (y compris les images) qui serait punie d’une peine aggravée !
RASSEMBLEMENT ET MANIFESTATION SAMEDI 20 MARS A 15 h PLACE DU RALLIEMENT A ANGERS
Signataires de l’appel : Amnesty International, Association France Palestine Solidarité, ATTAC, CGT, CRR, Cité Jaune Angers, Cercle 49, Droit au Logement, FO, FSU, La Vie Nouvelle, Libre Pensée, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement pour la Paix, Solidaires, UNEF, UNL

Loi Sécurité globale : De quoi s’agit-il ?
L’article 1 étend les pouvoirs confiés aux polices municipales, qui n’agissent pourtant pas sous contrôle de l’autorité judiciaire (contrairement à la police nationale et la gendarmerie).
L’article 18 prévoit la délégation aux agences de sécurité privée de pouvoirs jusqu’alors réservés à la police judiciaire comme le contrôle d’identité ou la palpation. C’est la marche à la privatisation de la police.
L’article 21 permet d’exploiter en temps réel les images des caméras piétons des policiers.
L’article 22 légalise l’utilisation de drones pour filmer et permettre une surveillance étendue et particulièrement intrusive. Cette utilisation pourra permettre la collecte massive et sans discernement de
données personnelles, susceptibles d’intimider et de dissuader les gens de manifester.
L’article 23 prévoit la suppression des crédits de réduction de peine, notamment pour les auteurs d’infraction contre les forces de l’ordre. Cette mesure est critiquée, y compris par certains syndicats de la
pénitentiaire, car son caractère dissuasif est illusoire et contraire à la prévention de la récidive.
L’article 24 a été réécrit. Il punit de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende « la provocation, dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, à l’identification d’un agent de la police nationale… ». En entravant l’identification de tout policier et gendarme, cet article rendrait quasi impossible la poursuite judiciaire d’agents ayant commis des actes de violence dans l’exercice de leurs fonctions.

La proposition de loi « sécurité globale » crée un précédent dans l’histoire de notre pays. Elle représente un véritable tournant dans l’instauration d’une surveillance généralisée et dans l’atteinte à la
liberté de la presse et la liberté d’observer. Elle s’inscrit par ailleurs dans un continuum sécuritaire avec une succession de textes liberticide :
Le Schéma national du maintien de l’ordre valide la stratégie du conflit et porte notamment atteinte à la liberté de la presse ;
Le projet de loi dite « confortant le respect des principes de la République » a une approche sécuritaire et répressive. Il s’en prend notamment à la liberté d’association ;
Trois décrets du 2 décembre dernier autorisent le fichage généralisé des personnes en fonction de leurs opinions, mais également de leur appartenance syndicale ;

PLUS QUE JAMAIS, FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT
EST UNE NÉCESSITÉ ! ET C’EST POSSIBLE !

Ensemble, exigeons :
 Dès maintenant : le retrait total de la proposition de loi de « Sécurité globale » ;
 L’abandon d’une logique sécuritaire et liberticide qui affaiblit les possibilités d’expression de la population et restreint les libertés et les droits ;
 Le retour aux droits démocratiques, sociaux, syndicaux et aux libertés de circulation, de rassemblement et de manifestation.

Vendredi 19 mars Marchons pour le futur

Le Cercle 49 relaie et soutient cet appel du collectif Youth For Climate Angers :

Vendredi 19 mars à 14 heures, retrouvons-nous au jardin du Mail
pour la prochaine grève scolaire pour le climat !
Marchons pour notre futur !
Marchons pour montrer que nous sommes toujours là !
Marchons pour montrer que le distanciel ne nous fera pas reculer !
Marchons pour dire que c’est plus que jamais le moment d’agir !
Marchons pour faire entendre nos voix !

Ce 19 mars, nous marcherons lors d’une manifestation déclarée accompagné.es de quelques petites actions sympathiques ! Parce que prendre le temps de ne plus en perdre, devient primordial, on vous appelle encore une fois à nous rejoindre dans les rues d’Angers.

Texte d’appel national :
Les 19 et 20 mars 2021, le mouvement Youth For Climate se mobilisera partout en France, en tant que branche française du mouvement international Fridays For Future.
La détresse de la jeunesse, abandonnée face aux crises sanitaire et écologique, sera le cœur de notre mobilisation. En conséquence, nous nous opposerons aussi à l’actuelle loi Climat, parfait exemple de l’”écologie” libérale et superficielle du gouvernement.
Désarroi, solitude et désespoir. Voilà à quoi se résume en France le quotidien de milliers d’étudiant·es, de lycéen·nes, d’apprenti·es, ou jeunes travailleur·ses. Depuis des mois, nous sombrons dans la précarité et notre santé mentale se détériore, parfois jusqu’à un point de non-retour.
Déjà, avant la crise sanitaire, la situation était alarmante. En février 2019 démarrait le mouvement des jeunes en grève pour le “climat” : profondément angoissé·es par l’état désastreux de notre monde et révolté·es par l’inaction des pouvoirs politiques nous avons manifesté par centaines de milliers et sommes allés jusqu’à mener des actions de désobéissance civile. Lors de cette période de mobilisation exceptionnelle, le gouvernement ne nous a répondu que par du mépris : il nous fallait “manifester en Pologne” ou bien “convaincre 65 millions de Français” avant de lui demander des comptes.

Actuellement, le projet de loi Climat, présenté comme une grande avancée, n’apporte aucune solution face au ravage écologique : il ne s’agit que de “mesurettes” alors que nous savons qu’un changement profond de notre système, notamment économique, est nécessaire. Les travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat, source initiale de ce projet de loi, n’auront finalement été qu’un outil de communication : 80% de ses propositions ont été écartées.
Tentative d’interdiction du blocage des universités, libéralisation de l’enseignement supérieur, précarisation des jeunes chercheur·es et enseignant·es via la loi “Programmation de la Recherche”, réforme incompréhensible du lycée, réforme des APL…
Les mesures s’accumulent et le présent de la jeunesse devient invivable. Inévitablement, le futur qui lui est proposé à l’horizon 2030 s’annonce insoutenable. Aujourd’hui, l’État ne semble pas prendre la mesure du drame qui se joue.
Par cette mobilisation, nous voulons manifester notre profond désaccord avec les (in)décisions écologiques et sociales de ce gouvernement qui méprise les jeunes.
Il ne s’agit là que de l’un des premiers rendez-vous pour sortir de notre solitude et de notre désarroi. Nous souhaiterions qu’il permette de poser les bases de la société écologique à laquelle nous aspirons et de contraindre le “vieux monde” à disparaître pour toujours.
Le mouvement Youth For Climate France, soutenu par de nombreuses organisations, appelle donc à la mobilisation nationale. Les 19 et 20 mars, marches, rassemblements et autres actions seront organisées par nos groupes locaux partout en France. Nous porterons la voix de cette jeunesse qui souffre, et est consciente qu’elle souffrira encore plus tant que rien ne sera fait.

Création d'un Espace de Rencontre Citoyen, Ludique et Educatif