Un plan d’urgence aussi pour l’Éducation !

Le Cercle 49 relaie et soutient l’appel à la grève et aux manifestations lancé par les personnels de l’Éducation nationale pour une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail.
Plus globalement, contre la casse de nos services publics, nous serons présents à leurs côtés mardi prochain 26 janvier.

L’APPEL : ( Communiqué intersyndical CGT-FO-FSU-SNALC-SNCL-SUD-Éducation )
Tout nous conduit à l’exigence de plus d’éducation pour tous les jeunes dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser et où les réformes menées par le ministre les aggravent. Les moyens consacrés à l’éducation ne sont pas à la hauteur des exigences, la situation sanitaire en est un révélateur flagrant. Afin de baisser les effectifs par classe à court et moyen terme et de prendre en compte l’état de fatigue des personnels, épuisés par des années de dégradation des conditions de travail, il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires.

Si nos organisations partagent la préoccupation du maintien de l’ouverture des lieux scolaires, elles alertent cependant sur la nécessité d’anticiper l’ensemble des scenarii en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. La mise en œuvre d’une protection renforcée des personnels et des élèves doit être planifiée dès à présent.
Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnels ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour les personnels, et de fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité d’entre eux.
Les AED et les AESH en particulier ne se voient rien proposer.
Les organisations exigent un budget qui renonce aux suppressions d’emplois et engage un rattrapage des pertes salariales subies, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation et de création de postes pour répondre à tous les besoins, en commençant par les plus urgents.
Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es. Nos organisations demandent la mise en œuvre d’une autre politique éducative que celle menée jusqu’à présent par le Ministre de l’Éducation Nationale.


Et pendant la pandémie, les réformes régressives continuent. D’une part, le ministère s’attaque à l’éducation prioritaire en projetant d’abandonner une politique de territoires au profit d’une contractualisation avec chaque école ou établissement scolaire. D’autre part, avec le projet de loi 4D, le gouvernement veut engager une opération de déconstruction du service public d’éducation.
Le mardi 26 janvier, soyons nombreux et déterminés pour exiger des créations de postes, une autre politique éducative, des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation.

La barbarie recule enfin !

Enfin une bonne nouvelle ! Vendredi 22 janvier 2021, entrera en application le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires ( TIAN ).
Ce traité, adopté par les deux tiers des pays membres de l’ONU en 2017, rend les armes nucléaires illégales, que ce soit leur possession, leur fabrication, ou la menace de leur utilisation, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire. C’est une immense victoire pour tous les peuples de la terre et un événement marquant dans l’histoire de l’humanité ! Cette victoire est d’abord le résultat des luttes menées par les peuples à travers le monde entier depuis l’appel de Stockholm. Un nouveau processus s’engage dont l’objectif est clairement l’élimination totale et définitive des armes nucléaires.
Le TIAN comble un vide juridique et complète l’interdiction des autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques, ainsi que de certaines armes classiques condamnées pour leur impact sur les civils.
Il aura des effets même sur les pays qui le rejettent. La France, qui s’est toujours voulue le pays porteur des valeurs de respect du droit international, ne doit pas tourner le dos à ce processus de démocratie internationale et doit adhérer au TIAN !

Vendredi 22 janvier, comme ce sera le cas dans de nombreuses autres villes, retrouvons-nous devant la préfecture d’Angers à midi pour le dépôt d’une motion afin de marquer l’entrée en vigueur du TIAN.

Samedi 23 janvier, rassemblons-nous à 14 heures 30 sur la place du Ralliement pour sensibiliser la population et appeler à la ratification du traité par la France.

Ces armes abominables sont illégales, dangereuses, coûteuses, éthiquement inadmissibles. Rien ni personne ne doit s’opposer à leur élimination totale et définitive. Nul État ne peut rester hors-la-loi internationale et humanitaire. Nul État ne peut avoir le droit de vie et de mort sur le reste de l’humanité. Tous les États doivent maintenant ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Les 9 États (sur 193) possédant des armes nucléaires doivent cesser leurs obstructions au processus de désarmement nucléaire. Ils doivent immédiatement signer et ratifier le TIAN et s’inscrire dans le processus en cours.
Le gouvernement français doit faire un geste politique lisible internationalement en exprimant son soutien au processus en cours. Il doit annoncer le gel immédiat des programmes de modernisation des armes nucléaires en cours. C’est ainsi de l’ordre de 100 milliards d’euros sur 15 ans qui seraient libérés pour la santé, les hôpitaux publics, l’éducation, la transition écologique. 

Il est donc grand temps, trois quarts de siècle
après l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki,
que la France se joigne au mouvement mondial
pour l’élimination progressive et multilatérale
des armes nucléaires en adhérant au TIAN. 
La France contribuera ainsi, comme elle l’a déjà fait
pour les autres armes de destruction massive,
à l’élimination de l’arme la plus destructrice
inventée par l’être humain.

Lire aussi sur Basse-chaîne info.

Définition d’indécence jeudi 21 janvier AU CHU

Parmi d’autres, un argument de plus pour venir soutenir les personnels de santé jeudi prochain devant le CHU, il tient en un mot : INDÉCENCE. ( tribune publiée dans Nantes Révoltée )

INDÉCENCE : DÉFINITION
S’il fallait définir l’indécence du pouvoir, il suffirait de prendre trois exemples d’actualité immédiate :
1 – Brigitte Macron lance son « opération pièces jaunes » : une quête d’argent auprès des français pour renflouer les hôpitaux. Le principe est, en lui même, indécent : le système de santé est à bout de souffle alors qu’il n’y a jamais eu autant de richesses produites, mais il faudrait « aider » les hôpitaux en faisant l’aumône auprès de la population. Ce système de charité est avant tout une mise en scène des gens de pouvoir : Brigitte Macron est allé visiter un hôpital pour enfants malades, accompagnée de Didier Deschamps, et photographiée par toute la presse people. La Reine auprès du petit peuple malade.


2 – Le gouvernement n’a pas arrêté de supprimer des lits d’hôpitaux, y compris en pleine crise sanitaire. « C’est quand même assez incroyable que huit mois après la crise, on soit dans un système où on n’a pas augmenté le nombre de lits de réanimation ou d’hospitalisations, on l’a même réduit. Paradoxalement, nous risquons d’avoir moins de moyens hospitaliers à la disposition des malades du Covid qu’au mois de mars» expliquait le professeur Philippe Juvin le 24 septembre dernier. Incroyable mais vrai, le média Bastamag recensait plusieurs centaines de suppressions de lits dans la plupart des grandes villes de France.


3- 600 000 euros de fleurs : c’est le montant des achats de « décorations florales » de l’Elysée cette année, pendant la pandémie. Un budget inédit qui n’est absolument pas justifié. Uniquement pour le plaisir du couple qui habite dans le palais présidentiel. Le montant dépensé par les prédécesseurs de Macron, déjà outrageusement élevé, était 4,5 fois moindre.

L’indécence c’est ça. La violence des riches c’est ça. Ces gens ne hurlent pas, ils ne cassent pas de vitrines, il ne sont pas stigmatisés par les médias quand ils sont en colère. Il demandent l’aumône pour les hôpitaux qu’ils saignent et ornent leurs demeures avec l’argent public qu’il prétendent « économiser ». Leur violence est froide, arrogante, souriante parfois, mais elle en est d’autant plus indigne.
Rendez-vous jeudi 21 janvier à partir de midi devant le CHU, entrée maternité .


LES JEUNES NE PAIERONT PAS LA CRISE !

Appel publié sur le site collaboratif d’informations locales Angers et alentours Basse-chaîne Info :

Appel de l’intersyndical de l’enseignement supérieur pour un rassemblement Mercredi 20 janvier devant le CROUS de Belle-Beille.

Une situation qui se dégrade de jour en jour…
Confinement, déconfinement, re-confinement… Et toujours aucun moyen mis en place par le gouvernement pour pallier les difficultés des étudiant.e.s. Depuis novembre 2020, les universités sont fermées et le resteront au moins jusqu’au 25 janvier.
Pour le gouvernement, l’enseignement supérieur n’est pas une priorité et les annonces de la ministre Vidal le jeudi 14 janvier nous le confirment.
Les aides financières sont largement insuffisantes quand on voit les difficultés que les jeunes traversent en ce moment :
- des connexions insuffisantes;
- des PC vendus pour payer le loyer;
- des examens en ligne et en présentiel, sans anonymat, sans moyens supplémentaires alloués aux universités.

À Angers, comme partout, des étudiants sans logement, qui n’ont pas accès aux cours en ligne et qui ont constaté le non-respect de l’anonymat des copies pendant les examens.
Courant janvier, deux étudiant.e.s se sont suicidé ou ont tenté de se suicider à Lyon, sans parler des nombreux autres qui ont été relayés ou non dans les médias. Mais peu importe le nombre, une tentative de suicide c’est déjà de trop.
Le coût de la vie étudiante a augmenté de presque 3% à la rentrée 2020. Pourtant, malgré les difficultés pour se loger, voire pour se nourrir, le gouvernement ne met rien en place pour les soutenir.
Même le CROUS, service public étudiant, ne peut plus se permettre de fournir des aides suffisantes aux étudiant.e.s. À Angers c’est plus d’un mois et demi d’attente pour avoir un rendez-vous auprès d’une assistante sociale, qui n’aura pas forcément d’aide à nous apporter.

Pour soutenir les étudiants l’intersyndicale départementale CGT, FO, FSU, Unef, Unl demande au gouvernement un plan d’aide d’urgence pour les étudiant.e.s :
✓ Un réinvestissement massif dans les universités et les CROUS;
✓ Réouverture des universités avec un protocole sanitaire renforcé;
✓ Des PC et une connexion internet pour toutes et tous;
✓ La mise en place du RSA pour les moins de 25 ans.

L’intersyndicale appelle à un rassemblement le mercredi 20 janvier 2021 à 16h30 devant la cité universitaire Belle-Beille, au 8 Bd Beaussier à Angers.

Mardi 19 janvier 12H Culture en danger !

Le Cercle 49 appelle à rejoindre la mobilisation nationale du Monde de la Culture et du Spectacle en venant se rassembler mardi 19 janvier sur la place du Ralliement à 12 heures.

L’APPEL :

Les organisations SFA CGT 49, CGT Spectacle 49, SYNPTAC CGT49, SNAM CGT PDLL, CGT CULTURE PDLL, et la FIA – (Fédération Internationale des Acteurs)…. appellent à manifester le mardi 19 Janvier dans le cadre de l’appel national à la mobilisation des professionnel.le.s du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.
À l’appel d’une multitude d’organisations, le 15 décembre 2020, près de 20 000 professionnel.le.s du spectacle et de la Culture se sont mobilisés à travers la France pour dénoncer la politique irresponsable menée par le gouvernement à l’encontre du secteur culturel. À ce jour, les comédien.ne.s, les musicien.ne.s, les chanteuses et chanteurs, les danseuses et danseurs, les circassien.ne.s, les marionnettistes, les artistes auteurs, les technicien.ne.s du spectacle ou les enseignant.e.s artistiques, se trouvent toujours dans l’impossibilité de travailler en raison des interdictions imposées au spectacle vivant et aux salles de cinéma.

Ici, ce qui se joue, ce sont des femmes et des hommes qui veulent travailler, même si les lieux sont fermés au public et qui tombent par milliers dans la précarité.
Ici, ce qui se joue, c’est l’effondrement de nos systèmes de solidarité professionnelle que nous avons construits et qui ont démontré leur efficacité en garantissant des droits sociaux aux travailleuses et travailleurs de nos secteurs, en particulier aux plus précaires.
Nous avons alerté à maintes reprises la ministre de la Culture et le gouvernement de l’urgence sociale qui s’abat sur nos professions et avons porté à leur connaissance nos propositions.
AUCUNE RÉPONSE À NOS PROPOSITIONS DE SOUTIEN AUX RÉPÉTITIONS/RÉSIDENCES
Lors de la réunion du 13 janvier avec Madame Roselyne Bachelot en présence des organisations patronales et syndicales du secteur, la ministre a annoncé que les premières mesures de soutien à l’emploi d’artistes et de techniciens ne verront pas le jour avant octobre 2021 (!) et sans annoncer aucune nouvelle enveloppe budgétaire. Alors qu’à l’annonce du confinement, à la fin du mois d’octobre, elle invitait les artistes empêchés d’être sur scène à  » continuer à créer, répéter, enregistrer et diffusé leurs spectacle  » elle n’y a toujours pas consacré un seul centime. Voulait-elle dire que les artistes et technicien.ne.s doivent travailler sans salaire ? Nous estimons pourtant que 115 millions d’euros sont aujourd’hui nécessaires pour assurer ne serait-ce que 10 journées de travail aux salarié.e.s intermittent.e.s du spectacle.

UNE ANNÉE BLANCHE AU RABAIS ?
Malgré les annonces faites dans différents médias, la ministre nous a indiqué que la prolongation des droits à l’assurance chômage des intermittents du spectacle n’avait pas été arbitrée. Le gouvernement hésiterait en effet entre une prolongation avec des allocations au rabais et des « mesures spécifiques » que la ministre n’a pris la peine de détailler.En clair le gouvernement refuse d’annoncer que l’année blanche sera prolongée. Comment imagine-t’il que les artistes et techniciens vont « faire leur 507 heures » ?
PAS DE RÉPONSE A CE JOUR POUR GARANTIR TOUS LES DROITS SOCIAUX
Nous n’avons pas eu non plus eu d’arbitrage permettant de résoudre les difficultés que rencontrent les salarié.e.s privé.e.s privé.e.s de leur droit à congés maternité et maladie dans la période faute de travail salarié.Aucune annonce non plus sur le refinancement de nos caisses sociales. La question de la continuité et de l’accès aux droits sociaux (garantie santé, prévoyance décès, invalidité, médecine du travail) se pose à moyen terme. Quant à l’activité partielle, qui pouvait jusqu’alors s’appliquer à tout type de structure, celle-ci ne semble plus garantie qu’aux seules salles de spectacle “recevant du public”.
En tant qu’artistes, ouvrier.e.s, technicien.ne.s, personnels administratifs, enseignant.e.s artistiques, notre responsabilité est de ne pas laisser le gouvernement sacrifier l’ensemble de l’écosystème de nos professions. Ce que nous défendons est une question de démocratie et d’émancipation, celui du droit à la création, du droit de transmettre et de permettre à toutes et tous d’accéder aux œuvres.Nous appelons toutes et tous les professionnel.le.s du spectacle, ainsi que les publics à rejoindre massivement les rassemblements unitaires annoncés dans chaque ville mardi 19 janvier 2021 et les jours suivants.

Le Canard révèle comment dans de nombreux pays d’Europe les salles de spectacle et les cinémas sont restés ouverts depuis la 2e vague, sur les mêmes restrictions que cet été en France ( masqué, assis et avec un siège d’écart ). Et aucun cluster n’a été signalé ! Aucune différence entre la France et le Portugal donc ? Si. « Au Portugal, la culture est considérée comme essentielle ! »

Samedi 16 janvier et après !

Appel coordonné de 8 organisations angevines :


LOI SÉCURITÉ GLOBALE : MOBILISÉ.E.S LE 16 JANVIER !
Défendons les libertés, les droits pour toutes et tous et résistons à la répression des mouvements sociaux et des populations.

Nous invitons les membres et sympathisant·e·s de nos organisations respectives à répondre à nouveau présent·e·s à l’appel de l’inter-syndicale du Maine-et-Loire ( CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL ) pour un rassemblement ce samedi 16 janvier à 11 Place Imbach à Angers contre la loi « Sécurité globale ».

Malgré une mobilisation de très grande ampleur (500 000 manifestant.e.s en France, le 28 novembre), déployée dans un contexte d’état d’urgence sanitaire et de confinement, le gouvernement et les parlementaires se sont contentés d’effets d’annonce s’agissant de la réécriture de l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale ». Un texte que le Sénat semble vouloir fusionner avec l’article 18 du projet de loi « confortant les principes républicains », précédemment nommée « contre le séparatisme ».
Par ailleurs, notre opposition aux dispositifs de surveillance généralisée instaurés par les drones et les caméras piétons, ou à la sélection des journalistes instaurée par le nouveau SNMO n’a pas été entendue. Des décrets parus en décembre étendent les possibilités de fichage aux groupements et notamment aux opinions politiques ou syndicales, aux comportements et habitudes de vie…
Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés !

Des rassemblements ou manifestations auront lieu dans de nombreuses villes ce samedi. C’est pourquoi, tant qu’il n’y aura pas  de retrait de la proposition de loi Sécurité globale et du schéma national du maintien de l’ordre, nous resterons mobilisé·e·s !

La lutte paie !

Les infirmières et aides-soignantes du bloc pédiatrique du CHU de Toulouse ont décidé hier de bloquer et d’occuper leur bloc, ne laissant que les urgences fonctionner, pour dénoncer notamment le non-remplacement d’une dizaine d’infirmières et la dégradation de leurs conditions de travail.

Quelques heures plus tard, la direction annonce :
– recrutement de 8 infirmières
– recrutement de 2 infirmières pour combler l’absentéisme
– stagiairisation des 9 collègues en CDD ou CDI
– paiement en heures sup des week-ends effectués en plus de ceux planifiés, et ce sur la base du volontariat
– pas d’augmentation des amplitudes de travail.

La lutte paie !

Pour le retrait total ! samedi 16 janvier

L’intersyndicale CFTC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-UNL du Maine-et-Loire appelle à un nouveau rassemblement contre la loi dite de sécurité globale (LSG) samedi 16 janvier à 11h, place Imbach à Angers (lire l’appel). Il s’agit d’obtenir le retrait de TOUTE la loi Sécurité Globale et des décrets de fichage sans limites parus le 2 décembre, et plus largement de combattre la dérive autoritaire et liberticide du pouvoir.
Le Cercle 49 s’associe évidemment à cette initiative.

Tribune publiée sur le site du NPA 49 :
Jugeant en référé la validité de trois décrets publiés le 4 décembre dernier par le gouvernement, le Conseil d’État a autorisé le 4 janvier un élargissement des fichiers de police lourd de dangers. Ces décrets, qui modifient le Code de sécurité intérieure, autorisent de fait les possibilités de fichage sur la base d’opinions politiques, d’appartenances syndicales ou de données de santé dans le cadre d’enquêtes de police ou administratives. Ne trouvant visiblement rien à redire, rejetant ainsi les requêtes de plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature) et d’associations de défense des droits humains, le Conseil d’État a ainsi ouvert la porte à une nouvelle offensive liberticide au nom de la sécurité publique ou de la sûreté de l’État…

Concrètement ces décrets autorisent les forces de l’ordre à ficher les « opinions politiques », les « convictions philosophiques et religieuses » et « l’appartenance syndicale » avant le recrutement de fonctionnaires sur des postes sensibles (cela alors que les précédents textes se limitaient à recenser leurs « activités »). Identifiants, photos et commentaires sur les réseaux sociaux, troubles psychiatriques, seront aussi inscrits… Les personnes morales – donc les associations, syndicats et partis – sont également dans le collimateur.
Ces informations sont désormais consignées dans trois fichiers : le « fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique » utilisé par la police (et qui recense à cette heure 60.000 personnes), le fichier « Gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique » employé par la gendarmerie (67 000 personnes) et le fichier « Enquêtes administratives liées à la sécurité publique » de l’administration (221 000 personnes), selon les informations mêmes du ministère de l’Intérieur…

Mais que l’on se rassure, ces fichiers consigneront les données de personnes dont les activités sont « susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « à l’intégrité du territoire ou des institutions de la République » ou de constituer une « menace terroriste »… Des caractérisations fourre-tout qui, sans nul doute, peuvent permettre à l’avenir de s’attaquer à un large secteur contestataire ou tout simplement militant.
De ces trois décrets dangereux à la loi « sécurité globale » en passant par la loi « confortant le respect des principes de la République » (ex-loi séparatisme), ce pouvoir amplifie les outils de contrôle social et de répression afin de garantir le maintien d’un ordre et d’un système social ordolibéral et productiviste de plus en plus injustes. Mais la classe travailleuse n’a pas dit son dernier mot. Des marches locales sont organisées partout ce samedi 16 janvier – et donc à Angers à 11h – et un grand rassemblement national est appelé le samedi 30 janvier contre la loi sécurité globale. La lutte pour nos libertés publiques et démocratiques continue.

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