Ensemble contre la loi « sécurité globale » !


Défendons les libertés, les droits pour toutes et tous et résistons à la répression des mouvements sociaux. Nous invitons les membres et sympathisante·s de nos organisations respectives à répondre présent·e·s à l’appel de l’intersyndicale du Maine-et-Loire ( CFTC – CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – UNL ) pour un grand rassemblement ce samedi 28 novembre à 14H30 au jardin du Mail à Angers.
La proposition de loi « sécurité globale », adoptée mardi en
première lecture à l’Assemblée, prévoit des entraves majeures à la
possibilité, essentielle dans un état de droit, de filmer et diffuser
des images des forces de l’ordre, alors que ces dernières années,
de nombreuses vidéos prises par des journalistes ou de simples
citoyens ont permis de rendre publics des cas de violations des
droits humains. Elle offrira par ailleurs aux forces de l’ordre un
cadre trop large pour filmer les citoyens, avec un risque réel de
surveillance indiscriminée et donc d’atteinte disproportionnée à la
vie privée.

Sachons construire ensemble une grande force de résistance
progressiste et humaniste au monde liberticide et inégalitaire que le
gouvernement actuel tente de nous imposer.
Face à la gravité de la crise sanitaire que nous traversons, l’urgence
est bien à la nécessaire solidarité, un véritable élan de fraternité avec les plus durement frappé·e·s. Nous ne laisserons personne sans aide sur le bord du chemin, ni travailleur et travailleuses, ni précaires, ni migrant·e·s. La solidarité inconditionnelle doit être notre seule réponse !
Signataires : ATTAC 49, Cité Jaune Angers, Le Cercle 49, Ligue des
Droits de L’homme 49, Mouvement de la paix Angers, Survie 49

Pour vous rendre au rassemblement légalement et sans risque malgré le confinement, il vous suffit d’avoir sur vous ces attestations : Attestation de déclaration de la manifestation : https://frama.link/Tn6Edv9z. Attestation de déplacement dérogatoire pour manifestation : https://frama.link/Z9Y8AvVY


Toujours sur ce thème de nos libertés mises à mal par ce gouvernement, à noter aussi trois autres rassemblements angevins ce même samedi 28 novembre ! ( déclarés et autorisés ) :

Devant la préfecture à 10 heures pour protester contre l’obligation faite aux enfants du port du masque à l’école primaire.

Place du Ralliement à midi à l’appel du monde du spectacle pour défendre la culture en danger.

Au jardin du Mail à 14 heures pour défendre le droit à l’instruction en famille.

Samedi 28 novembre STOP Amazon et son monde !

Le Cercle 49 invite les Angevin.e.s à se rendre au grand rassemblement d’opposition au géant Amazon et son monde qui aura lieu à Montbert près de Nantes le samedi 28 novembre :
Un covoiturage au départ d’Angers est prévu : rendez-vous à 10h30 place de La Rochefoucauld, en face du musée Jean Lurçat pour s’organiser suivant le nombre de participants et de voitures.
Pique-nique sur place en arrivant. Retour Angers vers 19h.
Ce rassemblement a fait l’objet d’une demande d’autorisation validée en préfecture par NDDL Poursuivre Ensemble. Il est donc possible de s’y rendre en remplissant ce modèle d’attestation :

L’APPEL :
Bezos, t’es pas Montbert ! STOP Amazon et son monde !

La crise du Covid-19 replace actuellement les enjeux de la folie de surconsommation et de surproduction au centre des débats, Amazon continue d’étendre son implantation. À Montbert (44), où un projet d’entrepôt de 185 000 m² est lancé, sans consultation citoyenne. Alors qu’un recours concernant le permis d’aménagement est lancé, nous appelons à un rassemblement contre Amazon et son monde.
Rendez-vous samedi 28 novembre, à 14h, au rond-point du Château d’eau, lieu dit « Le butay » ( intersection RD 137 et RD 63 ), à Montbert, sur le site de l’ancien Hôpital Psychiatrique où Amazon prévoit d’implanter son entrepôt !

Pourquoi la mairie de Monbert et la communauté de commune de Grand Lieu défendent-elles encore un tel projet ? Nous dénonçons leur hypocrisie, leur cynisme et leur irresponsabilité. La mairie de Montbert et la communauté de commune de Grand Lieu nient la réalité !
– L’EMPLOI ? Hypocrisie ! La mairie ne peut l’ignorer : 1 emploi créé par Amazon c’est jusqu’à 4,5 emplois détruits (commerces de proximité, entreprises de distribution…) ! La majorité des emplois chez Amazon sont précaires, mal-payés, pénibles, … un cadeau empoisonné pour les habitant.e.s du territoire. Et avec la croissance de la robotisation chaque année chez Amazon, c’est une décroissance de l’emploi promis à moyen terme pour Montbert.
– LES IMPÔTS LOCAUX ? Cynisme ! A l’échelle nationale, 57% du chiffre d’affaire d’Amazon s’évade dans des paradis fiscaux. C’est une insulte pour les agents du service public qui manquent de moyens, notamment à l’hôpital public.

– LE BIEN VIVRE ? Irresponsabilité ! Le ballet incessant des camions, la pollution, la bétonisation des terres, le bruit, le gaspillage par la destruction des invendus… et les avions. L’implantation près de l’aéroport de Nantes Atlantique n’est pas un hasard : Amazon utilise de manière croissante le transport aérien pour accélérer ses livraisons… au détriment du climat !Amazon, synonyme de progrès ? Consommer en quantité et consommer plus rapidement laisse une empreinte qui détériore l’écosystème et la société, au seul profit d’un intérêt privé : celui d’Amazon ! En ce week-end du Black Friday, jour de surconsommation, venons nombreux et nombreuses à Montbert. Montrons massivement notre opposition à Amazon en Loire-Atlantique. Contre Amazon, son modèle économique, contre ses impunités sociales, fiscales et environnementales. Pour soutenir une économie locale, responsable et durable, c’est maintenant !
Masque, attestation, distanciation, détermination 😉
Appel à rassemblement à l’initiative du collectif STOP Amazon 44, avec pour signataires : Attac 44, Alternatiba Nantes, Collectif Collectif ANINA Amazon Ni IciNi Ailleurs, Collectif pour l’amenagement concerte du bignon, Exction Rebellion Nantes, le GIGNV, I-Buycott Nantes, NDDL Poursuivre Ensemble, UL CGT Sud-Loire, l’Union locale Solidaires 44, Youth for Climate Nantes.PS : Le collectif est ouvert à la discussion avec la mairie de Montbert et la communauté de commune de Grand Lieu.

Et si vous voulez en savoir plus, une enquête détaillée sur les ruses d’Amazon pour implanter ses entrepôts menée par le site Reporterre.

Une autre ZAD dans le 44 ? Le cauchemar du préfet !

LA PRÉFECTURE ET AMAZON EN PLEINE CRISE D’ANGOISSE FACE À LA PERSPECTIVE D’UNE NOUVELLE ZAD À MONTBERT au sud de Nantes !
Si l’on en croit les 2 arrêtés préfectoraux ci-dessous, il semble que la préfecture et la bande à Bezos psychotent lourdement sur l’arrivée d’une Zad à Montbert à 20km au sud de Nantes. Là où Amazon prétend construire une plate-forme de 180 000m2 sur une parcelle entourée d’arbres. Selon les fins limiers du préfet toutes les conditions sont réunies pour une lutte d’envergure sacrément embarrassante : «nombre important de participants au pique-nique à l’appel du syndicat SUD Solidaires le 17 novembre dans le cadre de la journée contre la réintoxication du monde », « nouvel appel à manifester le samedi 28 novembre contre l’implantation d’Amazon sur la commune de Montbert», « membres de l’ultra-gauche de l’ex – Zone à défendre de Notre-dame-des-Landes (…) venus en reconnaissance sur le site », « risque d’envahissement durable de la potentielle zone d’implantation de la société Amazon avec la participation active avérée de leaders de de l’ultra-gauche nantaise, de l’ex-zone à défendre de Notre-dame-des-Landes et d’Attac 44 dans une logique de noyautage des luttes » (sic), « autres rassemblements contre le projet susvisé susceptibles de se dérouler dans le département et en particulier à Nantes ».

Fichtre ! Chercheraient-il à nous montrer la voie à suivre pour décourager définitivement Amazon de mettre les pieds dans le coin ? Pas complètement : avec les grosses ficelles habituelles pour diffuser la peur à base de risques de « graves troubles à l’ordre public », « violences » et autres « dégradations », cet arrêté aboutit à une interdiction de transports de « marchandises dangereuses » et « armes toutes catégories confondues » du jeudi 26 novembre au lundi 30 novembre. Rien que ça ! L’occasion de multiplier les contrôles, de mettre la pression et de tenter grossièrement de diviser le front commun large et vigoureux qui se constitue contre la venue d’Amazon à Montbert. Tout cela ne saurait cacher leur crainte principale : que la lutte se densifie et s’ancre localement de toutes sortes de manières différentes dans les prochaines semaines. Cet arrêté est donc une bonne raison de plus pour se retrouver très nombreux.ses ce samedi 28 novembre à Montbert à 14h.
Covoiturage au départ d’Angers : Rendez-vous à 10h30 place de La Rochefoucauld, en face du musée Jean Lurçat ( organisation suivant le nombre de voitures et de participants ). Piquenique en arrivant à Monbert. Retour à Angers vers 19 heures.


Alors Zadiste = Terroriste ? Cela rappellera des souvenirs aux plus anciens :

Le vivant contre le profit Relaxe pour Sully !

Le Cercle 49 invite les Angevin.e.s à une virée militante en Loire-Atlantique le jeudi 26 novembre :
9h30 départ en covoiturage de la place de La Rochefoucault
11h30 déjeuner à la Maison du Peuple de Nantes ( dépôt de dons )

14h rassemblement devant le tribunal de Saint-Nazaire
– Et pourquoi pas une halte à la Zad du Carnet sur la route du retour ( par le sud-Loire ) suivant l’heure et les souhaits de chacun…

APPEL DU COMITÉ DE SOUTIEN :
Jeudi 26 novembre, à 14h aura lieu le procès de notre camarade Sully.
Nous appelons celles et ceux qui veulent lui manifester leur soutien à se rassembler à l’extérieur du Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire ce jour.
Sully aura déjà fait 1 mois de détention ferme à l’issue de son arrestation. 1 mois pour « rébellion », face à 300 gendarmes suréquipés (sic !). 1 mois ferme après avoir été pendu à une pelleteuse, à demi-conscient, devant les caméras. L’arrogance du pouvoir à dominer et humilier toutes formes de contestation, même les plus pacifiques est incroyable !
Sully n’aura qu’un soutien : celui que nous saurons lui manifester. Le tort fait à un militant de la cause est un tort fait à tous. Si nous restons inactifs face à de tels comportements des forces de police, c’est un boulevard qui s’ouvre pour l’instauration d’un régime de terreur policière et judiciaire.
Sully doit être libéré sans délais ! Malgré les conditions difficiles actuelles, nous nous devons d’être là pour le soutenir et l’accueillir à sa sortie.
Solidarité avec tous les défenseurs du vivant !
Le rassemblement a été déclaré en préfecture par l’association NNDL Poursuivre Ensemble. Vous pouvez venir sans craindre d’être verbalisé en imprimant et en remplissant cette attestation :

Rappel des faits :
Jeudi 15 octobre est un jour noir pour le Village du Peuple. Le lieu-dit La Petite Lande à Donges est occupé depuis plus d’un an et demi par des personnes venues défendre ce lieu et la nature environnante contre un projet de zone industrielle. Ce corps de ferme se compose de bâtisses du 18ème siècle, de son four à pain en passe d’être restauré, de sa vieille presse. Il est entouré d’arbres multicentenaires, de chevaux qui pâturent librement, et enfin de 60 hectares de terres humides et arables destinés à la bétonisation par la communauté de communes de Saint-Nazaire, la CARENE.

Au petit matin, ce sont plusieurs centaines de gendarmes mobiles qui déferlent sur le lieu en hurlant, matraque au poing. Le lieu est envahi en quelques minutes de forces de l’ordre masquées et casquées. Les élus du secteur sont conviés à la destruction programmée, le sous-préfet lui-même supervise sur les lieux l’opération. La brigade canine en treillis militaire sillonne les lieux. L’hélicoptère est déployé. Les drônes survolent en continu l’opération. Darmanin lui-même se fendra d’un tweet vantant l’opération en cours. L’opération d’expulsion et de destruction mobilisera les forces de l’ordre jusqu’à une heure avancée de la journée.

C’est un dispositif énorme qui est déployé pour déloger la vingtaine d’occupants écologistes. Ceux-ci se retranchent pourtant pacifiquement sur les toits et les palissades sans manifester aucune résistance. Mais le déploiement d’une écrasante armée de forces de l’ordre ne suffit pas à satisfaire l’orgueil du pouvoir exécutif. Il faudra y ajouter l’humiliation. C’est une humiliation grave que subira notre camarade Sully.
La scène est filmée et deviendra virale sur les réseaux :
https://www.facebook.com/2090939627641088/videos/703803533565008).
Les faits, l’attitude indigne et dangereuse des forces de l’ordre sont incontestables. C’est bel et bien un déchaînement de violence policière à laquelle nous assistons en direct. L’issue aurait très bien pu être fatale à notre camarade si il n’avait été assez solide pour encaisser les violences qu’il a subies. Il en sortira avec de nombreux hématomes et des fractures. Sully est d’abord pris en étau entre des policiers montants aux échelles et la mâchoire d’une pelleteuse de l’autre côté ! Rapidement il est encerclé par 5 gendarmes mobiles. Après lui avoir portés plusieurs coups dont un lui fracturera le nez, les forces de l’ordre lui écrasent le corps et le visage sur la palissade sur laquelle il est perché. On l’entend prévenir à plusieurs reprises : « Je ne peux pas respirer. Je ne peux pas respirer… ». Notre camarade finit par perdre connaissance. Rien, absolument rien dans son attitude ne justifiait l’emploi de telles méthodes de la part des gendarmes. Il s’agit d’une pure démonstration de force et d’orgueil de la part de ceux-ci.

Mais les sévices que subira Sully ne s’arrêteront pas là ! Les gendarmes décideront alors d’utiliser la pelleteuse pour le déloger ! S’ensuit une scène qui fera le tour des réseaux sociaux. Pendant de longues minutes, on voit les 5 gendarmes, dont 2 sont perchés sur la pelle de la pelleteuse, tendre méthodiquement une corde à celle-ci et ligoter notre camarade au niveau du torse et des mains. Les gendarmes perchés donnent l’ordre de lever la pelle. Notre camarade se retrouve pendu dans les airs de longues minutes, telle une carcasse qu’on s’apprête à dépecer. Strangulé par la corde et à demi-conscient, on l’entend nettement gémir de douleur et il perdra à nouveau conscience. Pour finir, toute l’opération se solde par échec ! Les forces de l’ordre ordonnent l’abaissement de la pelle, et finissent par débarquer manuellement notre camarade toujours inconscient. Une fois au sol, il sera allongé jambes en l’air en position de sécurité par les gendarmes. Ceux-ci resteront près de lui longtemps alors qu’il reprend lentement ses esprits. Nous venons assister à une véritable pendaison en direct ! Mais ce n’est pas tout ! Aux violences policières, s’ajoutera la vindicte de l’institution judiciaire ! Sully est transféré à la gendarmerie de Montoir où il est placé en garde à vue. Il est déféré le lendemain en comparution immédiate pour un chef d’inculpation hallucinant au vu des faits, et ne justifiant pas d’habitude de telles mesures, celui de « Rébellion ».

Rébellion d’un militant écologiste contre plus de 300 gendarmes suréquipés, le ridicule ne semble pas atteindre le pouvoir exécutif. Au tribunal, Sully demandera un délai pour pouvoir consulter son dossier et préparer sa défense. Malgré une attestation d’hébergement et une promesse d’embauche dans la région, le tribunal choisira de le placer en détention jusqu’au procès, qui doit se tenir le 26 novembre. Plus d’un mois d’incarcération ! Aujourd’hui, Sully est toujours en détention à la maison d’arrêt de Nantes. C’est à un véritable acharnement judiciaire et policier auquel nous assistons. Sully soit être immédiatement remis en liberté ! La barbarie dont ont fait preuve les forces de l’ordre à l’égard de notre camarade doit être dénoncée et sanctionnée. Nous annonçons dès à présent qu’une plainte sera déposée pour rendre justice et dignité à notre camarade.
Une cagnotte en ligne est constituée pour l’aider : côtisez si vous le pouvez. Sully est d’origine populaire, il n’aura que le soutien que nous saurons lui apporter : https://www.cotizup.com/soutienasully
Soyons solidaires face à la répression ! Soyons la vie qui se défend !

Même statut, même salaire Jeudi 26 novembre

Le Cercle 49 relaie et soutient cet appel à la grève de l’intersyndicale Santé 49 ( CFDT CGT FO SUD ) jeudi 26 novembre :

En Maine-et-Loire comme ailleurs, exigeons les 183€ pour tous les agents des établissements, services du social et du médico-social, publics comme privés. Quel que soit le service et l’établissement : un même statut = un même traitement !
Ces dernières semaines, des centaines de rassemblements, manifestations, débrayages ont montré la détermination de milliers d’agents partout en France pour refuser la discrimination que Véran impose par son décret du 19 septembre, excluant du complément de traitement indiciaire de 183 €, des dizaines de milliers de collègues de la FPH exerçant dans le secteur social et médico-social. Dans le département, c’est le cas notamment pour les agents de la MAS du CESAME, du Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille -VillageSt Exupéry, d’ESPACES, du centre de ressources autisme, des SSIAD… Mépris, couvre-feu ou confinement ne nous feront pas lâcher. Nous saurons prendre les dispositions pour venir les chercher au Ministère de la Santé si les 183€ avec rattrapage ne sont pas versés à tous. Véran a beau mentir, truquer et refuser toutes les revendications urgentes, il ne parviendra pas à nous diviser : le médico-social et le social, comme le sanitaire, sont en «1èreligne ». Ceci est également vrai pour les salariés du privé qui sont exclus des 183€. Ainsi, les salariés de la CCN51 du médico-social sont exclus des 183 euros, comme par exemple dans le 49 ceux des Recollets la Tremblaye alors que leurs collègues du sanitaire et des EHPAD vont en bénéficier! Les syndicats CFDT, CGT, FO et Sud du Maine-et-Loire, dont certaines équipes ont participé à la visio-conférence du 12 novembre des établissements en lutte :
– appellent tous les collègues, les syndicats des établissements à se mobiliser pour obtenir les 183 euros pour tous
– appuient toutes les mobilisations qui s’organisent sur ce même objectif
Les syndicats CFDT, CGT, FO et Sud du Maine-et-Loire appellent tous les collègues à se mobiliser et à se mettre en grève, comme partout en France :

Bon anniversaire CJA

Mardi 17 novembre, les Gilets jaunes angevins sont allés fêter leur 2ème anniversaire à Nantes :
– dire merde à l’implantation d’une plateforme Amazon à Montbert
– saluer les Gilets jaunes nantais sur leur rond-point de Grandlieu
– et terminer en manif sauvage dans les rues de Nantes contre le projet de loi sur la « sécurité globale »
Avec, cerise sur le gâteau d’anniversaire, une vitrine de banque à terre arrosée de quelques lacrymos…
On est là, on est là !


Hold-up : Contre la peur ou pour faire peur ?

Une analyse détaillée du film-documentaire Hold-Up publiée sur le site Révolution Permanente :

Depuis le début de l’épidémie, la gestion austéritaire, pro-patronale et répressive de l’épidémie par le gouvernement a été régulièrement dénoncée. Le film Hold-Up, présenté comme un « retour » sur cette gestion semblait aux premiers abords s’inscrire dans ces critiques. Pourtant, sous couvert d’évoquer le Covid-19, le film sert un tout autre projet que la dénonciation du gouvernement.
Depuis le début de l’épidémie, la gestion catastrophique du gouvernement a été éclatante. Scandale des masques, mensonges du gouvernement, manque de moyens à l’hôpital, répression sous couvert d’épidémie, …

Financé via un crowdfunding, Hold-Up prétend justement révéler les dessous de cette séquence et les vérités cachées sur l’épidémie de Covid-19. Sous-titré « retour sur un chaos », le film se présente comme un brûlot visant la gestion sanitaire gouvernementale. Mais en définitive, c’est une autre histoire qu’il entend raconter, celle du « Grand Reset », un projet oligarchique qui menacerait l’humanité. Grâce à l’intelligence artificielle et à la robotisation, le capitalisme n’aurait plus besoin des masses laborieuses pour pouvoir s’enrichir et souhaiterait éliminer la moitié de la population la plus pauvre. Un projet dont l’épidémie de covid-19 ne serait finalement que le faux-nez. Pendant 2h40, Hold-Up tente d’imposer cette thèse au spectateur par une multiplication d’extraits d’entretiens.

Un « documentaire » contre la peur ou pour faire peur ?

Dès le départ le ton est donné par Jean-Dominique Michel, présenté comme « anthropologue » : « Des lors que vous faites croire à quelqu’un qu’il est en danger de mort vous en faites ce que vous voulez ». Cette phrase incarne bien l’idée qui guide le « documentaire ». Dans toute la première partie, le Covid-19 est décrit comme une invention visant à tirer profit du choc créé par une situation de crise sanitaire. Mais, paradoxalement, cette « peur » n’est chassée que pour en dessiner une autre bien plus grande, en expliquant aux spectateurs qu’ils sont en danger de mort tout comme 3,5 milliards d’êtres humains menacés par un complot oligarchique. Un documentaire qui prétend donc mettre fin à la peur du Covid… pour en réalité nous plonger dans une peur bien pire encore ! Celle de l’extinction de la moitié de l’humanité décrite par Monique Pinçon-Charlot. A la fin du film, celle-ci évoque une « 3ème guerre mondiale », un « holocauste » pour se débarrasser de « ces grandes bouches qui ont faim ». Des paroles dont elle disait récemment qu’elles ont été tronquées et retirées de leur contexte mais qui sont utilisées dans le film pour dessiner le spectre d’un complot génocidaire.

Ainsi, si le réalisateur utilise les sensibilités d’un public plutôt anti-covid, anti-vaccin et anti-masque, une sensibilité attisée par la gestion arbitraire et répressive du gouvernement, son film ne vise pas à révéler des vérités sur la gestion de l’épidémie comme il le prétend, mais plutôt à jouer sur la peur pour imposer une lecture confuse de la situation, qui se conclue en évoquant Trump comme sauveur potentiel… Paradoxalement, le documentaire semble ainsi lui-même s’appuyer sur le type de mécanismes qu’il prétend dénoncer et utilise pour cela les méthodes les plus problématiques.

Un « documentaire » qui dit tout et son contraire

Tout le long de ce « documentaire » les contradictions sont légions. Alors que la généticienne Alexandra Henrion-Caude, explique que le nombre de pages de l’OMS concernant les recommandations du masque sont passées de 3 en janvier à 16 en juin, laissant entendre que le contenu serait bidon, elle utilise ensuite ce même rapport de l’OMS pour expliquer les risques en cas de mauvaise utilisation du masque… Évidemment, la voix off utilise ces données pour expliquer l’inefficacité du masque et non pas pour en tirer une autre conclusion , à savoir que, en réalité, le masque doit être porté sans être manipulé autrement que par les élastiques et doit être remplacé toutes les 4h.
Surtout, le documentaire laisse entendre que le masque conduirait à de graves risques physiques ou psychologiques, mais finit par reprocher au gouvernement de ne pas avoir généralisé l’usage du masque assez tôt… Faisant la litanie de toutes les incohérences dans le discours gouvernemental, entre les déclarations de Sibeth Ndiaye et Olivier Véran en mars, le documentaire finit par dénoncer les mensonges et l’impréparation du gouvernement, dont l’absence criante de masques lors de la première vague.

Il en va de même pour l’hydroxychloroquine, à laquelle est consacrée toute une partie du film et dont on a dû mal à savoir pourquoi son interdiction est si problématique si l’épidémie semble bénigne… Incohérent, ce documentaire est un gigantesque concentré de toutes les rumeurs et contradictions soulevées au cours de l’épidémie, des PCR truqués, en passant par les masques inutiles, les Big Pharmas, Dr Raoult et la chloroquine, en finissant par Bill Gates, Attali et l’« holocauste » pour tuer la moitié de l’humanité.

Un documentaire qui mélange allègrement le faux et le vrai

Bien sûr tout n’est pas faux dans le documentaire. L’étude bidonnée sur l’hydroxychloroquine dans The Lancet, les contradictions du discours du gouvernement sur les masques, la dénonciation des lois d’exception mobilisées par le gouvernement sont autant d’éléments réels, qui sont mis en avant par les défenseurs du film pour en prouver la véracité. Pourtant, il s’agit de comprendre ce que le réalisateur tente de faire dire à ces informations. De fait, la méthode de Hold-Up se base sur l’accumulation de faits, vrais et faux, sans lien les uns avec les autres pour imposer un récit à un auditoire qui, dans une période de crise, d’épidémie, a besoin de se rassurer. Celui qui déteste le capitalisme y trouvera son compte, celui qui déteste être confiné y trouvera son compte, celui qui n’a pas confiance dans les politiques y trouvera son compte, celui qui déteste les vaccins y trouvera son compte etc… Et le procédé de démonstration, utilisant des donnés de manière partielle et partiale, permet finalement de démontrer ce que l’on veut.

Un premier exemple de cette méthode se trouve dans la courbe de décès du Covid-19, visant à démonter l’absence de deuxième vague. La voix off explique que le gouvernement met en avant le nombre de cas de Covid en masquant la courbe des décès car elle serait plate. Or, voici ci-dessous la courbe des décès dans le reportage, qui laisse apparaître un début de deuxième vague, et derrière la courbe actuelle, dans laquelle le nombre de décès augmente pour atteindre entre 300 et 800 par jour, autant que durant la première vague. En clair, les données sont tronquées volontairement pour confirmer la thèse du réalisateur.

Autre falsification, le fameux exemple suédois. « La Suède n’a pas confiné, les chiffres parlent d’eux-mêmes » explique ainsi la voix off en insistant sur le nombre de morts plus faible qu’en France, sans évidemment préciser que le nombre de morts par habitants y est quasiment identique… dans un pays où la densité par habitants est bien moindre que la France. Le même type de procédé est utilisé sur la question de la tuberculose. La voix off explique qu’il y a eu 1,5 millions de mort de la tuberculose dans le monde en 2019 contre 1,2 millions du Covid-19 en 8 mois. Le chiffre est vrai, mais il n’est pas précisé que le nombre de morts de la tuberculose en France est seulement de 350 morts en 2017. Il ne dit pas non plus que les les morts de la tuberculose se concentrent dans une vingtaine de pays, notamment des pays dont la prévention sanitaire est désastreuse, où les populations les plus pauvres sont les plus touchées et en particulier les personnes atteintes du VIH, ainsi que les personnes présentant des comorbidités. Ce nombre de morts est évidemment insupportable, mais il démontre, non pas que le Covid ne tue pas, mais que les classes dominantes ne font rien pour sauver les populations pauvres des maladies déjà existantes, comme elles ne font rien pour les 21 000 personnes qui meurent de la faim chaque jour dans le monde.

Autre manipulation des chiffres : l’exemple du paquebot Diamond Princess. Dans le documentaire, Michael Levitt, biophysicien, explique que sur 700 contaminations seulement 7 personnes seraient mortes, soit 20% de personnes contaminées pour un taux mortalité de 1%. Rapporté sur l’ensemble du Royaume-Uni, ce taux de mortalité ne conduirait qu’à 55 000 morts d’après Michael Levitt, pour qui ce chiffre serait négligeable. Or, non seulement, rapporté à la population du Royaume-Uni on aboutit non pas à 55 000 mais à 112 000 morts, mais surtout le physicien, pas très bon en maths, oublie que le bateau avait été placé dans la quarantaine la plus stricte et que le taux de contamination d’une épidémie qui s’est développée à l’échelle mondiale serait certainement très nettement supérieur à celui sur un bateau.

On pourrait poursuivre ce travail de vérification des informations une par une, comme sont en train de le faire certains médias. Ce qui semble central c’est de noter le caractère très problématique de la méthode employée et qui donne une idée de la nature du « documentaire ». Un constat corroboré par les réactions de certains intervenants, comme Monique Pinçon-Charlot, qui ont dénoncé comment leurs propos – ambigus à l’origine – ont été découpés et utilisés pour servir le narratif défendu par le réalisateur.

Une lutte intransigeante contre le gouvernement et sa gestion répressive n’implique pas la confusion

Le succès de ce film est à la hauteur de la colère suscitée par la gestion pro-patronale et austéritaire du gouvernement. Une gestion dirigée par la volonté de préserver l’économie, marquée par le refus d’investir dans la santé, de préparer la deuxième vague, d’accroître les moyens dans l’Éducation Nationale et de contraindre le patronat. Une gestion marquée également par le manque d’anticipation, à commencer par la recherche sur les coronavirus, abandonnée en 2006 comme le rappelait Bruno Canard, virologue au CNRS, en mars dernier. Autant d’éléments qui conduisent à une politique criminelle, face à laquelle nombreux sont ceux et celles qui cherchent des réponses. On ne peut ainsi que faire le constat d’une gestion sanitaire désastreuse dans de nombreux pays, notamment en France, où depuis des années les services publics sont décimés. La stratégie de confinement est une méthode archaïque, une stratégie sanitaire utilisée en l’absence de moyens pour tester, protéger et soigner. En outre elle s’accompagne d’un renforcement autoritaire du pouvoir et d’un état d’exception permanent qui dessine une instrumentalisation de l’épidémie à des fins répressives. Celles-ci ont d’ailleurs conduit à un déchaînement de violences policières dans les quartiers populaires, jamais mentionnées dans Hold-Up.

Contrairement à Michael Yeadon, « ancien directeur de la recherche chez Pfizer », nous ne faisons pas partie de ceux qui pensaient que « le gouvernement était honnête » avant la crise. Nous avons toujours combattu le gouvernement, dénoncé sa politique, sa répression, ses attaques contre l’Éducation Nationale ou l’hôpital, sa violence… Mais ce point de vue n’implique pas d’adhérer aux idées défendues dans Hold-Up ni de refuser de voir les contradictions de la situation. De fait, si le confinement est une stratégie moyenâgeuse qui permet un renforcement répressif, elle a aussi un coût pour le gouvernement. L’économie est frappée par le virus, les populations les plus pauvres de plus en plus précarisées et les classes moyennes se retrouvent également attaquées, comme nous le voyons ici en France entre les plans sociaux de masse et les petits commerces qui mettent la clé sous la porte.

De même, alors que les intervenants du film ne font que parler de la « peur », décrivant la France comme un pays quasiment paralysé par l’angoisse de l’épidémie et accréditant l’idée que le Covid-19 aurait permis de domestiquer la population, le tableau nous semble bien différent. Quid des 30 000 jeunes sortis dans la rue en juin contre le racisme et les violences policières ? Des dizaines de milliers de sans-papiers mobilisés pour leurs droits en juin et plus récemment en octobre ? Des professeurs qui ont récemment rompu l’atonie en se mettant en grève contre le gouvernement et en manifestant ? Beaucoup des défenseurs du film sont animés par une sincère volonté de lutter contre le gouvernement. Mais on ne peut pas lutter contre la bourgeoisie en utilisant des procédés fallacieux servant à embobiner les membres de notre classe avec les théories complotistes comme celle du « Grand Reset », ou encore faire parler des charlatans anonymement pour accréditer sa vision.

En outre, quelles perspectives offre ce film ? Soutenir Donald Trump comme le laisse entendre sa conclusion ? La manipulation semble si immense qu’elle rend chacun impuissant. Dans le même temps, si ce documentaire fait autant parler, c’est qu’il est le symptôme d’un manque de direction politique et d’intervention de notre classe dans la période. Une période de crise profonde dont beaucoup ne savent pas quelle en sera l’issue. Mais au lieu de s’organiser pour lutter pour des conditions sanitaires dignes, de s’opposer aux lois répressives, de préparer les futures grèves qui permettront de mettre à mal le gouvernement, d’empêcher les licenciements, de tels films ne sont fait que pour conforter le faux-sentiment de ne pas faire partie des « moutons ».

Face à la crise, l’urgence de s’organiser pour renverser ce système

Nous considérons avec urgence et détermination la nécessité d’en finir avec ce système, non pas uniquement en France, mais à l’échelle internationale. La situation dans laquelle nous sommes, qu’il s’agisse de cette crise sanitaire ou encore de la crise économique, ne sont que les résultantes de la dégénérescence d’un système capitaliste qui est à bout de souffle. Il n’y a qu’à voir depuis la crise de 2008 comment les classes dominantes, dans de nombreux pays, font face à un retour de la lutte des classes à échelle internationale. En France, nous avons connu depuis 2016 des mobilisations de plusieurs secteurs de notre classe contre le pouvoir, de plus en plus fragilisé par les crises, avec récemment le mouvement des gilets jaunes ou encore la lutte contre la réforme des retraites. Mais, récemment, nous avons également vu le peuple algérien, libanais, chilien ou encore bolivien lutter contre le pouvoir. Que dire également des manifestations importantes contre la police américaine et le racisme systémique de l’été dernier ?

Contrairement à ce qu’explique ce documentaire, pour qui toute cette crise est une stratégie de l’oligarchie, jamais depuis un siècle le capitalisme n’a été touché autant sur le plan économique que sur le plan politique. Quelles seraient donc les raisons économiques de cette crise sanitaire qui a fait perdre déjà des centaines de milliards de dollars partout dans le monde ? Certes, certains secteurs arrivent à s’en sortir comme les labos pharmaceutiques. Mais il n’est pas sérieux de penser que, pour vendre des médicaments et des vaccins, le multimilliardaire Bill Gates serait à l’origine d’une crise qui met à mal toute une partie des classes dominantes en frappant l’économie, attisant la colère et préparant de nouvelles explosions de la lutte de classe. Les syndicats de patrons partout dans le monde font d’ailleurs leur maximum pour que la vie reprenne son cours normal et que les prolétaires continuent à produire, expliquant : « On tue l’économie pour sauver quelques vies » – ce que semblent défendre certains intervenants du reportage. Dans ce cadre, il ne s’agit pas de nier le virus, ou de se battre pour ne pas porter de masque, mais de faire valoir le fait que nos vies valent plus que leurs profits et de se battre dans cette perspective.

Nul besoin donc d’être devin pour comprendre et voir que, sous le capitalisme, les crises économiques, les épidémies et les crises climatiques vont en s’accentuant. C’est toute la folie d’un système qui doit être détruit, pour en finir avec l’oppression et l’exploitation de millions d’êtres humains sur la planète. Voilà notre conclusion : celle de ne pas sombrer ni dans la peur, ni dans le complotisme, mais dans une logique de compréhension de la situation politique afin de s’organiser et passer à l’offensive. Pour que ce soit les capitalistes et non notre classe qui payent la crise.

Encore une autre analyse, en vidéo :

La face même pas cachée du monde : le capitalisme

COMPRENDRE LA CRISE SANITAIRE EN 18 MINUTES :
40 ANS DE PRIVATISATION DANS LA SANTÉ…
Le seul « complot », c’est le capitalisme !
C’est dimanche, il pleut, prenez 18 minutes pour regarder et diffuser ce petit documentaire. Un récapitulatif clair et précis sur les 40 années qui viennent de s’écouler :
40 ans de privatisations, de réductions de moyens, de suicides chez les soignants, et de demande de soutien.
40 ans de mépris de la part des gouvernements successifs.
Et à l’arrivée : une crise sanitaire majeure, pas de moyens pour y faire face, et un gouvernement qui ne gère la situation que par une répression affolante.

Il n’y a donc pas de complot derrière cette crise.
Le seul complot, c’est celui des riches et des puissants.
L’ennemi n’est pas caché, c’est le capitalisme.
Nous sommes en guerre, en guerre de classe.

mardi 17 novembre STOP Amazon et son monde !

Le Cercle 49 invite les Angevin.e.s à se rendre au rassemblement prévu ce mardi 17 novembre contre l’implantation du géant Amazon dans la banlieue sud de Nantes. Un covoiturage au départ d’Angers se fera place de La Rochefoucault devant le musée Jean Lurçat à 9H30 ( organisation sur place suivant le nombre ).
Après le rassemblement contre Amazon, nous nous rendrons à la manifestation ( déclarée et autorisée ) contre la loi sur la sécurité globale ( 17h30 devant la préfecture de Nantes )

Juste avant le reconfinement, l’ogre du commerce en ligne a ouvert une « petite » plate-forme logistique pour « livraisons express » à Carquefou, au grand dam des postiers voisins. Amazon compte maintenant étendre localement son empire avec la construction d’une centrale XXL de 184 000 m2 à 20km au sud de Nantes près de Montbert. Ce hangar géant, projeté sur des parcelles en friche et un ancien institut psychiatrique, sortirait de terre en 2021. Dans le business plan de Jeff Bezos – homme le plus riche de la planète – des milliards de vies confinées s’avèrent une opportunité rêvée afin d’asseoir le modèle écocide et ultracapitaliste d’un monde sans contact et d’éliminer tout ce qui l’encombre encore sur ce chemin. Par les temps qui courent, la multinationale aux employé.es littéralement robotisé.es représente à peu près tout ce qu’on peut cauchemarder de pire pour l’avenir en terme d’empreinte carbone, de conditions de travail avilies, d’asphyxie des protections syndicales, de démantèlement du code du travail, de perte du lien social….

Il y a deux ans, Amazon avait dû renoncer à installer cette plate-forme près de la zad de Notre Dame des Landes par peur du grabuge. Récemment à Rouen ou en Alsace, des projets d’entrepôts Amazon ont été momentanément bloqués. Nous devons augmenter la pression populaire et ne pas leur laisser mettre le moindre pied sur les terrains visés. Un collectif « stop-amazon » s’est récemment créé pour leur faire barrage en Loire-Atlantique avec divers syndicats et collectifs. Rejoignons-le.
Premiers signataires : Solidaires 44, la cagette des terres, NDDL Poursuivre Ensemble, le PRE, des Habitant.es de la zad NDDL, La Commune de Chantenay

Un rassemblement pique-nique, création visuelle aura lieu le 17 novembre. Rendez-vous au leu-dit « Le Butay » à Montbert, à 20 minutes de Nantes. Les manifestations publiques ne sont pas interdites pendant le confinement. Le rassemblement du 17 a fait l’objet d’une demande d’autorisation validée en préfecture. Il est donc possible de s’y rendre en remplissant ce modèle d’attestation :

Liberté pour Vincenzo

Un délibéré globalement très favorable à Vincenzo Vecchi a été rendu mercredi 4 novembre par la Cour d’appel d’Angers. Malheureusement nous apprenions deux jours plus tard que le procureur d’Angers entendait bien le remettre en cause et se pourvoir en cassation. On assiste là à un incroyable acharnement judiciaire de la part de l’État français. Le Comité angevin de soutien à Vincenzo fait le point sur ces derniers évènements dans un communiqué reproduit ici.
Mercredi 4 novembre, la Cour d’appel d’Angers rendait une décision globalement très positive. Le chef d’inculpation «dévastation et pillage» pour lequel Vincenzo a été condamné à 10 ans de prison a été rejeté, les juges ayant estimé qu’il n’existe pas d’équivalent en France.
On peut se réjouir que la justice française ait rejeté ce chef d’inculpation issu d’une loi de 1930 du régime fasciste de Mussolini, ainsi que du fait qu’elle ait donc une nouvelle fois refusé l’exécution normale d’un Mandat d’Arrêt Européen qui ne servirait qu’à condamner à une peine totalement injuste et complètement disproportionnée un simple manifestant et qui permettrait de faire passer un message répressif fort.
Les comités de soutien à Vincenzo peuvent se féliciter, ainsi que toutes celles et ceux qui se sont mobilisés de tout le travail de recherches, d’organisation, de sensibilisation et de mobilisation mené jusqu’à maintenant et de cette décision très favorable. Face à la répression, nos mobilisations et nos solidarités payent!

D’autres chefs d’inculpations ont toutefois été retenus, laissant à Vincenzo un reliquat de 2 ans et 4 mois à purger, ramené à 15 mois en prenant en compte le temps qu’il a déjà passé en prison. Il ne restait alors plus qu’à s’assurer que ce reliquat puisse être purgé en France et non en Italie, et de savoir s’il allait y avoir un aménagement de peine. Une nouvelle audience devait avoir lieu prochainement pour en décider.
Seulement voilà, 2 jours après que cette décision soit rendu, on apprenait que le procureur d’Angers a décidé de se pourvoir en cassation pour essayer de casser cette décision. On assiste là à un incroyable acharnement judiciaire de la part de l’État français qui semble ne rien vouloir lâcher. Rassurez vous, nous non plus!
Alors que la décision de la Cour d’appel d’Angers paraissait à tout le monde très travaillée, minutieuse et nuancée (n’étant pas non plus totalement favorable à Vincenzo), ce pourvoi en cassation semble bien plus relever de choix politiques que de cohérence juridique. D’autant plus que nous apprenons dans le même temps que deux policiers italiens impliqués dans la féroce répression des manifestations contre le G8 de Gênes de 2001 et condamnés pour falsification de preuves, viennent d’être promus par la ministre de l’intérieur italienne Lamorgese. (Rappelons que c’est pour avoir participé à ces manifestations que Vincenzo a été condamné.)

Le combat continue. Plus que jamais nous devons rester mobilisé.es et déterminé.es, avec Vincenzo, pour faire face à la répression!

Création d'un Espace de Rencontre Citoyen, Ludique et Educatif