Archives pour la catégorie Appels & Soutiens

Mardi 23 avril Café repaire Le nucléaire ? Non merci !

Mardi 23 avril,
le Café repaire vous donne rendez-vous pour
une soirée d’information et de discussion
avec les camarades du réseau Sortir Du Nucléaire 49
et du Comité angevin de soutien à Bure.

Au programme de la soirée :

– le « débat national » sur la gestion des matières radioactives
– le faux-convoi Chinon-Flamanville ( le projet EPR )
– les journées de mobilisation à Nancy ( 1er et 2 juin )
– le passage de l’Atomik tour à Angers ( 27/28/29 juin )

On compte sur vous en particulier pour aider à préparer le passage
de l’Atomik Tour à Angers ( idées, matos, coups de main… )
Au bar Le Challenge ( 12 place Mendes France )
à
partir de 19h30 comme d’hab’.

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Ne plus accepter…

Rendez-vous une nouvelle fois dans la rue samedi prochain 20 avril.
Départ de la manifestation au jardin du Mail à 14 heures.
Pour ne plus accepter le mépris, l’arrogance du pouvoir.
Pour ne plus accepter l’exploitation au travail.
Pour ne plus accepter la misère, la précarité.
Pour ne plus accepter l’injustice, l’iniquité.
Pour ne plus accepter ce qu’a subi Marion le samedi 16 mars :

Exigeons l’amnistie des Gilets Jaunes !
Signez la pétition :

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.
La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.
On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’État.
C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.
Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.
Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.
Allez, un petit texte trouvé sur le net pour terminer avec le sourire :
Il n’y croyait plus, l’Emmanuel.
Il était au fond du trou.
Il allait à la synthèse de son suicide politique.
Quand soudain…
Miracle !
Message venu du très haut.
Colère de Dieu, foudre de Zeus, et la plus grande église de Paris
réduite en cendre à peine deux heures avant le très attendu
désastreux discours de (je vous salue) notre président.

Au niveau communication, c’était impossible de rêver
un coup de bol aussi improbable.

Tout est réuni :
La dramaturgie : le président était en train de répéter,
et soudain son téléphone sonne : Président !
Notre sainte église part en feu dans les Enfers de flammes jaunes !
Le symbole : Le sacré contre le vulgaire matérialisme.
Si la loi de 1905 n’était pas abolie, sûr qu’on nous aurait invités à s’agenouiller pour prier pour se faire pardonner des désordres provoqués. Le président peut donc se payer le luxe de ne même pas fixer de date
pour une future éventuelle synthèse.

Recueillement oblige.
Pas de Gilets Jaunes avant votre prière du soir.
Mais, au fond, ce signe du ciel est peut-être une bonne chose.
Cela permet de nous épargner, en plus d’un interminable monologue,
les interminables commentaires sur ce monologue,
qui n’auraient été suivis, finalement, de rien.

Finalement, on gagne du temps.
Et puis ça va donner du boulot aux compagnons !

Olivier est tombé mais son arche restera debout

Nous, les Gilets Jaunes du rond-point de Campanile,
avons construit l’Arche de l’Olivier
en mémoire de notre camarade décédé pour notre cause.
Aujourd’hui quasiment achevé, ce monument en bois
est le symbole de notre cohésion, de notre fraternité,
de notre lutte et de notre désir de justice.
Mais voilà,
la préfète du Lot-et-Garonne
impose aujourd’hui son démantèlement.
Nous nous opposons à cette destruction.

Soutenez-nous !
Signez la PÉTITION.
A Villeneuve dans le Lot-et-Garonne, Olivier était un sexagénaire
modéré qui savait calmer les ardeurs des plus vindicatifs.
Ancien chauffeur poids lourd, motard expérimenté, il donnait constamment des consignes pour éviter tout accident au point
que ses camarades le surnommaient « Monsieur sécurité »…
Le jeudi 20 décembre, c’est pourtant lui qui trouve la mort,
renversé par un poids-lourd sur le barrage filtrant au Passage d’Agen
auquel il était venu apporter son soutien.
Après avoir démonté, non sans traîner des pieds, la majeure partie
de leurs installations sur le rond-point du Campanile,
tel que les services de l’État l’exigeaient,
les Gilets jaunes villeneuvois ont entrepris à sa mémoire
la construction d’une reproduction faite de bois
de l’Arc de triomphe.
Eux y voient un symbole.
La préfecture logiquement, ne l’entend pas de la même oreille
et leur demande une nouvelle fois de faire place nette.
Lundi soir, par la main de leur avocat Maître Bouyssonnie,
les Gilets jaunes de Villeneuve ont déposé un recours
en référé-liberté auprès du Tribunal administratif de Bordeaux,
espérant ainsi la suspension de l’exécution de l’arrêté préfectoral
en date du 1er avril qui exige la démolition
de cet Arc de triomphe construit sur le rond-point du Campanile.
« On espère prouver que cet arrêté constitue une atteinte grave
manifestement illégale qui est portée à une liberté fondamentale »,
explique l’avocat, conscient que ce type de recours auprès du tribunal administratif ne possède que de « minces chances » d’aboutir.

 CONSIDÉRANT la totale illégitimité des motifs avancés par la Préfecture du Lot-et-Garonne pour justifier et acter la démolition de l’Arche édifiée au milieu de notre rond-point ;
CONSIDÉRANT la non-conformité de la procédure engagée par les autorités en question visant à user exagérément de leur pouvoir de police administrative à notre encontre ;
CONSIDÉRANT l’imminence annoncée de la destruction susvisée et l’urgence qu’il y a de la suspendre ;
CONSIDÉRANT une violation sérieuse et grave de notre liberté fondamentale d’expression par l’intention manifeste de porter atteinte à notre mouvement en démantelant l’œuvre que nous avons réalisée ;
CONSIDÉRANT l’importance de ne pas céder à la répression et aux menaces formulées par les autorités ;

Sur conseil de nos avocats,
DÉCIDONS d’engager un recours collectif auprès du Tribunal administratif de Bordeaux dans l’objectif de surseoir sinon annuler
les décisions prises par les autorités administratives locales ;
APPELONS toutes celles et tous ceux qui, comme nous, se sentent
légitimes et concernés par la défense et la sauvegarde de la culture
et de l’art populaire, à soutenir cette action en communiquant
leur nom, prénom et adresse postale pour participer au recours.
Si vous souhaitez porter votre concours à notre recours,
vous pouvez envoyer les données citées ci-dessus à l’adresse mail suivante : kev.aubier@gmail.com
Quelques mots d’un internaute :
Madame la Préfète du Lot et Garonne,
représentant l’État, chez nous, en Lot et Garonne,
je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être
si vous avez le temps.
Je ne vous l’adresse pas chez vous
car j’aurais peur qu’elle reste lettre morte
vu vos grandes occupations
en matière d’aménagement du territoire.
J’ai su par le journal
que dans vos projets importants actuels,
vous étudiez le déménagement, sans ménagement
d’un monument contemporain.
S’agit-il par sensibilité critique
que vous avez l’intention, de censurer l’art populaire.
Avec de grands moyens étatiques,
défaire l’arc de triomphe des Gilets Jaunes
du rond-point de Campanile à Villeneuve sur lot ?
Ce symbole d’une « guerre » sociale.
Ce monument en modèle réduit
mais pas en contestation ….réductible.
Celui de Paris, nous souvient-il
de Napoléon, le dictateur guerrier,
avait été chahuté ces temps derniers.
Voulez-vous vous venger de cet affront
que vous jugeriez contre votre champ d’honneur
Il y a sur nos routes bien d’autres ronds points
où comme vous le dites :
« on ne peut tolérer que cela occulte une partie de la vue
aux automobilistes,
ni que leur propre sécurité ne soit assurée. »
Allez-vous examiner le cas de la Porte du Temps
au rond point de Marmande ?

Celui du hangar à tabac au rond point de Tonneins ?
Y aurait-il chez vous deux ronds points et deux mesures ?
Les philosophes de la déconstruction vous auraient-ils conseillée.
Seriez-vous devenu le bras armé du pouvoir de
« La République En Marche » en déroute ?

Vous affirmez que :
« Ce ne sera pas le fait d’une « facho »
qui s’en prend à l’art populaire »
Mais c’est vous madame qui parlez de fascisme.
Ce que vous faites n’est pas de cet ordre,
mais du désordre de la pensée dont vous nous assommez.
L’art contemporain,
ce ne sont pas seulement les Jeff Koons
qui décorent les palais royaux comme celui de Versailles.
Ce sont aussi des symboles
les œuvres des artistes qui nous disent
que « rien de tel pour marquer les esprits,
qu’un monument,
même éphémère »,
et ne vous en déplaise,
feront un peu de notre histoire.
Il est peut-être temps de voir nos triomphes autrement.


Samedi 13 avril 13H30 Pour la liberté de manifester

Le Cercle 49 relaie cet appel de la Ligue des Droits de l’Homme 49
à se rassembler samedi 13 avril à 13H30 place Lorraine
pour défendre la liberté de manifester
et exiger l’abrogation de la loi « anti-casseurs »

Communiqué commun signé par plus de 50 organisations :
Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.
Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.
Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.
Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi nous appelons à manifester partout en France le samedi 13 avril 2019.
Paris, le 8 avril 2019
Lire le dossier sur Bastamag :  Les interdictions de manifester sont des peines politiques qui posent un vrai problème démocratique.
Lire aussi sur Paris-Luttes.info : Il n’y a pas que pour casser qu’on peut avoir besoin de dissimuler son visage en manif.


Message de Yannis Youlountas sur son blog :
Jeudi 11 avril 2019. Nos libertés viennent d’être réduites, une fois encore. Aujourd’hui, c’est notre liberté de manifester qui a été rognée, comme tant d’autres auparavant.
Le processus suit son cours, semaine après semaine, mois après mois, année après année. Ce que certains appellent néolibéralisme ou austérité, c’est-à-dire tout simplement le durcissement du capitalisme, s’accompagne inexorablement du durcissement de la société autoritaire.
Le pouvoir creuse les inégalités en même temps qu’il réduit les libertés et élève des murs. Des murs pour nous diviser, nous isoler, nous enfermer dans des petites vies passées à nous regarder le nombril.
Les murs s’élèvent autour de nous et la nuit tombe.
Les murs s’élèvent autour de nous et le temps presse.
La démocratie directe et l’Anarchie ne sont pas seulement des utopies actuelles, mais surtout cruciales face aux enjeux de l’époque. Voici pourquoi.
80 ans après la révolution anti-autoritaire et libertaire en Espagne, certains profitent évidemment de cet anniversaire pour prétendre que les temps ont changé et que ces utopies ne sont plus d’actualité.
Pourtant, l’abrutissement, l’exploitation et la domination n’ont fait que changer de forme. Il suffit de contempler la brochette de dirigeants planétaires qui mènent actuellement l’assaut contre l’humain, la vie et la Terre, détruisant partout, quotidiennement, des années de rudes conquêtes sociales et transformant en marchandise tout ce qui respire à la surface du globe.
Dans ce monde, en réalité, il n’y a plus d’exil possible. Le léviathan capitaliste et autoritaire règne sur la quasi-totalité des mètres carrés où nous posons nos pas. Au-delà des différences palpables, celles qui poussent à migrer, c’est toujours le même néant qui prétend marcher en avant, mais qui ne fait rien d’autre que nous priver de notre liberté de choisir vraiment notre vie.
Dès qu’un vent nouveau se lève quelque part, dans des villages lointains, dans un quartier du bout de l’Europe ou sur une ZAD voisine, c’est toujours le même refrain, la même réaction, le même empressement de terrasser ce qui gêne, expérimente autre chose et donne à voir une autre façon de vivre et de s’organiser.
Depuis toujours, ce qui menace l’équilibre fragile du pouvoir et son assise symbolique est systématiquement surveillé, discrédité ou combattu. Mais la différence aujourd’hui réside dans les progrès technologiques vertigineux qui, pour l’instant, profitent plus au pouvoir, où qu’il soit, qu’à tous ceux qui tentent diversement de lui résister.
Autrement dit, à nos raisons passées de proposer la démocratie directe et l’Anarchie vient s’ajouter une raison de plus, nouvelle et plus cruciale encore : une indéniable course contre la montre technologique a commencé entre le pouvoir et nous. Dans les temps qui viennent, il sera de plus en plus difficile de lui résister. Un jour, ce sera peut-être impossible. Sa domination sera totale.
Ceci n’est pas l’évocation d’un roman dystopique, mais bien la réalité de demain qui se dessine sous nos yeux. L’époque est fasciste. Fasciste et totalitaire. Parce que le pouvoir se rapproche assidûment de son but de tout contrôler et parce que — nous le savons bien — si un jour il le peut, il ne se gênera pas pour se perpétuer en anéantissant toute voix discordante.
La question politique de la démocratie directe et de l’Anarchie n’est donc plus seulement celle de prendre nos vies en mains. Elle est désormais de sauver la vie elle-même, avant qu’il ne soit trop tard.
Par-delà nos différences, nos manières de nous organiser et de lutter, notre but ultime doit être, plus que jamais, de détruire le pouvoir, tant qu’il est encore temps. Pour y parvenir, reste à nourrir cette transformation de l’imaginaire social par tous les moyens possibles : débats, livres, films, échanges de pratiques, convergences de luttes, solidarité sans frontière, éducation anti-autoritaire, démontage de la fabrique de l’opinion, boycott des médias mainstream, progression des auto-médias, développement de plateformes multilingues de contre-information, entartage de ceux qui prétendent nous gouverner, représailles ciblées contre chaque décision mortifère, sabotage furtif et imprévisible du dispositif de domination, soutien mutuel parmi les diverses formes de résistance, riposte solidaire à chaque coup reçu, extension des champs d’application de la désobéissance, occupations furtives et permanentes, multiplication des zones expérimentales et rebelles, propagation de l’autogestion, généralisation des assemblées, libération des communes et des territoires…
Détruire le pouvoir, avant qu’il ne nous détruise.
Yannis Youlountas

Samedi 13 avril 14 heures Unis contre le mépris !

Rendez-vous samedi 13 avril pour l’acte XXII
14 heures au jardin du Mail
Gilets jaunes et enseignants en colère, unis…

Contre le mépris et la malhonnêteté du pouvoir
envers Geneviève Legay d’abord :

Contre le mépris et la malhonnêteté du pouvoir
envers tous ceux qui réclament justice et dignité ensuite :

Article paru dans Nantes révoltée

Le mardi 9 avril, les « conclusions » du «grand débat » organisé pour gagner du temps en plein mouvement des Gilets Jaunes étaient officiellement présentées devant la presse. Des conclusions qui, sans surprise, vont totalement dans le sens du gouvernement.
Alors qu’il s’agit, en principe, de répondre à l’immense colère populaire qui s’exprime depuis 5 mois contre le gouvernement et sa politique, Édouard Philippe a estimé, sans aucun complexe, que ce « débat » avait confirmé les orientations du pouvoir.
«Les Français ont compris, avec maturité, qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique » a notamment déclaré le Premier Ministre, transformant la demande de justice fiscale en prétexte pour s’attaquer aux services publics.
Traduction en langage clair : « Alors que des centaines de milliers de français réclament dans la rue des droits sociaux et de la dignité, nous allons continuer à appliquer les recettes ultra-libérales, réduire les impôts pour les riches et sabrer les acquis sociaux. Le tout au nom de la réduction des déficits. »
En bref, ce qui est annoncé, ce sont des politiques rigoureusement identiques à celles menées ces dernières années. Mais plus fort, plus vite, et plus violentes.
Avec son « grand débat », Macron ne fait même pas semblant de lâcher quelques miettes. Il crache publiquement au visage des Gilets Jaunes et des démunis.
Au delà de cette provocation, c’est l’intégralité de cette « consultation » qui est truquée depuis le début. Alors que le gouver-nement affiche des chiffres de participation importants, le journal Le Monde a décortiqué les contributions récoltées, et voici ce qu’il en ressort :
« -certains contributeurs ont copié et collé des dizaines (voire des centaines) de fois leur texte ;
– plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots ;
– plus de la moitié des textes rédigés sont en fait des doublons ou des champs vides »
De là à imaginer des cohortes de militants macronistes recopiant les mêmes « doléances » par dizaines pour soutenir le gouvernement, il n’y a qu’un pas.
Macron devrait faire des annonces dans les jours prochains. Alors qu’il est prouvé que tout est factice dans ce simulacre de débat, qui n’a été qu’un couteux monologue présidentiel escorté par des armées de CRS.
Tout est faux. De son organisation en pleine panique face à la colère populaire, à la « restitution » qui permet à ce gouvernement à bout de souffle et seul au monde de s’autocélébrer.
Sources

Vendredi 5 avril Soutien aux coquelicots !

Le Cercle 49 sera présent vendredi 5 avril
Place du Ralliement à 18 heures 30
pour soutenir l’appel Nous voulons des coquelicots
qui demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse :

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant.
Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin,
dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles,
dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux
dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises.

Les pesticides sont une tragédie pour la santé.
Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson,
des troubles psychomoteurs chez les enfants,
des infertilités, des malformations à la naissance.
L’exposition aux pesticides est sous-estimée
par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant.
Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place.
Il y en a des milliers.
Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée.
Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans;
la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles
semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares.
Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive.
Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.
Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction
de tous les pesticides de synthèse en France.
Assez de discours, des actes. »
N’oubliez pas de signer la PÉTITION en ligne.
Une chanson animera le rassemblement, texte à imprimer ICI
Ce rassemblement sera reconduit ( Place du ralliement à 18h30 )
tous les premiers vendredis de chaque mois jusqu’en octobre 2020.
Une centaine de citoyen-ne-s à travers la France a pratiqué
des analyses d’urines pour rechercher des traces de glyphosate, principal marqueur de notre ingestion quotidienne de pesticides.
Le glyphosate est une molécule de synthèse créée par l’homme
et impossible à trouver naturellement dans l’environnement.
100 % des analyses ont été positives, preuve de la présence
des pesticides dans notre organisme.
J’ai des pesticides dans mes urines ! ET TOI ?

Mardi 2 avril, soutien aux copains sans-papiers

Au printemps 2005, un petit groupe d’enseignants se sont réunis et mobilisés pour soutenir des élèves et leurs familles en « situation irrégulière » qui étaient menacés d’expulsion. En peu de temps, se sont joints à eux de nombreux individus, membres ou non d’associations, de collectifs, de syndicats…C’est ainsi qu’était créé le Collectif de Soutien aux Sans-Papiers du Maine-et-Loire, le CSSP49.
Nos mots d’ordre, arrêt des expulsions, régularisation de tous les sans-papiers, libre circulation et d’installation des individus, sont vite devenus une évidence pour le Collectif.

Aujourd’hui, nous soutenons des migrants mineurs et majeurs dans des lieux autoréquisitionnés sur le plan matériel, moral et administratif. Toutes les formes d’aides sont les bienvenues face à l’incurie des pouvoirs publics à l’égard de ces personnes.

  • Fourniture de vêtements, nécessaire de couchage, de toilette, vélos
  • Fourniture de nourriture, récupération des invendus en boulangerie
  • Prise en charge d’un demandeur d’asile pendant un weekend ou des vacances
  • Accompagnement des demandeurs d’asile devant les administrations.
  • Transport ponctuel
  • Petits travaux d’entretien
  • Dons par chèque à l’association Asile et partage

Mardi 2 avril au bar Le Challenge (12 place Mendes France)
venez nous rencontrer, discuter et de faire un bout de chemin ensemble. La soirée se déroulera au rythme des chansons humanistes de Pierre Perret. Nous les chanterons pour fêter l’amitié et la solidarité qui nous unit tous au-delà des frontières !
Pour contacter le CSSP 49 : cssp49@laposte.net