Archives pour la catégorie ZAD | Zones à Défendre

23 et 30 janvier, soutien à ceux qui luttent en Grèce

Répondons présent à ce nouvel appel à soutien
avec ceux qui n’ont cesse de lutter en Grèce face à l’austérité
en organisant des lieux solidaires autogérés :
centres sociaux, cuisines gratuites, dispensaires médicaux
et centres d’accueil pour migrants.

Il s’agit d’apporter un soutien politique, matériel et financier
au mouvement social en Grèce, qui résiste, crée et multiplie
les initiatives solidaires autogérées ( tant à l’égard des Grecs frappés par une austérité mortifère et une misère dévastatrice qu’à l’égard des réfugiés et migrants bloqués en Grèce ).
Ce convoi est bien plus « qu’humanitaire ».
Notre action est totalement politique.
Notre action soutient directement la résistance,
s’inscrit complètement dans la solidarité
au sein du mouvement social de manière totalement indépendante.
Cette indépendance et ce type d’initiatives de résistance
est indispensable pour ne pas laisser ce terrain
à certaines fondations ou associations humanitaires
créées par les firmes et les multinationales pour améliorer
leur image (social-washing) alors qu’elles sont souvent responsables de la privatisation ou de la destruction du bien commun
( par exemple Vinci, GDF-Suez, EDF, Veolia et beaucoup d’autres firmes françaises prédatrices en Grèce ).

C’est pourquoi notre convoi est avant tout un convoi solidaire.
La Grèce constitue le laboratoire d’expérimentation
des pires politiques libérales de l’Union Européenne
qui ont conduit à une crise économique profonde
et à une crise humanitaire sans précédent.
Le peuple grec est pris en étau entre les intérêts de la dette,
l’intérêt des classes dominantes et les politiques ultra-austéritaires imposées notamment par l’Union Européenne.
Pour toutes ces raisons,
apportons toutes les formes de soutien possibles
au mouvement social grec !
Liste des besoins :
ON VOUS ATTEND A LA GRANDE OURSE !

Publicités

Bon anniversaire !

Jeudi 17 janvier, cela fera 1 an qu’il n’y a plus d’aéroport qui plane au-dessus de la zad ! S’il ne s’agissait que d’une victoire partielle avant les attaques qui ont blessé la zad au printemps, le 17 janvier restera un évènement historique, fruit de décennies de luttes créatives, abrasives et acharnées… Nous avons gagné ensemble cette journée inoubliable et ravivé la possibilité de mettre en déroute certains des aménagements qui ruinent ce monde ! Nous avons œuvré ici à y substituer dans la durée un territoire vivant et solidaire, bien commun des luttes. Pour le célébrer et continuer à se projeter, nous proposons d’instaurer un nouveau jour férié et vous invitons à une première fête d’anniversaire. Ce sera aussi l’occasion de présenter publiquement les premiers objectifs du fonds de dotation et la campagne de dons en cours. Elle marque le processus progressif pour réunir les terres, forêts et bâtis de la zad au sein d’une forme de propriété collective à même de favoriser la consolidation des communs.
Dès 14h, il y aura une balade naturaliste.
Et puis à partir de 17h, se succèderont :
– un goûter
– des chants avec la chorale de 17 janvier et du slam avec ben herbert Larue
– des apéros moussus
– un feu d’artifice, un survol poétique du ciel et un rite de victoire
– une marche aux flambeaux
– un banquet avec des plats épatants
– des trous normands
– une présentation spectaculaire du fonds de dotation
– des musiciens de fest’noz
– un intermède shostakovich et musique de chambre
– Filastine + Nova avec un show electro aviateur
– puis des danses incessantes.

UN COVOITURAGE AU DÉPART D’ANGERS EST PRÉVU ! : Inscrivez-vous le plus tôt possible sur : FRAMADATE

3 horaires de départ ( place de La Rochefoucauld ) sont proposés, ceux du retour seront discutés entre nous.

Les équipes cuisines de la zad nous concoctent pour ce soir là un grand repas de banquet ! Merci de vous inscrire avant dimanche soir . Nous pourrons alors leur signifier combien d’Angevins viendront afin qu’elles puissent estimer les quantités de délices nécessaires…

Appel aux masses demain dans la cité phocéenne

Alors que tout le monde s’accorde sur la nécessité de rénover la place Jean-Jaurès, espace public emblématique du centre de la ville de Marseille, le projet fait l’objet aujourd’hui d’une opposition grandissante. Pour permettre au chantier de se dérouler sans heurts, la Soleam, concessionnaire de la Ville, a installé un mur de béton clôturant l’espace public…
LA PLAINE héberge depuis trois décennies une vie culturelle forte, une scène musicale emblématique et de nombreux ateliers d’artistes, cet espace public de près de 2 ha, la plus grande place de la ville, souffrait depuis de nombreuses années de  dysfonction-nements : équipements vieillissants, notamment le jardin d’enfants, éclairage public déficient, revêtement du sol dégradé au fil des différents travaux sur les réseaux. Sa rénovation était attendue pour la renforcer dans son rôle d’épicentre de la vie nocturne, créative et populaire de Marseille.
La Plaine , est un « laboratoire d’expérimentation urbaine populaire » en gestation. Elle devient alors une cause à défendre bien au-delà des frontières de la cité phocéenne.
Samedi 24 novembre sera une grande journée de lutte à Marseille, avec l’agora du collectif du 5 novembre, la manifestation de « Nous toutes » et la manifestation de masse(s) contre le mur de la plaine et son monde : bal masqué contre et autour du mur de la Plaine !
La manifestation se veut joyeuse et carnavalesque, avec des masses symboliques en carton et en mousse fabriquées. Cette manifes-tation a pour but de dénoncer le Mur de la Plaine mais elle s’inscrit pleinement dans une convergence de lutte globale contre les violences sociétales.
Allez, tous ensemble, haut les masses ! Hé haut ! Hé haut !… :

Un bal…des malfaiteurs ? Eh bien, j’en suis !


Soutenons la lutte antinucléaire de Bure !

Parce que nous savons que l’enfouissement des déchets radioactifs sous nos pieds est la dernière planche de salut permettant la poursuite d’une industrie nucléaire insensée.

Parce que nous savons que pour faire face à l’emballement extractiviste du monde, la diplomatie hypocrite des Conférences sur le climat ne suffiront pas, pas plus que les petits gestes du quotidien, ou les proclamations d’intentions d’une industrie capitaliste plus que coupable.

Parce que nous savons que la répression qui s’abat à Bure prend l’un des multiples visages du contrôle social qui s’exerce avec force et violence sur les populations lorsque celles-ci ne marchent ou ne rentrent pas dans les clous : que ce soit depuis trop d’années contre les migrants, celles et ceux qui les soutiennent, les quartiers populaires invisibilisés, les mobilisations contre la loi El-Khomri, les évacuations militarisées de NDDL, Bure, Hambach, ou encore la persécution judiciaire et policière à l’encontre des participants aux mobilisations du G20 à Hambourg.

Parce que nous savons que Bure est devenu le laboratoire répressif majeur des luttes en France.

Et parce que nous croyons à des luttes populaires, diverses, rassembleuses, frondeuses, imprévisibles, nous lançons cet appel à ne plus courber l’échine, partout en France et ailleurs, face aux stratégies de criminalisation et de paralysation des résistances.

Brisons le cercle vicieux de l’isolement imposé par la répression pour reformer celui de nos solidarités aimantes et joyeuses !

SAMEDI 10 NOVEMBRE
Ouvrons partout les bals des Malfaiteurs !

Sur le parvis des tribunaux, au cœur de nos places

Imprimez la chanson d’ouverture du bal :
Nous sommes tous des malfaiteurs !
Pour joindre le Comité angevin de soutien à Bure :
soutien-bure49@riseup.net

Café repaire : bazardons le système, pas la planète !

Mardi 6 novembre retrouvons-nous pour ce nouveau Café repaire
autour des multiples mobilisations qui animent les rues ces jours-ci
et qui concernent toutes des problématiques environnementales :
– mouvement des coquelicots contre l’utilisation des pesticides
– marche contre le dérèglement climatique ( Il est encore temps )
– appel pour la préservation des terres de Notre-Dame des Landes
– lutte contre le projet CIGEO de poubelle nucléaire à Bure.
Tous ces rassemblements à forte connotation écologiste touchent  et mobilisent énormément de monde. Vont-elles devenir le fer de lance de la contestation sociale ?
Cela se pourrait en effet si ces différents mouvements s’imposent en éclairant le débat politico-économique ( productivisme, capitalisme, croissance, consumérisme…) et s’unissent en évitant le piège des querelles de chapelle entre les uns ( partis, syndicats ) et les autres ( mouvements citoyens, alternatives concrètes ) comme l’évoque Fabrice Nicolino par exemple avec le positionnement de la Confédération paysanne dans son Dernier article de Charlie Hebdo.

« La réussite des marches pour le climat du 8 septembre et maintenant du 13 octobre est une bonne surprise. La succession de catastrophes dues au dérèglement climatique – canicule, sécheresses, inondations, incendies de forêts, cyclones – qui a marqué l’été et se prolonge en automne provoque une prise de conscience. Le bouleversement climatique n’est plus une menace lointaine dans le temps et dans l’espace : ses effets sont visibles ici et maintenant. Un changement radical d’organisation sociale apparaît de plus en plus clairement nécessaire : il faut d’urgence sortir du capitalisme ! L’écologie n’est en effet pas compatible avec les politiques libérales menées par des gouvernements aux ordres des grands groupes industriels et bancaires, des lobbys des énergies fossiles, du nucléaire, de l’agro-industrie, de la chasse, des bétonneurs… Ces politiques se limitent à des effets d’annonces, quand elles n’aggravent pas purement et
simplement la situation. Elles deviennent insupportables, et leur inaction de fait devient criminelle. »

« Le succès des marches comme celle d’Angers le 13 septembre repose en grande partie sur ce constat que «  les politiques ne faisant rien, à nous de tout changer  ». De là découle la dimension individuelle et personnelle de cette mobilisation, lisible dans les multiples pancartes, même si des associations comme ATTAC, Greenpeace, Les Amis de la terre, etc. permettaient d’aller encore plus loin dans l’analyse.
Cependant, une mobilisation générale doit se construire dans la durée de façon coordonnée. Nous avons besoin d’un vaste mouvement pour la justice climatique, pour imposer la sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, le passage à une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits, etc.
Or, l’absence du mouvement syndical était patente ce samedi. Les militant.e.s politiques étaient également en nombre réduit  Cela souligne dramatiquement la révolution culturelle à accomplir dans le mouvement ouvrier pour qu’il se saisisse de cette question cruciale pour l’avenir de l’humanité : pas de socialisme possible si la vie disparaît de la planète ! La nécessité du combat contre le double épuisement des travailleurs et de la terre par le capitalisme était déjà soulignée par Marx, avant même que les effets désastreux du mode de développement productiviste ne se fassent sentir à l’échelle planétaire. Le mouvement syndical et la gauche anticapitaliste toute entière doivent en tirer les conclusions et jeter toutes leurs forces dans un combat qui concerne en premier lieu les exploité.e.s et les plus pauvres.
Oui, il y a un besoin urgent d’une politique écosocialiste qui exproprie les capitalistes et «  change tout  »  : la production, la consommation, la circulation des biens et des services, qui organise une planification démocratique, autogérée, pour à la fois satisfaire les besoins sociaux et limiter au maximum les effets sur l’environnement. » ( publication NPA49 )
Notre folie destructrice porte un nom, elle s’appelle capitalisme.
Ou bien avidité, cupidité, mépris, arrogance… si vous préférez.
Si vous n’êtes pas convaincu, regardez cette courte vidéo.
Les images sont de YAB ( désolé ) mais son commentaire gnangnan
a été remplacé par le chant de Greg Lake et son magnifique Epitaph :
« If we make it, we can all sit back and laugh but I fear tomorrow, we’ll be crying. »
L’épitaphe de l’humanité sera-t-il le suivant : « Notre passage sur cette terre ne fut que domination des uns sur les autres et de tous sur la planète. Nous n’avons pas pu, nous n’avons pas su faire autrement.
Encore toutes nos excuses… »
« Confusion will be my epitaph » ( Le désarroi sera notre épitaphe )

A mardi 6 novembre, 19h30 au Challenge comme d’hab’ !

ZAD partout !

« Depuis deux semaines, Marseille est en lutte. Les aménageurs veulent détruire une grande place populaire du centre-ville, La Plaine, qui abrite un grand marché et qui sert de terrain de jeu et de lieu de flânerie aux gens de tous horizons. La mairie veut en faire une esplanade aseptisée avec de nouveaux commerces réservés aux cadres, pour transformer Marseille en parc d’attraction compétitif et consumériste. C’est donc une mobilisation contre la gentrification et l’aménagement autoritaire des villes, qui réunit des milliers de Marseillais depuis le début du mois d’octobre.
La semaine dernière, la mairie a envoyé des dizaines de CRS sur la place pour y couper des arbres, et commencer le chantier de force. En face, des habitants s’organisent pour stopper la destruction : assemblées, manifestations, actions, attaque du chantier …

Samedi, 3000 personnes ont défilé dans les rues de Marseille jusqu’à la place menacée. Arrivé à la Plaine, une cabane a été construite collectivement. Tout un symbole : la structure a été ramenée depuis la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et ressemble furieusement au Gourbi, cabane détruite et reconstruite de nombreuses fois au cours des attaques de la gendarmerie sur la zone. Le bois du bocage nantais dans la grande cité méditerranéenne ! Une solidarité concrète entre les luttes de territoire. Cette cabane devait servir de lieu de rencontre et de base pour la résistance sur la place.
Aujourd’hui, en pleine nuit, dès 4 heures du matin, des dizaines de CRS ont envahi la Place et ont détruit la cabane. Le pouvoir se venge de l’audace des opposants. Dans la charge une personne a été tabassée par les forces de l’ordre. Mais on ne détruit pas un symbole, et la résistance à l’aménagement de la place ne fera que se renforcer.
De Notre-Dame-des-Landes à la Plaine, la ZAD est partout ! »
( Publication Nantes révoltée )

A Bure comme ailleurs Tou.te.s malfaiteurs !

Le Cercle 49 relaie et signe cet appel de la Coordination Stop CIGEO
à dénoncer la criminalisation de la lutte
contre le projet de poubelle nucléaire à Bure :

COMMUNIQUE COMMUN du Mercredi 17 octobre
CEDRA, EODRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Habitants Vigilants de Void-Vacon, Burestop 55,
Des habitant-e-s de Bure et des environs, Meuse Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement

Nous, associations nationales et locales, collectifs, comités, personnalités, dénonçons la politique de criminalisation et de répression systémique qui s’abat sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire CIGEO à Bure depuis plus d’un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 26 interdictions de territoire. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une instruction pour « association de malfaiteurs ». Des milliers d’euros d’amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue – dont celle, le 20 juin 2018, de l’avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l’été 2017. Chaque jour, depuis plus d’un an, les habitant-e-s de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures.
Ce mardi 16 octobre, dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc une nouvelle atteinte aux droits de la défense a eu lieu, un nouveau pas franchi dans la répression. Ce matin-là, parmi d’autres procès, le tribunal a jugé en absence et par défaut le militant et journaliste Gaspard d’Allens. Pourtant ce dernier n’a jamais été informé qu’un procès le concernait. Il ne savait pas qu’il y avait des accusations portées contre lui. Il n’a donc pas pu préparer sa défense ni choisir un avocat. Néanmoins, il a quand même été jugé : au mépris des garanties les plus élémentaires des droits de la défense.
Le procureur Olivier Glady a expliqué devant une assistance et des avocats outrés qu’il lui avait envoyé une convocation à une adresse à Paris. Or cela fait 5 ans que Gaspard n’y habite plus et le procureur le savait pertinemment. Gaspard est domicilié à Mandres-en-Barrois, à proximité de Bure, où il a été filmé durant des semaines presque quotidiennement par les gendarmes. Le procureur a pourtant affirmé qu’il était « radicalement introuvable ».
Mais qui à Bure pourrait encore être « introuvable » alors qu’une surveillance généralisée traque les opposants à CIGEO ? Qu’entre 15 et 50 téléphones sont sur écoute de façon ponctuelle ou permanente ? Que les communications sont espionnées et les déplacements traqués ? Que toutes les amitiés qui sont nées au cœur de cette résistance sont soupçonnées de relever d’une « association de malfaiteurs » à finalité criminelle ? Des millions d’euros d’argent public sont dépensés pour traquer les opposants, et le Parquet n’aurait pas pu actualiser son adresse de résidence ?
Depuis le mois de juin 2017, dans le cadre d’une instruction judiciaire pour « association de malfaiteurs », une « cellule Bure », basée entre Nancy et Commercy, fait travailler à temps plein entre 5 et 10 officiers de police judiciaire. Leur mission : enquêter et consigner toute la vie des opposants dans des milliers de procès-verbaux. Un seul but : surveiller et détruire le mouvement de lutte par l’asphyxie policière et judiciaire.
Avec une autre personne, Gaspard a été accusé d’avoir fait opposition « par violence ou voie de fait » le 23 janvier 2017, aux travaux publics de l’ANDRA  dans le bois Lejuc occupé. Le procureur réclame 3 mois de sursis simple. Une peine devenue classique pour quiconque refuse l’ordre nucléaire en Meuse. Gaspard s’est interposé physiquement quelques minutes devant un bulldozer. Mais où est la « violence », puisqu’à cette époque, le 30 janvier 2017, le chef de chantier de l’Andra, Emmanuel Hance versait de l’huile inflammable sur des opposants accrochés à une barricade

Cette violation évidente des droits de la défense n’est qu’une goutte d’eau de la politique de karcher répressif qui vise à « nettoyer » intégralement toute forme de contestation à Bure. Le 16 octobre, six nouveaux procès absurdes ont également eu lieu, principalement pour des « outrages » générés par le climat de militarisation irrespirable qui s’est installé dans le sud-Meuse. Trois mois de prison ferme ou avec sursis ont été requis en fonction des cas.
D’étranges pratiques s’installent en Meuse. Que penser d’un tribunal où les gendarmes mobiles encadrent les arrivées et les départs à chaque procès concernant Bure, et finissent régulièrement par vider la salle d’audience ? Quelles conclusions devons-nous tirer lorsque des avocats commis d’office refusent de se déplacer pour assister certaines personnes gardées à vue à Bure ? Comment juger le fait que l’avocate de l’Andra, Carine Bourrel, soit également la batônnière de la Meuse ? Que devons-nous conclure lorsqu’en garde à vue un officier de police judiciaire appelle le juge d’instruction M. Le Fur par son prénom, « Kevin », lorsqu’elle lui passe des coups de téléphone ?
Nous dénonçons fermement la mise en place depuis 2 ans en Meuse d’un système mafieux qui ne dit pas son nom, où les libertés fondamentales et les droits de la défense sont chaque jour piétinés. Au nom de l’avancée forcée d’un projet nucléaire démentiel qui ne présente aucune garantie de sécurité et de faisabilité. Au nom de la destruction d’un mouvement de lutte pluriel pour commencer les travaux imminents de CIGEO. Au nom de la mise en place d’un laboratoire répressif servant d’expérimentation pour mieux neutraliser de futures luttes.
Fait tout aussi inquiétant, cette répression massive s’installe également partout ailleurs en France et dans le monde, dans les mouvements sociaux, les quartiers, les luttes migratoires, les luttes territoriales et environnementales… Nous ne devons pas rester silencieux ni courber l’échine par peur d’être les prochain-e-s sur la liste.

Nous appelons à ce qu’un maximum d’organisations, de comités, de collectifs et de personnalités publiques signent et relaient cette tribune pour :
– mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d’opposition en France
– construire une résistance à cet effet
– en finir avec la peur et le silence

Nous appelons à densifier partout les solidarités et à ne pas nous laisser enfermer dans l’isolement.
Nous ne serons pas les prochain-e-s sur la liste !
Nous refusons de céder à l’intimidation !