Archives pour la catégorie Billets

Signez la pétition

A Nantes, étudiants, jeunes exilés, syndicalistes et associatifs
réquisitionnent des bâtiments depuis plus d’une semaine
pour visibiliser l’abandon des exilés à la rue malgré les dénégations de la mairie socialiste.  Reportage vidéo de Streets politics :

Suite à la nouvelle occupation du château du Tertre
et malgré des dialogues indirects entre la présidence et les occupants,
hier lundi 27 novembre, la présidence nous a sommés de quitter les lieux. Nous avons répondu via une conférence de presse où la présence était massive et variée. Des étudiant.e.s, associations, des élu.e.s, des syndicats du personnel universitaire et étudiant, qui ont affirmé leur soutien
aux différentes actions menées.

Aujourd’hui, un huissier est venu constater les deux occupations.
Les risques d’expulsions sont donc avérés.
Nous appelons à la solidarité des siens et de toutes les personnes
se sentant concernées par la situation, à être vigilant, à relayer rapidement les prochaines informations et à venir massivement
résister à toute opération policière.
Nous avons également besoin de monde au quotidien
pour appuyer et aider les personnes impliquées depuis déjà
plusieurs semaines dans ce combat. Les salles occupées de Censive
sont toujours ouvertes pour recevoir dons, présence et implication
dans la gestion de tous les jours.
Nous rappelons à la présidence de l’université de Nantes
son engagement à prévenir toute expulsion afin de mettre à l’abri
les mineurs et à prendre acte de la précarité dans laquelle
vivent ces jeunes, comme a pu le faire la présidence de Lyon II Bron
en soutenant clairement l’occupation d’un amphi.

Nous sommes déterminé.e.s face à l’urgence de la situation.
Tant que les pouvoirs publics nieront la situation désastreuse
des jeunes exilé.e.s, nous continuerons, nous réquisitionnerons,
nous occuperons. Nous occuperons la ville entière s’il le faut.
Tout ne fait que commencer, ils ferment un squat on en ouvre quatre !

( communiqué de Université de Nantes en Lutte )

Une pétition tourne sur internet,
n’hésitez pas à la partager et la signer !
PÉTITION

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En attendant la suite…

Hier, dimanche 19 novembre à Nantes : les socialistes expulsent les enfants et matraquent celles et ceux qui les soutiennent…
Récapitulons. Des dizaines de mineurs isolés étrangers sont à la rue à Nantes, alors que l’hiver s’installe. Les pouvoirs publics sont dans l’illégalité, puisqu’ils ont le devoir le loger les enfants privés de logement, quelle que soit leur origine.
Depuis des mois, un immense bâtiment de plusieurs milliers de mètres carrés, en plein cœur de Nantes, est laissé à l’abandon. Il s’agit de l’ancienne école des Beaux-Arts, qui appartient à la mairie de Nantes. Les autorités ne prévoient rien pour ce grand espace, à tel point que la mairie socialiste – qui ose parler de « dialogue citoyen » à longueur de discours – a lancé un « appel à projet » pour « réinventer le lieu ».
C’est donc la jeunesse nantaise qui a trouvé un vrai projet pour ce bâtiment vide : mettre à l’abri les jeunes à la rue. Samedi 18 novembre, après une manif festive et colorée, l’ancienne école des Beaux-Arts est investie dans la bonne humeur. Sans effraction. Immédiatement, des lits sont aménagés, une cantine distribue des repas, on y allume le chauffage – toujours fonctionnel –, des discussions se lancent pour organiser la vie du lieu. Les élus de gauche, coutumiers des manipulation les plus perverses, jurent de ne pas faire expulser l’espace. Un immense espoir naît alors chez les occupants. L’ancienne école allait reprendre vie. Les mineurs à la rue allaient être à l’abri pour les mois qui viennent. Les innombrables salles allaient pouvoir accueillir diverses activités de solidarité. On se prend à rêver d’un lieu refuge au cœur de Nantes.
Dimanche 19 novembre. Alors que plus personne ne s’attend à une expulsion, et que des élus de gauche avaient même annoncé une visite de courtoisie, ce sont finalement des dizaines de camions de CRS qui se massent autour de l’école. Les CRS entrent dans le bâtiment. Les jeunes exilés s’enfuient, paniquent. L’un d’eux, apeuré, fait une crise – probablement d’épilepsie – et doit être emmené à l’hôpital sur un brancard. Un autre, en panique, saute du haut d’un étage et se blesse aux pieds. Ceux qui restent, et leurs soutiens, sont nassés pendant plusieurs heures par les CRS, puis photographiés.
Autour du bâtiment, la solidarité s’organise. Ce sont près de 200 nantais de tous les ages qui viennent au contact des rangées de CRS qui bouclent les alentours de la place, et qui viennent crier des slogans contre le racisme et la mairie socialiste. D’un seul coup, sans raison, les CRS se mettent à frapper les manifestants et arrêtent une jeune femme. Un flic rougeaud en profite pour frapper gratuitement, d’un grand coup de matraque, le crane d’une manifestante. Le sang coule. Elle sera elle aussi hospitalisée.
Vers 17H, la foule finit par se disperser, la rage au cœur. Des vigiles viennent surveiller le lieu, et des maçons mandatés par la mairie devraient venir murer les accès au bâtiment. Pendant ce temps, les expulseurs lancent une contre-propagande médiatique pour éviter le tollé. Johanna Rolland prétend débloquer « dix places en urgence », et justifie l’expulsion par des pseudos-arguments sur la sécurité. On aurait donc envoyé 3 personnes à l’hôpital et jeté 50 mineurs à la rue pour leur propre sécurité. Le cynisme du PS est sans limite. On peut aussi s’interroger sur la nouvelle gouvernance qui s’installe actuellement. Partout, le pouvoir déploie, pour chaque résistance, manifestation, occupation, même les actions plus pacifiques, une seule et même réponse, unilatérale et sans appel : la violence d’État la plus brutale.
C’est une immense déception que de voir un tel espace être expulsé. C’est une grave injustice de plus que de voir des mineurs privés d’un hébergement à portée de mains. Où dormiront-ils ce soir ? Et demain ? Et que deviendra cette vaste école des Beaux-Arts ? Comment la mairie socialiste peut-elle continuer à parler de « dialogue participatif » concernant le devenir d’un tel lieu ?
Ce qui vient de se passer est très grave. C’est un nouvel exemple de la politique abjecte menée par le PS à Nantes, à base de police et de caméras omniprésentes, d’expulsions systématiques et de karchers pour cacher la misère. Le centre-ville se vide. Il n’y reste plus que les attractions subventionnées et les boutiques de luxe. Les socialiste sont en train de tuer ce qui a toujours fait l’identité de Nantes !
Nous vous invitons à envoyer des mots doux à la maire de Nantes, Johanna Rolland, et au président du Conseil Départemental, Philippe Grosvalet, pour leur dire tout le bien que vous pensez de leur politique.
En attendant la suite …
Publication Nantes révoltée

Notre folie ordinaire

Notre folie ordinaire porte un nom, elle s’appelle capitalisme.
Ou bien avidité, cupidité, mépris, arrogance… si vous préférez.

Les images sont de YAB ( désolé ) mais son commentaire gnangnan
a été remplacé par le chant de Greg Lake et son magnifique Epitaph :
« If we make it, we can all sit back and laugh
But I fear tomorrow, we’ll be crying. »
L’épitaphe de l’humanité sera-t-il le suivant :
« Notre passage sur cette terre ne fut
que domination des uns sur les autres et de tous sur la planète.
Nous n’avons pas pu, nous n’avons pas su faire autrement.
Encore toutes nos excuses… »

« Confusion will be my epitaph » ( Le désarroi sera notre épitaphe )

Si vous avez cinq minutes, ouvrez GRAND les yeux et les oreilles !
Un petit “message in a bottle” bien sûr
mais un grand “message in a bAttle” avant tout.

Café repaire de rentrée Mardi 5 septembre

Rendez-vous mardi 5 septembre ( au Challenge à 19h30 )
pour notre Café repaire de rentrée
qui tentera de faire le point sur les différentes résistances
qui se mettent en place ici et là contre la politique gouvernementale.
Ont été invitées la plupart des organisations qui s’opposent
(  avec plus ou moins de virulence et de manières très diverses )
au projet de gouvernance Macron : mouvements sociaux,
collectifs citoyens, syndicats, partis politiques…
Nous passerons en revue bien sûr
toutes les nouvelles « medefications » de la loi travail,
nous évoquerons la mobilisation du 12 septembre
et chacun pourra exposer sa manière de donner à  désirer
un autre projet de société que la soupe indigeste que nous sert
la grande majorité de la sphère politico-médiatique,
éternellement libérale, croissanciste et spectaculaire.
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Du souci pour les soucis

Samedi dernier, nous étions venus « en visite », armés de notre seule bienveillance…
Des voisins fort sympathiques nous avaient aidés à débarrasser la Friche des jardins de tous ses détritus, à débroussailler, à désherber, à bêcher et à planter un joli parterre de soucis.
Et puis voilà qu’hier, d’autres voisins moins accueillants ont jugé nécessaire de couper court à nos envies de nature, d’amitié et de partage. Ils ont refermé le portail que nous avions laissé grand ouvert et retiré la belle plaque de bienvenue que nous avions confectionné à leur intention.
En réaction à notre souhait de faire vivre la Friche des jardins, j’aurais compris l’inquiétude, j’aurais accepté l’indifférence mais je reste désemparé devant cette fin de non recevoir, cet acharnement à faire disparaitre toute trace de notre venue, comme si nous avions commis je ne sais quelle vilenie.
Mais malgré tout, je veux croire que ces actes ne sont que la provocation de quelques « braves gens qui n’aiment pas qu’on suive une autre route qu’eux », sans doute effrayés par cet espace de liberté inattendue. Pensez, que de simples citoyens puissent laisser libre cours à leur envie de bonheur sans même en référer au bon vouloir des autorités ! Alors je préfère oublier ces éternels gardiens de l’ordre établi, ces rabat-joie qui ne connaissent que la défiance et le repli sur soi.
Et pour  me remonter le moral, je m’en vais gratouiller sur ma guitare La visite de Brassens mais franchement, le cœur n’y est pas…
Yohann, je me fais du souci pour tes soucis.
On n’était pas des Barbe-Bleue, ni des pelés, ni des galeux
Porteurs de parasites.
On n’était pas des spadassins, on venait du pays voisin
On venait en visite.
On n’avait aucune intention de razzia, de déprédation
Aucun but illicite
On venait pas piller chez eux, on venait pas gober leurs œufs
On venait en visite.
On poussait pas des cris d’Indiens, on avançait avec maintien
Et d’un pas qui hésite.
On braquait pas des revolvers, on arrivait les bras ouverts
On venait en visite.
Mais ils sont rentrés dans leurs trous, mais ils ont poussé les verrous
Dans un accord tacite.
Ils ont fermé les contrevents, caché les femmes, les enfants
Refusé la visite.
On venait pas les sermonner, tenter de les endoctriner
Pas leur prendre leur site.
On venait leur dire en passant, un petit bonjour innocent
On venait en visite.
On venait pour se présenter, on venait pour les fréquenter
Pour qu’ils nous plébiscitent.
Dans l’espérance d’être admis et naturalisés amis
On venait en visite.
Par malchance, ils n’ont pas voulu de notre amitié superflue
Que rien ne nécessite.
Et l’on a refermé nos mains, et l’on a rebroussé chemin,
Suspendu la visite.
( La visite  –  Georges Brassens )

 

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Mercredi 15 mars – 20 h – soirée de soutien aux centres autogérés grecs

Bravo aux Angevins, collecte réussie au pied de la yourte de Nuit Debout installée au Ralliement pendant ces trois derniers samedis ! Merci aux personnes qui se sont déplacées de Laval ou de Cholet pour venir y déposer leurs dons, merci aux camarades de Loire-Atlantique qui ont collecté de leur côté, merci au Bistrot des Citoyens du Monde pour sa contribution.
Ce sont plus de 100 kilos de dons qui vont s’en aller rejoindre dès jeudi prochain les collectes initiées dans 30 autres départements.
Au final, le convoi solidaire qui s’ébranlera le 25 mars pour aller soutenir les centres autogérés d’Athènes et de Thessalonique sera composé de 20 fourgons au départ de France, d’un fourgon belge, d’un fourgon suisse et d’un autre espagnol.
Arrivée des 150 kg de la collecte angevine chez Yannis et Maud.
Et un grand merci à nos convoyeurs, Jocelyne et Gérard !

Et maintenant…
RENDEZ-VOUS MERCREDI 15 MARS
au bar Le Challenge à partir de 20 heures

pour clôturer cette collecte en compagnie de Pascal Franchet, président du CADTM France. Soirée de discussion et d’information sur la réalité vécue par le peuple grec avec projection de petits films vidéo ainsi qu’une liaison en direct par skype avec le réalisateur franco-grec Yannis Youlountas. Des cartons seront disponibles pour recevoir de nouveaux dons ( fournitures ou argent ).
Vous trouverez ici la liste des besoins principaux.
Encore merci de votre soutien, quelle que soit la forme, ne serait-ce qu’en partageant l’info. De leur côté, nos camarades grecs et réfugiés attendent avec impatience l’arrivée du convoi pour fêter ensemble cette nouvelle jonction entre nos mouvements de lutte, par-delà les frontières, d’un bout à l’autre de l’Europe, et au-delà avec nos camarades réfugiés…
Bien à vous,
Yannis Youlountas
Collectif artistique et solidaire ANEPOS

 

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