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Mardi 25/09 Rencontre avec Yannis Youlountas

Yannis Youlountas partage sa vie entre la Grèce, l’Espagne et la France, là où les hommes se battent pour sortir de l’impasse mortifère du capitalisme et du productivisme. Il plonge à la fois son regard et ses bras dans la rébellion active en témoignant, plume aux doigts ou caméra au poing de la façon dont se réinvente un monde nouveau sur tous ces territoires en lutte. Ses films sont chaque fois des odes à la résistance et à l’insoumission, voyages humanistes au cœur des alternatives autogestionnaires et libertaires qui rappellent que l’utopie est déjà là, à portée de main. Une invitation à rompre avec une existence dépossédée d’elle-même.
Yannis Youlountas est un humaniste anarchiste, un militant, un pédagogue, un philosophe mais le terme qui pourrait le qualifier au plus juste serait celui de «révolté». Il fait partie de ces personnes qui ont la «lutte» chevillée au corps.
La lutte qui n’est que l’autre visage de l’amour de la vie.
Venez marcher à ses côtés le temps d’une soirée…
Mardi 25 septembre au bar Le Challenge (12 place Mendes France)
à partir de 19h30 comme d’hab’.

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Défendre la ZAD Samedi 29 Inscription aux cars

En ce premier weekend de septembre, les murs de terre et de paille de l’Ambazada répercutaient cet appel sous les applaudissements : «Le weekend du 29 et 30, on veut un maximum de monde à la Zad.
Il faut montrer que ce n’est pas terminé, que les gens sont prêts
à se mobiliser s’il y a de nouvelles expulsions ! »
Programme des 29 et 30 septembre
Le CAPZAD ( Comité Angevin Pour la ZAD )
organise un transport en car pour celles et ceux
qui veulent répondre présent à cet appel.
Samedi 29 septembre : départ des cars à 10h30
de la place de La Rochefoucauld
Si cela est possible ( suivant le nombre d’inscriptions ),
deux cars seront mobilisés pour permettre
un retour samedi soir à deux horaires différents : 19h ou 23h30
S’il n’y a pas suffisamment d’inscrits,
seul le car qui revient le plus tôt ( 19h ) sera mis en service.

INSCRIPTION
Inscrivez-vous le plus tôt possible via le formulaire ci-dessous
si vous souhaitez prendre le car afin d’estimer au mieux le nombre de personnes décidées ( chaque inscription est individuelle ).
Le prix aller/retour sera fixé à 10€ par personne, paiement dans
le car en chèque ou en espèces ( euro ou muse ), à mutualiser
comme d’habitude selon la générosité des uns et des autres.

FORMULAIRE :

Pour rejoindre le CAPZAD
en-tête du site du Cercle 49  NOUS CONTACTER

Samedi 15 septembre Contre les expulsions, auto-réquisition !


SAMEDI 15 SEPTEMBRE à 18 heures

OUVERTURE D’UN ESPACE AUTO-RÉQUISITIONNÉ !
Pour l’habitat, l’hébergement, mais aussi projections,
soirées, ateliers, concerts...
Il existe une vraie crise du logement en France.
250 000 personnes n’ont pas accès à un toit.
2000 sans-abris meurent chaque année dans la rue.
A Angers, au mois d’Août c’est chaque soir plus de 20 personnes
qui ne peuvent pas dormir au 115 (hébergement d’urgence)
On estime entre 100 et 200 personnes pour l’année passée
qui n’ont pas d’accès à un toit ou trouve des solutions précaires
(accueilli chez l’habitant par exemple).
Pourtant, dans le même temps, l’INSEE relève
plus de 2 millions d’habitats laissés vides l’année passée.
Cependant, une ordonnance datant de 1945, réactualisée en 1998,
permet la réquisition de bâtiments vides.
Elle reste la plupart du temps inappliquée.
Face à cela, il ne reste plus qu’aux individus volontaires
de réquisitionner pour héberger celles et ceux
qui se trouvent à la rue. L’an dernier à Angers, 120 personnes
se sont réfugiées dans ces réquisitions.
La loi ELAN compte non seulement criminaliser cette pratique,
mais risque de démultiplier le nombre de personnes à la rue
en favorisant largement les expulsions des locataires,
tout en s’attaquant aux plus faibles en général
(et notamment aux personnes en situation de handicap).
FACE A CELA,
RENDEZ-VOUS SAMEDI A 15H DEVANT LA PRÉFECTURE
POUR LA MANIFESTATION,
PUIS A PARTIR DE 18H A LA CPAM RÉQUISITIONNÉE,
34 BVD DAVIERS ( Page Facebook )
POUR UNE AG ET LA SOIRÉE D’OUVERTURE DU LIEU.

Stoppons leur ÉLAN ! Samedi 15 septembre

Nous appelons toutes les associations, toutes les organisations,
toutes les personnes excédées par ce pouvoir
qui n’a de cesse de malmener les plus démunis
à nous rejoindre samedi 15 septembre
devant la préfecture à 15 heures pour un rassemblement
suivi d’une déambulation dans les rues d’Angers.
LOGEONS LES GENS DIGNEMENT
STOPPONS LEUR ÉLAN !
(Manifestation initiée par le collectif Stop loi Élan, DAL, PSN49,
en convergence avec le groupe, Le Cercle 49 et le CSSP49)

« Avec ÉLAN, personne n’est à l’abri » ( tribune publiée sur la pétition Non aux expulsions sans relogement ! )

Septembre 2018, Madame … que nous appellerons Nyamou (prénom d’emprunt) …Nyamou a accouché seule.
Elle dormait dehors, victime d’un hôpital (CHU d’Angers) qui, faute de politique de restriction budgétaire et de manque d’effectifs, l’a sortie sans prendre égard à sa situation sociale. Nyamou dort à la rue parce que quand ce n’est pas l’hôpital, c’est le Conseil départemental du Maine & Loire qui, encore une fois, se méprend de sa mission de protection d’enfants de moins de trois ans. Ce dernier n’a d’ailleurs jamais voulu prendre en compte l’intérêt supérieur de l’enfant en essayant d’assigner des moyens d’évolution digne pour une jeune femme démunie.

Alertée, chaque institution se renvoyant la balle, la DDCS (direction départementale de la cohésion sociale) prend le relais en ouvrant quelques nuitées d’hôtel. Mais un jour, l’hôtelier, près de la gare, «éjectera» Nyamou et son bébé d’une semaine sans lui donner l’occasion de se reposer dans la salle d’attente. L’arrêt des financements sonne alors le glas d’un abri pour le bébé de Nyamou.
La DDCS en avait t’elle marre ? Ce serait à l’OFII (office français de l’immigration et de l’intégration) d’assurer l’hébergement. Oui mais l’OFII ne présente à chaque fois que peu de solutions pour des centaines de personnes. Cette roue qui traîne depuis des années fuit la responsabilité de revoir la politique d’accueil.
Le CHU, le Conseil départemental, l’OFII, l’État (responsable du logement et de l’hébergement), tous connaissent les situations de nombreuses Nyamou. Pourtant, à un instant soudain, et de manière brutale, toute mission s’arrête dans la violence la plus sombre. Alors, Nyamou sera seule et débarquée à la rue sans aucun moyen d’aide ou d’indication. Certains hôtels, eux, prompts à accueillir les financements de différentes institutions pour héberger, sont moins enclins à accueillir lorsque les paiements s’arrêtent.
Le 115, qui officie comme plateforme pour des personnes sans abris, peine à assumer sa mission dévolue à un nombre restreint de prise en charge d’hébergement d’urgence, un hébergement discret « au chemin de traverse », un endroit grillagé, enfermé, loin des accès pratiques de transport en commun. Oui, la misère se cache à Angers !
La misère à la halte de nuit n’est visible que le matin où dès 6 heures, oui, dès 6 heures, les gens sont réveillés dans le bungalow, où quand le soir une file d’attente divise ceux et celles qui seront ou non du bon numéro.
L’appel au 115 commence dès 18 heures. L’attente d’une voix au bout du fil dure parfois 1 heure et demie. L’obtention d’une réponse positive ou négative peut avoir lieu qu’à 20 heures ou 21 heures. Mais gare au retardataire d’1 seule minute, la place se perd vite. Les revendications de collectifs militants permettent cette semaine que l’appel puisse se faire dès le matin, parfois en vain.
Mais Nyamou attend et n’a toujours pas de place. 
Dans la nuit du 28 au 29 août 2018, alors que la pluie s’abat et que l’orage gronde, Nyamou survit avec son bébé âgé de deux semaines seulement. Cette jeune mère courage n’a d’autres choix que d’attendre et de serrer son bébé contre elle près de la gare d’Angers en attendant que le jour se lève.
Ce sont deux jeunes de quartiers populaires (Roseraie et Savary) qui vont lui tendre une bouée, l’aider et l’emmener vers des militant-e-s activistes. La stigmatisation souvent de mise contre des groupes de jeunes oublie qu’ils sont parfois des héros.

Les militant-e-s et une association de quartier s’occupera alors de Nyamou. Elle a enfin un peu de chaleur et un appui pour l’évolution de sa situation. Une interpellation auprès des pouvoirs publics va au moins dénoncer sa situation an nom d’autres situations similaires.
Mais pour « prouver sa motivation », Nyamou devra appeler le 115 tous les jours, même si elle n’y arrive pas. Oui, certaines institutions ont un cadre surprenant de stratégies d’enregistrement et de suivi. Ce n’est pas sans rappeler le refus d’une aide alimentaire d’urgence du conseil départemental de Maine & Loire pour une famille de 10 personnes au motif qu’elle n’aurait pas « prouver sa motivation », alors que les raisons invoquées (d’ordre confidentiel) ne correspondaient pas à la réalité.
Le samedi 8 septembre, Nyamou a enfin une place. Mais les spectacles de rue des « Accroche-cœurs » vont retarder son bus. La grille du 115 lui restera fermée au nez. Un bénévole la ramènera au quartier de la Roseraie, là où des militant-e-s pourront l’accueillir dans une auto-réquisition, Chez Paûle, où elle n’aura pas à se réveiller à 6h, ou à 8h si elle était hébergée chez un particulier. L’accueil de jour qu’est ce squat facilite aussi le repos autant qu’une prise de repère. 
Mais Nyamou espère et s’accroche. Ses nouveaux et nouvelles ami-e-s l’aident pour un appui administratif et social, sinon comment comprendre un système auquel on n’est pas habitué.
Pourtant, un profil sombre survient, un profil d’un changement politique et sociétal qui profitera aux spéculateurs, qui sacralisera un droit de propriété des plus riches en piétinant le droit à la dignité pour les plus pauvres. Ce profil se construit à partir de différentes réformes et différentes lois, notamment avec le projet de la nouvelle loi Élan (évolution du logement, de l’aménagement, et du numérique).
Lorsque la loi sera adoptée après le 18 septembre, cette loi, qui prétend protéger les plus fragiles, condamnera Nyamou qui n’a pas eu d’autres choix que de s’abriter dans un squat, un bâtiment vide, jusqu’à 1 an de prison et 15000 € d’amende. La loi Élan présente en plus d’autres aspects gravissimes par son atteinte aux droits constitutionnels. Une loi qui précarisera davantage, qui empêchera la généralisation de logements adaptés pour les personnes handicapées, qui punira collectivement des familles suite aux impayés de loyers par des expulsions sans jugement, qui modifiera les dispositions du logement social.
Alors à l’aube de la commission mixte paritaire au 18 septembre, avant l’adoption par l’assemblée nationale du texte modifié de la loi, dernier jour avant l’expulsion de « Chez Paûle », nous demandons au plus grand nombre de gens, d’indigné-e-s, de personnes concerné-e-s ou de personnes solidaires, de ceux et celles qui s’insurgent contre l’inhumanité de notre société, de se rassembler devant la Préfecture d’Angers, place Michel Debré, samedi 15 septembre 2018 à 15h.
 
Nous ne pouvons que nous indigner contre ce projet de loi inique qui insulte les mémoires de Christine Brisset (une des premières militantes et activistes angevines d’auto-réquisition pour les personnes sans logis), Pierre Jean Bourdon, l’Abbé Pierre, et beaucoup d’autres, de tous ceux et celles qui ont sacrifié leur vie pour les autres et pour qui la dignité n’était pas un mot vain.
Soyons nombreux/euses, samedi 15 à 15h devant la Préfecture, représentante de l’État, responsable du logement et de l’hébergement, pour dire non au projet de loi Élan, car avec l’application de la loi Élan, demain, la solidarité actuelle sera submergée, et personne n’y est à l’abri !!
Samedi 15 septembre 2018, à 15h, devant la Préfecture d’Angers.(Manifestation initiée par le collectif Stop loi Élan, DAL, PSN49, en convergence avec le groupe, Le Cercle 49 et le CSSP49)
Chants à reprendre pendant la manif.

Et le soutien à la ZAD ? Plus que jamais !

Rendez-vous MARDI 4 SEPTEMBRE
( au bar Le Challenge, 19h30 comme d’hab’ )
pour notre Café repaire de rentrée :

Nous répondrons présent à l’appel lancé
ici et là par de nombreuses voix
à la suite de l’abandon du projet d’aéroport :
La ZAD vivra ! Continuons l’aventure, ensemble !
Nous accueillerons deux habitants de la ZAD, Michel et Guillaume qui seront présents dans le cadre d’un info-tour dans l’ouest
pour nous parler de ce qui se profile sur place à l’automne.
Ainsi sur Angers, le CCACPA
( Collectif de Citoyens Angevins unis Contre le Projet d’Aéroport ) passera le relais après six ans de bons et loyaux services
au CAPZAD, le Comité Angevin Pour la ZAD.
Au programme :
Préparer les mobilisations pour l’avenir de la ZAD
comme celle qui aura lieu le weekend du 29 et 30 septembre
à l’appel de l’assemblée des usages.
Travailler en lien avec le nouveau groupe qui se crée aujourd’hui
en réponse à la dissolution de l’ACIPA
et qui s’engage dans un rôle d’information et de mobilisation
au plus près de la réalité du terrain sur la ZAD.
( lire l’ Appel création nouvelle association citoyenne NDDL )

Samedi 1er septembre 15h unis contre la loi ELAN

SAMEDI 1er SEPTEMBRE
Journée nationale de mobilisation contre la loi ELAN
A ANGERS devant la Préfecture à 15 heures
Loi anti pauvres, anti squat et anti logement :
STOP à la loi ELAN !

Dans le cadre de la loi logement ELAN,
qui contient de nombreuses mesures « anti-pauvres »,
le Sénat a voté la criminalisation des occupants sans titre
des « locaux à usage d’habitation » ( squatters, locataires et sous
locataires non déclarés, victimes de marchands de sommeil … )
Le Sénat a surfé sur un mythe démagogique :
celui qui veut faire croire à une armée de squatteurs qui menacerait les propriétaires vacanciers ou hospitalisés.
Dans ces hypothèses, la loi permet déjà, et depuis longtemps,
l’éviction quasi immédiate du domicile d’autrui.
Les nouvelles facultés d’expulsion s’attaqueront à d’autres :
celles et ceux qui, pour se mettre à l’abri, vivre sous un toit
et maintenir leur dignité, s’installent dans des locaux vacants,
parfois vides depuis plusieurs années.
Ces immeubles vides ne sont le « logement » de personne,
pas même du propriétaire en titre, mais ils deviendraient
plus protégés que le droit de chacun de ne pas être à la rue.
Expulsables sans jugement, ni délai, les occupants seraient
aussi passibles d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.
D’autres précaires seront emportés au passage :
les personnes logées ou hébergées par des propriétaires
sans scrupule ou des marchands de sommeil qui, sans contrat,
ne pourront jamais prouver leur bonne foi.
La France compte 3 millions de logements vacants
et la loi de réquisition reste inappliquée.
Le nombre de sans abri, d’expulsions sans relogement
ou de demandeurs HLM atteint des records historiques.
Alors que les loyers continuent à augmenter, les APL sont réduites et les aides à la construction de HLM sont supprimées.
De plus en l’état des débats, la loi ELAN précarise durement
les locataires du privé, aggrave l’accès au logement
des personnes en situation de handicap,
rétablit les sanctions financières contre les locataires,
autorise la destruction sans jugement des maisons
dans les quartiers informels en Guyane et à Mayotte.
Elle permet d’expulser plus rapidement les familles endettées
les moins riches ou lorsque l’un de ses membres consomme
des stupéfiants, elle marchandise le logement social
et vient servir la vénalité des spéculateurs et les intérêts
des investisseurs et des grands propriétaires …
La loi ELAN pourrait être définitivement adoptée dès septembre,
il y a urgence ! Nous demandons le retrait, dans la loi ELAN :
– de l’articles 58 ter (anti squat) qui piétine le combat centenaire
des mal logés, des associations, de l’Abbé Pierre
et de nombreuses personnalités,
– de toutes les mesures anti-pauvres ou qui aggravent
la crise du logement…

Premiers signataires: ATTAC, CNAFAL, Collectif logement 14, DAL, Femmes Egalité, Sortir du Silence, Stop Précarité, Syndicat de la Magistrature, United Migrants, Union Syndicale Solidaires…

Pour signer la pétition : http://urlz.fr/7yCI

Plus d’infos ICI