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Dimanche 20 janvier Pensée pour Zehra Dogan

Le Cercle 49 relaie cet appel de nos amis de Kedistan :
La nuit, Zehra Doğan, femme, journaliste et artiste kurde,
alors qu’elle était retenue dans la geôle d’Amed (Diyarbakır),
dans l’est de la Turquie, regardait la lune et les étoiles…
Elle a été récemment transférée à la prison de Tarsus,
à plus de 500 km de Diyarbakır, sa ville natale.
Les lettres écrites par Zehra
continuent malgré tout à nous parvenir…
Une de ces lettres nous parle de la lune,
de l’éternité et des femmes qui dansent…
Alors, en connivence avec elle, nous avons eu cette idée toute simple d’un moment de soutien, chacunE à sa manière,
ce dimanche 20 janvier, la soirée de pleine lune.
Peu importe le nombre ici ou là.
L’appel a été lancé en quatre langues…
Les otages politiques là bas en Turquie, avec Zehra,
et nous, otages d’une autre manière d’un futur improbable, chercherons dans un rayon de lune, au même instant,
le rayon de soleil dont il est le reflet.

A Angers, nous vous donnons un rendez-vous sous la lune,
dans la rue piétonne, au carrefour du cinéma les 400 Coups
et la rue saint-Laud à 20h30.

En présence de Denis Péan et Coline Linder en soutien à Zehra…
Apportez des textes à lire, vos voix, vos instruments, vos outils numériques d’enregistrement pour relayer sur les réseaux…

A lire cette belle lettre de zehra dogan .

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Acte 10, appel régional… La douceur angevine ?


On a eu la lettre…

« Nous vous épargnons de lire la « lettre aux français », diffusée dans le cadre de ce débat. Elle est longue et indigeste. En voici les grandes lignes :
– Il n’y aura « pas de tabou », mais on ne parlera ni de l’ISF, ni des salaires, ni des pensions des retraites. Bref, on parlera de tout, sauf de droits sociaux et de partage des richesses. De tout, sauf de l’essentiel.
– Il faut faire des économies, écrit Macron. Il propose donc tout à fait sérieusement aux français de lui dire quels services publics il doit liquider en premier. Chantage ou manipulation ?
– Parmi les « grands thèmes », le gouvernement met en avant les questions de « laïcité et d’intégration ». Une façon « républicaine » de dire qu’il autorise à taper sur les immigrés et les musulmans. Alors que la révolte en cours avait permis, enfin, de mettre en avant les questions sociales, ce grand débat doit permettre aux médias et à la classe politique de revenir à leurs obsessions classiques.
Pour discréditer les Gilets Jaunes, le pouvoir a tout fait pour assimiler la colère sociale qui secoue les rues à un mouvement de beaufs racistes bloquant des ronds-points. Ainsi, le gouvernement prétendait être un rempart à l’extrême droite. Pourtant, c’est bien Macron lui même qui remet au cœur du débat les divisions xénophobes. C’est Macron lui même, en expulsant des milliers d’exilés, en maltraitant les réfugiés, en militarisant sa police, en interdisant toute contestation, qui applique ici et maintenant les idées portées par l’extrême droite. »
( publication Nantes Révoltée )
On a eu le grand débat…
« Quoiqu’on puisse en penser de ce « Grand débat », il est une première pour un président en exercice. Près de 600 maires questionnant tour à tour Jupiter qu’ils n’avaient que peu eu l’occasion de côtoyer. Si certains maires ont pu retrouver voix, la plupart des questions sont restées largement éloignées des préoccupations des Gilets jaunes, tout en restant politiquement correcte, comme en témoignent les commentaires sur les réseaux sociaux. Déjà très sceptiques, le peu d’illusions se sont dissipées. Pour exemple, seulement quelques minutes après son début, certains Gilets jaunes se donnaient déjà rendez-vous pour la prochaine séance : « Le Grand débat, ce sera samedi » dans la rue pour l’acte X ! »
( Édito Révolution Permanente )
On ne mesurera jamais assez l’opiniâtreté qu’il faut pour peupler un rond-point. Irriguer de vie ces espaces inhospitaliers, entre froid, effluves de gasoil, coups de klaxon et rondes de flics. Debout autour d’un feu de palettes, les nuits sont longues. Alors quand on parle du devenir du mouvement, les gilets jaunes savent qu’ils ont su briser plus d’un repli sur soi et ils vous le disent tout net : « Même si on perd, on a déjà gagné. »
( extrait du journal CQFD N°172 )
Un peu de lecture pour finir :
– Des Gilets Jaunes de plusieurs villes de France ont décidé de faire exister leurs positions au sein du mouvement par le biais d’un journal papier et numérique : Jaune N°1 , le journal pour gagner

– Et un bon article paru dans le dernier numéro de CQFD :
De quel peuple est ce gilet ?

A samedi donc, 13 heures au jardin du Mail…

23 et 30 janvier, soutien à ceux qui luttent en Grèce

Répondons présent à ce nouvel appel à soutien
avec ceux qui n’ont cesse de lutter en Grèce face à l’austérité
en organisant des lieux solidaires autogérés :
centres sociaux, cuisines gratuites, dispensaires médicaux
et centres d’accueil pour migrants.

Il s’agit d’apporter un soutien politique, matériel et financier
au mouvement social en Grèce, qui résiste, crée et multiplie
les initiatives solidaires autogérées ( tant à l’égard des Grecs frappés par une austérité mortifère et une misère dévastatrice qu’à l’égard des réfugiés et migrants bloqués en Grèce ).
Ce convoi est bien plus « qu’humanitaire ».
Notre action est totalement politique.
Notre action soutient directement la résistance,
s’inscrit complètement dans la solidarité
au sein du mouvement social de manière totalement indépendante.
Cette indépendance et ce type d’initiatives de résistance
est indispensable pour ne pas laisser ce terrain
à certaines fondations ou associations humanitaires
créées par les firmes et les multinationales pour améliorer
leur image (social-washing) alors qu’elles sont souvent responsables de la privatisation ou de la destruction du bien commun
( par exemple Vinci, GDF-Suez, EDF, Veolia et beaucoup d’autres firmes françaises prédatrices en Grèce ).

C’est pourquoi notre convoi est avant tout un convoi solidaire.
La Grèce constitue le laboratoire d’expérimentation
des pires politiques libérales de l’Union Européenne
qui ont conduit à une crise économique profonde
et à une crise humanitaire sans précédent.
Le peuple grec est pris en étau entre les intérêts de la dette,
l’intérêt des classes dominantes et les politiques ultra-austéritaires imposées notamment par l’Union Européenne.
Pour toutes ces raisons,
apportons toutes les formes de soutien possibles
au mouvement social grec !
Liste des besoins :
ON VOUS ATTEND A LA GRANDE OURSE !

Le peuple crie au secours, l’État reste sourd…

Samedi prochain 12 janvier, nous marcherons à nouveau.
Nous marcherons aussi les samedis suivants
et les suivants encore si nécessaire.
Nous marcherons pour en finir une bonne fois pour toutes
avec la misère.
La misère c’est 4 millions de nos semblables
qui n’arrivent pas à se loger.
La misère c’est 9 millions de nos semblables
qui vivent sous le seuil de pauvreté
Et combien n’arrivent pas à s’alimenter correctement,
à se vêtir, à se chauffer, à se soigner ?
Combien de nos enfants ne partent jamais en vacances ?
Combien de nos seniors survivent sans ressources ?
Combien de nous vivent des conditions de travail difficiles,
stressantes, aliénantes, insupportables ?
Et combien de nous sont exclus du travail, ostracisés, inutiles ?
La misère revêt tous ces visages et bien d’autres encore…
Mais dans un pays comme la France,
la misère est tout sauf une fatalité.
Cette misère est entretenue par un système économique mortifère. Appelez-le capitalisme, libéralisme, marchandisation,
mondialisation, privatisation, rentabilité,
croissance, argent-roi…
Appelez-le comme vous voulez mais pour en finir une bonne fois pour toutes avec lui, il n’y a pas trente-six façons.
Il n’en existe qu’une seule :
PAR-TA-GER
Partager le travail et les richesses qu’il crée.
Ou comme le dit la formule consacrée  :
de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.
Et pour cela, le seul moteur qui doit nous animer est la fraternité.
Le seul souci qui doit nous guider est l’équité.
Le seul objectif à atteindre est la dignité pour toutes et tous.

Le Cercle 49 appelle tous les Angevins, avec ou sans gilet jaune,
à se rassembler samedi 12 janvier à 14 heures au jardin du Mail
sous cette banderole :

Si le drapeau tricolore vous hérisse le poil,
venez avec vos drapeaux rouges, noirs, blancs ou arc-en-ciel…
Si La Marseillaise vous file des boutons, venez chanter avec nous
Bella Ciao, L’Internationale ou La semaine sanglante
A samedi 12 janvier pour l’acte 9 !
Appel de l’assemblée des gilets jaunes nantais :

Depuis le 17 Novembre, c’est tout un peuple
qui a découvert sa force, et le pouvoir tremble.
Face à l’arrogance du président des riches,
qui méprise celles et ceux qui n’ont rien,
celles et ceux qui travaillent pour une misère,
celles et ceux dont la retraite ne suffit plus à finir le mois,
celles et ceux qui n’en peuvent plus,
celles et ceux à qui ils refusent l’accès aux études,
celles et ceux qui ne peuvent plus se soigner,
celles et ceux que la police traque parce qu’ils n’ont pas de papiers,
celles et ceux qui dorment dehors,
celles et ceux qui refusent de voir la planète détruite
par les multinationales, celles et ceux qui se battent pour leur avenir,
nous nous sommes levés avec fierté,
pour exiger de vivre, et non de survivre.
Dorénavant, nous ne nous contenterons plus des miettes,
puisque c’est nous et nous seuls,
qui produisons les richesses de ce monde.
Acculé par la pression de la rue, le gouvernement s’en est remis
à la violence, seul moyen pour lui de se maintenir.
Des milliers d’entre nous avons été blessés par la police,
toujours au service des riches et des puissants.
Pourtant, nous n’avons pas abandonné.
Parce que nous savons qu’il ne tient qu’à nous de faire naître d’autres manières de vivre, nous Gilets Jaunes,
sommes résolus à destituer ce gouvernement.
Ce monde ne vit que grâce à celles et ceux qui le font exister,
et non grâce à ces politiciens qui le détruisent
un peu plus chaque jour.
C’est pourquoi désormais, nous nous représentons nous mêmes,
car nous sommes le peuple.
2019 sera l’année de celles et ceux qui luttent !

Bon anniversaire !

Jeudi 17 janvier, cela fera 1 an qu’il n’y a plus d’aéroport qui plane au-dessus de la zad ! S’il ne s’agissait que d’une victoire partielle avant les attaques qui ont blessé la zad au printemps, le 17 janvier restera un évènement historique, fruit de décennies de luttes créatives, abrasives et acharnées… Nous avons gagné ensemble cette journée inoubliable et ravivé la possibilité de mettre en déroute certains des aménagements qui ruinent ce monde ! Nous avons œuvré ici à y substituer dans la durée un territoire vivant et solidaire, bien commun des luttes. Pour le célébrer et continuer à se projeter, nous proposons d’instaurer un nouveau jour férié et vous invitons à une première fête d’anniversaire. Ce sera aussi l’occasion de présenter publiquement les premiers objectifs du fonds de dotation et la campagne de dons en cours. Elle marque le processus progressif pour réunir les terres, forêts et bâtis de la zad au sein d’une forme de propriété collective à même de favoriser la consolidation des communs.
Dès 14h, il y aura une balade naturaliste.
Et puis à partir de 17h, se succèderont :
– un goûter
– des chants avec la chorale de 17 janvier et du slam avec ben herbert Larue
– des apéros moussus
– un feu d’artifice, un survol poétique du ciel et un rite de victoire
– une marche aux flambeaux
– un banquet avec des plats épatants
– des trous normands
– une présentation spectaculaire du fonds de dotation
– des musiciens de fest’noz
– un intermède shostakovich et musique de chambre
– Filastine + Nova avec un show electro aviateur
– puis des danses incessantes.

UN COVOITURAGE AU DÉPART D’ANGERS EST PRÉVU ! : Inscrivez-vous le plus tôt possible sur : FRAMADATE

3 horaires de départ ( place de La Rochefoucauld ) sont proposés, ceux du retour seront discutés entre nous.

Les équipes cuisines de la zad nous concoctent pour ce soir là un grand repas de banquet ! Merci de vous inscrire avant dimanche soir . Nous pourrons alors leur signifier combien d’Angevins viendront afin qu’elles puissent estimer les quantités de délices nécessaires…

Café repaire 8 janvier Menace sur le Rojava…

Alors que le Rojava désormais
« Fédération Démocratique de la Syrie du Nord »
poursuit son œuvre révolutionnaire
principalement portée par les femmes, la menace turque
devient de plus en plus dangereuse.
Après l’invasion de l’armée turque dans le canton d’Afrin
en janvier dernier, le président Erdogan a déclaré début décembre que dans un proche avenir, il entamera une opération d’envergure contre les formations armées kurdes à l’est de l’Euphrate
pour en finir avec les terroristes.
Cette menace est encore plus amplifiée avec l’annonce de la décision du président Trump le 19 décembre dernier, de mettre fin
à la présence des forces spéciales dans le nord-est de la Syrie.
Des représentants du « Conseil démocratique syrien »,
branche politique de la coalition militaire
des « Forces démocratiques syriennes »
ont été reçus à l’Elysée ce 21 décembre.
Les commentateurs politiques et les journalistes,
tous ces jours derniers, ne font état que des aspects militaires
de la lutte contre Daesh, sans jamais aborder
les fondements politiques du Rojava que sont,
la démocratie directe participative, le municipalisme libertaire, l’abandon du concept d’État-nation, l’institutionnalisation
de la commune comme l’unité la plus fondamentale
de l’organisation politique, le développement des coopératives,
la volonté de mise en œuvre de programmes écologiques,
la laïcité et la place de la femme comme vecteur de la révolution.
Ce dernier point se fait, en particulier au travers  de la « Jineolojî »  littéralement « science des femmes »
Des comités de Jineolojî existent maintenant
au Kurdistan, en Europe…
C’est bien cette véritable révolution qu’il faut défendre,
non seulement face à la Turquie, mais aussi face
à toutes les forces réactionnaires, néo-libérales et patriarcales.
Mardi 8 janvier, le Café repaire vous propose
une soirée d’information et de discussion sur le Rojava
en présence des « Amitiés kurdes de Bretagne »
et d’une angevine de retour du Rojava.

Samedi 5 janvier : ACTE 8 !

Samedi 5 janvier,  c’est reparti pour un tour !
Rendez-vous au jardin du Mail à partir de 14 heures
Avec ou sans gilet jaune,
mais avec cette joie de voir ce vieux monde se fissurer
devant notre soif d’équité, de justice et de fraternité.

Départ du cortège à 14h devant le kiosque du jardin du Mail,
défilé sauvage comme d’hab’ vers où bon nous semblera
pour faire entendre la voix de ceux qui ne « sont rien ».
Apportez de quoi faire du bruit
et imprimez les textes des chansons  .
N’oubliez pas non plus vos papiers, les pandores ont pris
la sale habitude de contrôler l’identité de tous ceux
qui osent porter encore un gilet jaune…
Et vive la liberté d’expression !