Le temps est venu… Appel à venir en masse !

Rendez-vous samedi 14 avril
pour participer à la grande manifestation populaire
dans les rues de Nantes aux côtés de tous ceux qui luttent
actuellement pour mettre en échec ce gouvernement.
( à 16h30 place du Cirque )
Nous nous donnons rendez-vous pour un grand covoiturage
collectif samedi matin à 10h30, place de la Rochefoucauld
( en face du musée Jean Lurçat ).
Nous prendrons le temps d’organiser au mieux le soutien angevin :
transport du ravitaillement en bouffe, en matériel médical
ou en matériaux de construction ( voir les besoins )
Certaines voitures choisiront de rejoindre la Zad
avant la manif ou bien samedi soir après la manif
et d’y rester le dimanche ou plus…
Un lieu d’hébergement vient juste d’être ouvert
par les étudiants nantais pour loger
toutes les personnes qui viendront aider !
Il s’agit à nouveau du bâtiment Censive
sur le campus du Tertre.
Y SERA ORGANISÉ UN GRAND COVOITURAGE
DIMANCHE MATIN POUR PARTIR SUR LA ZAD
A 8 HEURES.



Appel de la Zad : rendez vous dimanche 15 avril 2018,
à midi, le long du chemin de Suez :
« L’État a décidé cette semaine de détruire brutalement
l’expérience collective dans la Zad.
Nous résistons chaque jour – habitant.e.s, soutiens, paysan.ne.s,
voisin.e.s, jeunes et anciens.
Nous le faisons avec notre coeur, nos corps, nos liens,
avec toute la force qui s’est enracinée dans le bocage
en 50 ans de luttes et d’espoirs accumulés.
Mais l’État continue à arracher des maisons, des fermes, des espaces
agricoles et des ateliers, à piétiner des jardins, à raser tout ce qui est beau. Nous avons avons besoin de vous sur le terrain maintenant !

A toutes celles et ceux qui sont passés rien qu’une fois ici,
à toutes celles et ceux qui auraient pu et pourront demain.

A toutes celles et ceux qui pensent qu’il faut
des espaces d’expérimen
tation collective
et continuer d’inventer des vies magiques face à ces barbares.

A toutes celles et ceux qui croient qu’il est encore possible de résister
face aux rouleaux compresseurs de la marchandisation du monde
et la destruction du vivant.

Il reste 3 jours pour s’organiser pour venir en masse
dans le bocage dimanche. Parlez-en partout autour de vous,
amenez des ami.es.

Le temps est venu de nous retrouver pour dire que la Zad doit vivre,
panser ses plaies, se reconstruire…. »

( l’assemblée de lutte contre les expulsions de la Zad )

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Appel de la Zad contre Macron et son monde

Rendez-vous samedi 14 avril
pour participer à la grande manifestation populaire
dans les rues de Nantes aux côtés de tous ceux qui luttent
actuellement pour mettre en échec ce gouvernement.
Le délai pour organiser un car étant trop court,
nous nous donnons rendez-vous pour un grand covoiturage
collectif samedi matin à 10h30, place de la Rochefoucauld

( en face du musée Jean Lurçat ).
Certaines voitures choisiront de rejoindre la Zad
samedi soir après la manif et d’y rester la journée du dimanche.
Si vous êtes intéressé, prévoyez votre sac de couchage
et votre  ravitaillement.

Appel de la Zad aux cheminots, aux étudiant-es, aux grévistes d’Air France, de Carrefour et à toutes celles et ceux qui luttent

CONTRE MACRON ET SON MONDE

« Des licenciements consécutifs à la loi travail, de la sélection à l’université à la déportation des immigrés, c’est la même logique étatique qui considère les êtres vivants comme des marchandises, le même bulldozer anti-social qui tente de bousiller nos vies. Pourtant, dans les universités occupées et sur les piquets de grèves, sur la ZAD et dans la rue, la colère monte et éclate. Sur les nombreux fronts de lutte, activés en réaction à la politique-carnage du gouvernement, un besoin urgent se fait sentir : s’unir pour que la peur change de camp.
Ici, dans le bocage de NDDL, la résistance à l’opération militaire prend des airs de guerre civile : destructions de nos lieux de vies, véhicules blindés, survols de drônes, maîtres chiens, largage de grenades désencerclantes par hélicoptère, exhibitions d’armes à feu et plus de trente blessés hier, probablement le double aujourd’hui, dont plusieurs mutilations irréversibles. Malgré cela, la résistance continue à l’image du mouvement anti-aéroport : joyeuse, déterminée et multiforme. Des caillassages et pique-niques de cheveux gris, des bals de tracteurs aux barricades, d’incendies de tractopelles aux jets de peintures en passant par les ravitaillements des cantines, l’énergie déployée ici tire ses sources de vos solidarités. Celle des riverains, des paysan-nes, des habitant-es historiques, des comités de soutiens locaux et à l’internationale, de tous les renforts plus nombreux chaque heure qui passe. Et savoir que des facs sont occupées, des trains et des avions à l’arrêt, des supermarchés bloqués nous fait nous sentir pris dans un mouvement plus global qui tente de stopper ce gouvernement dans sa course folle vers la catastrophe générale.
Malgré le déchaînement de brutalité absurde de cette opération, qui prouve que ce gouvernement n’a plus que la terreur comme seul argument, il reste certain que nous allons continuer à durer et construire ici. Nous sommes trop nombreu-ses à connaître les chemins, bois et prés du bocage. Nous tirons notre force de toute la rage et l’espoir de tous celles et ceux qui veulent changer ce monde. La ZAD est inexpulsable.
Une fois que seront expulsés les véhicules blindés, les hélicoptères, les fourgons et les 2500 flics de notre bocage chéri, soyez sûr-es qu’on se retrouvera dans vos amphis, piquets de grève et dans la rue pour poursuivre nos combats.
Merci pour vos solidarités, vos luttes et votre diversité. »
( L’assemblée de lutte contre les expulsions de la ZAD )

« Universités, cheminots, ZAD … Le gouvernement Macron attaque sur tous les fronts avec une violence inédite ! Répondons lui toutes et tous ensemble. Alors que 2500 gendarmes prennent d’assaut Notre-Dame-des-Landes, que des dizaines d’universités sont bloquées contre la sélection, et que la grève des cheminots est en cours, faisons converger les colères. La victoire d’une de ces luttes, c’est la victoire de toutes et tous. Ensemble, nous pouvons faire reculer ce gouvernement.
Rendez-vous à Nantes, à 16H30, Place du Cirque, samedi 14 avril ! »

Rendons-nous sur la ZAD

Rendons-nous sur la ZAD…

Demain mercredi 11 avril pour un grand pique-nique de protestation entre les fosses noires et les vraies rouges :
« Nous appelons à un grand pique-nique de protestation face aux expulsions et démolitions en cours sur la Zad de lieux de vie et projets agricoles ou autres. Ce pique-nique aura lieu ce mercredi à 13h sur le camp des cheveux blancs. Cet espace d’accueil pour les « jeunes de tous âges » est situé juste à côté du jardin Rouge et Noir, projet maraîcher, de la cabane des plantes médicinales et des vraies rouges, un des plus vieux regroupements d’habitat autoconstruit de la Zad. Tous ces espaces sont menacés de destruction depuis deux jours, comme pleins d’autres lieux de la Zad qu’il est encore temps de sauver.
Il faut que César 2 s’arrête. Regroupons nous !

Parlez autour de vous de ce pique-nique, amenez vos ami.e.s, un repas à partager et pourquoi pas un peu de ravitaillement à laisser sur place. »
Samedi 14 avril pour participer à la grande manifestation populaire dans les rues de Nantes aux côtés de tous ceux qui luttent actuelle-ment pour mettre en échec ce gouvernement (15h place du Cirque).
Le délai pour organiser un car étant trop court, nous nous donnons rendez-vous pour un grand covoiturage collectif samedi matin à 10h30, place de la Rochefoucauld (en face du musée Jean Lurçat).
Certaines voitures choisiront de rejoindre la Zad samedi soir après la manif et d’y rester la journée du dimanche. Si vous êtes intéressé, prévoyez votre sac de couchage et votre  ravitaillement.

Nouvelles de la Noé Verte

« Aux ami-e-s de la Noé et de la Zad,
Le monde de l’aéroport est passé à l’attaque, nous avons besoin de vous.
Après cette première journée d’expulsion, son ampleur, et la destruction
des 100 noms, lieu symbolique de la lutte qui portait un projet agricole
collectif, le doute s’installe sur l’ampleur des expulsions prévues et
sur la stratégie du gouvernement.
L’état ment et manipule, ne nous laissons pas faire !
Venez défendre la Zad sur place, organisez des actions et rejoignez des
manifs  et comités chez vous, parlez en à vos voisins, relayer
l’information sur les réseaux sociaux, la Zad et tout ce qu’elle porte
comme espoir ne doit pas disparaître !
Les expérimentations qui se sont développées sur la Zad ouvrent un
univers des possibles, donnent de l’espoir et constituent une base pour
beaucoup d’autres luttes. La mutualisation, la coopération, l’autogestion sont les alternatives au monde froid de la concurrence et de la compétition généralisée et permanente.
Ici, on ne lâche rien et nous restons déterminés à résister
pacifiquement. Le hangar de la conserverie vient d’être levé, de
nombreux projets avancent ( maraichage, traction animale, fabrication de yourte ) et nous comptons bien montrer l’odieuse traitrise de l’état si
jamais nous venions à nous faire expulser.
Nous revendiquons toujours la gestion des terres occupées par une
entité issue du mouvement et la signature d’une convention d’occupation précaire globale pour l’ensemble des habitats et projets.
Une manifestation est appelée à Nantes ce samedi et une convergence sur la Zad ce week-end. Nous appelons à venir défendre et à appeler à défendre tous les lieux sans exception, quelle que soit leur identité.
Ne jouons pas le jeu de l’état. La ZAD et les expériences qui y sont menées ne prennent sens et ne peuvent être défendues qu’en faisant front commun et en étant solidaire et uni face aux flics et à l’état. »
La Noé Verte

Samedi 14 avril à Nantes convergence des luttes

A Angers, un départ est organisé
pour la grande manifestation unitaire qui aura lieu à Nantes
SAMEDI 14 AVRIL
Les habitants de la zad appellent tous leurs soutiens
à s’y rendre aux côtés des autres composantes de la lutte
contre Macron et son monde, syndicales ou étudiantes.
Le rendez-vous a été fixé à 10h30 place de La Rochefoucauld.
Sous forme de covoiturages ou d’un car.
Précisions dans les heures à venir.

« L’offensive du gouvernement contre la Zad vise à détruire la possibilité de vies alternatives. Et s’inscrit dans une tendance mondiale des classes dirigeantes néo-libérales à imposer un pouvoir fort.
2.500 gendarmes mobiles, des véhicules blindés, des hélicoptères, des camions, des bétaillères… ainsi que quelques centaines de CRS à Nantes et à Rennes, pour couvrir l’arrière… la France sera lundi 9 avril en guerre. Contre qui ? Contre quelques deux cents personnes, vivant dans un paysage de bocage où ils font du pain, de la bière, du maraîchage, et bricolent, discutent, lisent, vont et viennent. L’appareil militaire de la France, qui intervient au Mali, en Syrie, en Irak – sans que le Parlement en débatte, contrairement à ce que prescrit l’article 35 de la Constitution -, s’apprête donc à se déployer sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes.
On sait la logique apparente de cette opération que tout être sensé considérerait comme la manifestation la plus aigüe d’un grand délire : après avoir cédé devant une lutte populaire en abandonnant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement veut signifier sa force en expulsant des « occupants illégaux ». Il méprise les procédures qui encadrent rigoureusement la procédure d’expulsion, il rejette sans discussion la proposition de gestion collective de terres entretenues depuis dix ans par ces occupants, et il n’a pas le moindre projet concret d’utilisation de cette zone à l’écologie unique et préservée précisément grâce à celles et ceux que MM. Macron, Philippe, Collomb et Hulot veulent chasser.
Ce brillant quatuor pourra ainsi, grâce aux images et aux commentaires complaisamment relayés par les médias de MM. Niel, Drahi, Bolloré, Dassault, Lagardère, Bouygues, et tutti quanti, montrer à l’opinion ce que signifie « l’ordre » et indiquer aux divers mouvements sociaux qui bouillonnent dans le pays ce à quoi ils peuvent s’attendre.
Mais ce n’est pas ce seul effet politique que cherchent M. Macron et ses sbires. La disproportion des moyens employés indique que ce que qui se vit à la Zad menace l’ordre néo-libéral dont ils sont les chantres brutaux : la possibilité d’exister autrement, de chercher la coopération plutôt que la compétition, de s’organiser sans hiérarchie entre les êtres, de régler les conflits sans police ni justice, de partager le commun en harmonie avec ce qu’on appelle la nature, de subsister sobrement, de sortir de l’assujettissement de l’argent… Y arrive-t-on sur la Zad ? On ne peut le dire. Mais on essaye vraiment, et de nombreux faits attestent qu’il y a bien là une magnifique alternative, une fenêtre ouverte dans le mur asphyxiant du capitalisme. Ce qu’ont pour mission d’abattre les 2.500 robocops envoyés par le président banquier, c’est la possibilité de vivre autrement. »
( Hervé Kempf, 9 avril 2018 )

Notre Zone A Défendre, c’est maintenant !

Une fois de plus, le pouvoir s’en prend
à ceux qui osent espérer dans une vie différente,
moins destructrice, moins autoritaire, plus égalitaire…
Soyons nombreux à défendre
toutes ces graines d’expérimentation sociale
qui ont poussé sur la Zad ces dernières années :
Rassemblement de protestation et d’organisation

ce lundi 9 avril
à Angers à 18 heures devant la préfecture
pour ceux qui ne pourront pas se rendre sur la Zad.
Conjurée des années durant par le mouvement,
une nouvelle tentative d’expulsions sur la zad
de Notre dame des landes a commencé.
Dès 3h du matin, l’opération s’est déployée dans toute sa brutalité : interminables files de fourgons bleu marine, chars blindés, lacrymos, premiers blessés et premières arrestations.
Les gendarmes ont annoncé que les journalistes étaient strictement interdits « sur tout le dispositif »
et leur ont bloqué l’accès au site.
Ils ont affirmé que la prise d’images de presse était prohibée
et que les médias devraient se contenter de celles
fournies par la gendarmerie !

Ces expulsions confirment la prétention du gouvernement à rétablir le droit tout en s’asseyant grossièrement dessus. La préfecture n’a même pas daigné laisser la possibilité aux habitants de la zad d’avoir accès aux bases minimales du droit au logement, en l’occurence des procédures nominatives et contradictoires en cas de volonté d’expulsion. Les habitants de la plupart des lieux de la zad s’étaient pourtant nommés et identifiés à plusieurs reprises au cours des dernières années.
Le double jeu lamentable de la préfecture s’affiche aujourd’hui dans toute son hypocrisie : l’annonce de la recherche d’une évolution « sereine et apaisée de la situation » tout en envoyant 2500 policiers ici raser des habitats. On nous annonce un tri qui va s’opérer selon des catégories qui sont de pures fictions qui ne répondent en rien d’autre qu’aux besoins du story telling répressif dans lequel le gouvernement s’est enfermé. Il n’y pas ici de radicaux d’un côté et de paysans de l’autre mais un ensemble de façons entremêlées de partager ce territoire. Contrairement à ce qu’affirme Gérard Collomb, personne ne s’est d’ailleurs régularisé individuellement ces dernières semaines au dépend des autres. L’ensemble du mouvement a proposé un cadre de convention collective pour l’ensemble des habitants et projets.
Mais le gouvernement ne pouvait pas simplement admettre que le projet d’aéroport était inutile, il fallait absolument qu’il se venge de ceux qui l’avaient forcé à cet abandon. La terre se meurt, les formes économiques les plus brutales atrophient nos vies, et partout des personnes aspirent à sortir cet état de fait. Elles étaient 30 000 le 10 février à s’engager à soutenir l’avenir de la zad. Mais Le message politique du gouvernement est ce matin très clair : il ne devra être laissé aucune possibilité à des espaces d’expérimentation.
Notre colère est ce matin profonde face au lamentable gâchis que représente la destruction engagée des maisons et espaces de vie que nous avons construits ici. Notre émotion est grande à l’idée que l’expérience collective de la zad soit mise en danger par le déferlement policier. La zad ne disparaîtra pas pour autant. Nous habitons ici, nous sommes enraciné.e. s à ce bocage, nous ne partirons pas. Nous saluons le courage des personnes qui nous ont déjà rejoint.e.s sur le terrain et ont répondu aux appels. En 2012, l’arrogance écrasante de l’Etat a fini par se retourner contre lui. Dans un contexte de montée des grèves, manifestations, occupations dans tout le pays, gageons que l’expulsion de Notre Dame des Landes deviendra un nouveau moteur de la révolte qui se diffuse ici et maintenant. Cette opération de destruction se retournera de nouveau contre ses auteurs.
Nous appelons toutes celles et ceux qui peuvent nous rejoindre dès maintenant ou dans les prochains jours à venir sur la zad. Plus de 80 rassemblements sont d’ores et déjà prévus partout en France ce soir, à Nantes et Rennes à 18h entre autres. La réponse face à ces expulsions se trouvera aussi dans la durée. Une manifestation est appelée à Nantes ce samedi et une convergence sur la zad ce week-end.
( l’assemblée du mouvement anti-aéroport )