La chasse aux pauvres… L’abbé, reviens !

La soixantaine d’exilés sans abri a trouvé refuge hier dans un gymnase désaffecté appartenant… au diocèse.
Cette nuit, il fait froid.
L’évêque nantais se montrera-t-il à la hauteur d’un abbé Pierre ?

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La chasse aux pauvres, encore et toujours…

Square Vertais à Nantes, ce matin vendredi 26 octobre
Encore et toujours le même film insoutenable…

Ils étaient environ soixante réfugiés sous le pont de la voie ferrée, qui traverse le square Vertais, à deux pas de l’arrêt de tram Mangin.
Une vingtaine de tentes avaient été installées et à côté, une dizaine d’exilés, moins chanceux, se contentaient de cartons ou de matelas posés sur le sol. Venus surtout d’Érythrée, mais aussi de Somalie, du Soudan ou d’Éthiopie, ces exilés sont arrivés i y a quelques semaines à Nantes, emmitouflés dans des couvertures, portant des claquettes, ou bien simplement marchant pieds nus…

A 7 heures du matin, la maire Johanna Rolland et la préfète Nicole Klein, stoïques une fois de plus dans l’accomplissement de leurs hautes fonctions, décident de s’en aller chasser le miséreux comme on se débarrasse de nuisibles… Pour rendre impraticable et inhabitable ce bel espace nantais, des camions-bennes  déversent donc  des pierres et des gravats qui empêcheront toute nouvelle tentative d’installation de campement . Nos élus utilisent donc l’argent public pour rendre les parcs de Nantes invivables et pour rendre la vie des exclus encore plus difficile.
Question : quand nos braves décideurs rentreront ce soir bien au chaud dans leurs foyers,  s’inquièteront-ils d’une mise en danger de la vie d’autrui alors même que les températures s’annoncent glaciales ce week end ?
L’errance, elle, a repris en ce triste matin d’octobre pour ces hommes, ces femmes et ces enfants.
Bienvenue à Nantes…
Fin du film.
Et pendant ce temps, dans notre beau pays… :

ZAD partout !

« Depuis deux semaines, Marseille est en lutte. Les aménageurs veulent détruire une grande place populaire du centre-ville, La Plaine, qui abrite un grand marché et qui sert de terrain de jeu et de lieu de flânerie aux gens de tous horizons. La mairie veut en faire une esplanade aseptisée avec de nouveaux commerces réservés aux cadres, pour transformer Marseille en parc d’attraction compétitif et consumériste. C’est donc une mobilisation contre la gentrification et l’aménagement autoritaire des villes, qui réunit des milliers de Marseillais depuis le début du mois d’octobre.
La semaine dernière, la mairie a envoyé des dizaines de CRS sur la place pour y couper des arbres, et commencer le chantier de force. En face, des habitants s’organisent pour stopper la destruction : assemblées, manifestations, actions, attaque du chantier …

Samedi, 3000 personnes ont défilé dans les rues de Marseille jusqu’à la place menacée. Arrivé à la Plaine, une cabane a été construite collectivement. Tout un symbole : la structure a été ramenée depuis la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et ressemble furieusement au Gourbi, cabane détruite et reconstruite de nombreuses fois au cours des attaques de la gendarmerie sur la zone. Le bois du bocage nantais dans la grande cité méditerranéenne ! Une solidarité concrète entre les luttes de territoire. Cette cabane devait servir de lieu de rencontre et de base pour la résistance sur la place.
Aujourd’hui, en pleine nuit, dès 4 heures du matin, des dizaines de CRS ont envahi la Place et ont détruit la cabane. Le pouvoir se venge de l’audace des opposants. Dans la charge une personne a été tabassée par les forces de l’ordre. Mais on ne détruit pas un symbole, et la résistance à l’aménagement de la place ne fera que se renforcer.
De Notre-Dame-des-Landes à la Plaine, la ZAD est partout ! »
( Publication Nantes révoltée )

A Bure comme ailleurs Tou.te.s malfaiteurs !

Le Cercle 49 relaie et signe cet appel de la Coordination Stop CIGEO
à dénoncer la criminalisation de la lutte
contre le projet de poubelle nucléaire à Bure :

COMMUNIQUE COMMUN du Mercredi 17 octobre
CEDRA, EODRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Habitants Vigilants de Void-Vacon, Burestop 55,
Des habitant-e-s de Bure et des environs, Meuse Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement

Nous, associations nationales et locales, collectifs, comités, personnalités, dénonçons la politique de criminalisation et de répression systémique qui s’abat sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire CIGEO à Bure depuis plus d’un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 26 interdictions de territoire. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une instruction pour « association de malfaiteurs ». Des milliers d’euros d’amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue – dont celle, le 20 juin 2018, de l’avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l’été 2017. Chaque jour, depuis plus d’un an, les habitant-e-s de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures.
Ce mardi 16 octobre, dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc une nouvelle atteinte aux droits de la défense a eu lieu, un nouveau pas franchi dans la répression. Ce matin-là, parmi d’autres procès, le tribunal a jugé en absence et par défaut le militant et journaliste Gaspard d’Allens. Pourtant ce dernier n’a jamais été informé qu’un procès le concernait. Il ne savait pas qu’il y avait des accusations portées contre lui. Il n’a donc pas pu préparer sa défense ni choisir un avocat. Néanmoins, il a quand même été jugé : au mépris des garanties les plus élémentaires des droits de la défense.
Le procureur Olivier Glady a expliqué devant une assistance et des avocats outrés qu’il lui avait envoyé une convocation à une adresse à Paris. Or cela fait 5 ans que Gaspard n’y habite plus et le procureur le savait pertinemment. Gaspard est domicilié à Mandres-en-Barrois, à proximité de Bure, où il a été filmé durant des semaines presque quotidiennement par les gendarmes. Le procureur a pourtant affirmé qu’il était « radicalement introuvable ».
Mais qui à Bure pourrait encore être « introuvable » alors qu’une surveillance généralisée traque les opposants à CIGEO ? Qu’entre 15 et 50 téléphones sont sur écoute de façon ponctuelle ou permanente ? Que les communications sont espionnées et les déplacements traqués ? Que toutes les amitiés qui sont nées au cœur de cette résistance sont soupçonnées de relever d’une « association de malfaiteurs » à finalité criminelle ? Des millions d’euros d’argent public sont dépensés pour traquer les opposants, et le Parquet n’aurait pas pu actualiser son adresse de résidence ?
Depuis le mois de juin 2017, dans le cadre d’une instruction judiciaire pour « association de malfaiteurs », une « cellule Bure », basée entre Nancy et Commercy, fait travailler à temps plein entre 5 et 10 officiers de police judiciaire. Leur mission : enquêter et consigner toute la vie des opposants dans des milliers de procès-verbaux. Un seul but : surveiller et détruire le mouvement de lutte par l’asphyxie policière et judiciaire.
Avec une autre personne, Gaspard a été accusé d’avoir fait opposition « par violence ou voie de fait » le 23 janvier 2017, aux travaux publics de l’ANDRA  dans le bois Lejuc occupé. Le procureur réclame 3 mois de sursis simple. Une peine devenue classique pour quiconque refuse l’ordre nucléaire en Meuse. Gaspard s’est interposé physiquement quelques minutes devant un bulldozer. Mais où est la « violence », puisqu’à cette époque, le 30 janvier 2017, le chef de chantier de l’Andra, Emmanuel Hance versait de l’huile inflammable sur des opposants accrochés à une barricade

Cette violation évidente des droits de la défense n’est qu’une goutte d’eau de la politique de karcher répressif qui vise à « nettoyer » intégralement toute forme de contestation à Bure. Le 16 octobre, six nouveaux procès absurdes ont également eu lieu, principalement pour des « outrages » générés par le climat de militarisation irrespirable qui s’est installé dans le sud-Meuse. Trois mois de prison ferme ou avec sursis ont été requis en fonction des cas.
D’étranges pratiques s’installent en Meuse. Que penser d’un tribunal où les gendarmes mobiles encadrent les arrivées et les départs à chaque procès concernant Bure, et finissent régulièrement par vider la salle d’audience ? Quelles conclusions devons-nous tirer lorsque des avocats commis d’office refusent de se déplacer pour assister certaines personnes gardées à vue à Bure ? Comment juger le fait que l’avocate de l’Andra, Carine Bourrel, soit également la batônnière de la Meuse ? Que devons-nous conclure lorsqu’en garde à vue un officier de police judiciaire appelle le juge d’instruction M. Le Fur par son prénom, « Kevin », lorsqu’elle lui passe des coups de téléphone ?
Nous dénonçons fermement la mise en place depuis 2 ans en Meuse d’un système mafieux qui ne dit pas son nom, où les libertés fondamentales et les droits de la défense sont chaque jour piétinés. Au nom de l’avancée forcée d’un projet nucléaire démentiel qui ne présente aucune garantie de sécurité et de faisabilité. Au nom de la destruction d’un mouvement de lutte pluriel pour commencer les travaux imminents de CIGEO. Au nom de la mise en place d’un laboratoire répressif servant d’expérimentation pour mieux neutraliser de futures luttes.
Fait tout aussi inquiétant, cette répression massive s’installe également partout ailleurs en France et dans le monde, dans les mouvements sociaux, les quartiers, les luttes migratoires, les luttes territoriales et environnementales… Nous ne devons pas rester silencieux ni courber l’échine par peur d’être les prochain-e-s sur la liste.

Nous appelons à ce qu’un maximum d’organisations, de comités, de collectifs et de personnalités publiques signent et relaient cette tribune pour :
– mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d’opposition en France
– construire une résistance à cet effet
– en finir avec la peur et le silence

Nous appelons à densifier partout les solidarités et à ne pas nous laisser enfermer dans l’isolement.
Nous ne serons pas les prochain-e-s sur la liste !
Nous refusons de céder à l’intimidation !

Vendredi 19 octobre 19H PMA pour TOU.TE.S !

Le Cercle 49 soutient et relaie l’appel du Collectif Émancipation
à se rassembler vendredi 19 octobre à 19 heures
devant la salle du Doyenné ( 56 bd du Doyenné )
pour défendre l’accès à la PMA et contre l’extrême-droite :
« Vendredi 19 octobre, le Cercle Anjou Conférences propose
à nouveau une conférence dans une salle municipale à Angers.
Pour rappel, ce même groupe avait déjà fait venir
Jean-Yves le Gallou l’hiver dernier,
militant et théoricien
d’extrême droite.
Cette fois, l’invitée du Cercle Anjou Conférences atteste une fois encore de leurs positions réactionnaires et conservatrices.
Cette dernière n’est autre que Ludivine de la Rochère,
présidente de la Manif pour Tous.
Le thème portera sur la « PMA sans Père »,
nous vous laissons imaginer la teneur des propos lesbophobes
et traditionalistes puants…
En tant que collectif féministe, nous trouvons scandaleux
la tenue d’une telle conférence, et ce dans une salle municipale.
Dans un contexte de lutte pour l’égalité des droits
quel que soit leur sexualité, leurs propos LGBTQIphobes
sont des incitations à la haine.
L’accès à la PMA pour tou.te.s corrigera enfin l’inégalité
entre les personnes pour que plus aucune d’entre elles
ne soit contrainte de partir à l’étranger pour avoir une PMA
ou pour un couple lesbien à adopter l’enfant de sa compagne.
La diversité des formes de vie familiale doit être reconnue !
Ouvrir la PMA pour tou.te.s,
c’est lutter pour le droit de choisir de chacun.e !
La régression sociale vient bien des discours de ces militant.e.s réacs
d’extrême droite et nous sommes bien loin de penser que leurs discours aillent dans le sens du droit des enfants.

Face à aux idées nauséabondes d’extrême-droite
et pour la revendication forte pour l’ouverture de la PMA à TOU.TE.S : RASSEMBLEMENT VENDREDI 19 OCTOBRE 2018 à 19h
face à la Salle du Doyenné à Angers. »

Lundi 15 octobre 13h45 Soutien à la Grande Ourse

Ce lundi 15 octobre, la Grande Ourse ( ex-CPAM réquisitionnée sise au 34 boulevard Daviers) passe en procès !
La Grande Ourse est un lieu qui tente de répondre de manière affirmative à différents problèmes locaux comme nationaux. A Angers, l’hébergement d’urgence est en crise ; chaque soir c’est en moyenne 20 à 30 personnes qui ne trouvent pas de place au 115. Parmi elleux : de très nombreuses familles, des mamans isolées avec leur enfant, des femmes enceintes, des hommes seuls… La situation est strictement dramatique. Face à cela, la Grande Ourse propose deux dortoirs et trois chambres pour les familles en solution d’urgence.
A Angers encore, des dizaines d’étudiant.e.s n’ont pas trouvé de logement pour cette rentrée. Et pourtant, selon les chiffres de l’INSEE de juin dernier, c’est plus de 12900 logements qui demeurent vides sur Angers. Certain.e.s de ces étudiant.e.s se sont mis à l’abri à la Grande Ourse.
Au niveau national, la loi ELAN, qui est en train de passer, risque encore de dégrader le problème de l’accès au logement en France…
La Grande Ourse est un espace d’habitation, d’hébergement d’urgence, mais également de bien vivre ensemble : parce que nous ne souhaitons pas que les un.e.s comme les autres soient contraint.e.s à la simple survie, nous proposons chaque semaine des activités, des projections, des chantiers collectifs…
Après une tentative de médiation à laquelle notre propriétaire a finalement décidé de mettre fin, après une demande de bail dérogatoire auprès de celui-ci, après ouverture d’un contrat d’eau et d’électricité, l’ICO, qui possède les lieux, a décidé de nous amener en justice.
Parce que nous souhaitons que des réponses affirmatives, et en bonne intelligence des différents acteurs et actrices soient formulées, parce que les problèmes auxquels nous nous affrontons nous semblent insupportables et qu’il méritent de s’y confronter directement, parce que nous sommes aujourd’hui menacé.e.s d’expulsion, nous appelons à un rassemblement de soutien devant le Tribunal d’Instance d’Angers (39 boulevard Pierre de Coubertin)
ce lundi 15 octobre à 13 heures 45 !

Samedi 13 octobre Place du Ralliement à 15 heures

Le Cercle 49 participera à la mobilisation pour l’urgence climatique
qui aura lieu SAMEDI 13 OCTOBRE partout en France.
Un espace d’information et de rencontre sera installé
place du Ralliement au départ et à l’arrivée de la marche
pour pointer la responsabilité du capitalisme et de ses plaies
( libéralisme, croissance, individualisme, marchandisation… )
dans la question du dérèglement climatique.
Toutes les organisations qui souhaitent se joindre à cet espace
sont les bienvenues.
Installation dès 14h30, merci de venir donner un coup de main.
Exposition d’affiches et de documents
Saynètes & Chansons