J. C. Bertrand, portrait d’un homme charmant

Français, soyez rassurés, vous pourrez toujours compter sur le sens du devoir de Jean-Christophe Bertrand pour être sûr que tout se passe au mieux dans notre beau pays.
C’était jeudi dernier 2 août à Nantes, au petit matin.
Jean-Christophe Bertrand a supervisé de manière très professionnelle l’expulsion ordonnée par la préfecture nantaise, pour la 5ème fois en deux mois, en pleine canicule, de plusieurs centaines d’exilés réfugiés dans l’enceinte vide du lycée Leloup Bouhier.
Retour donc pour tous ces malheureux dans des campements de fortune au square Daviais en plein centre-ville de Nantes ( clin d’œil de l’histoire puisque Jean-Baptiste Daviais était un résistant nantais antifaciste qui sauva des Juifs en 1945… )

A la question du journaliste de Ouest-France qu’on imagine être : « Alors, monsieur Bertrand, content de vous ? », écoutez la réponse consciencieuse de ce fonctionnaire zélé, convaincu de faire le bien puisqu’il ne fait qu’appliquer le droit…
VIDÉO : https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01124706/src/m0xp8f/zone/1/showtitle/1/

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Appel pour l’hospitalité aux exilés à Nantes

Un Bout de Chemin Nantes
a lancé cette PÉTITION adressée
à Johanna Rolland, Maire de Nantes
et à Nicole Klein, Préfète de Loire-Atlantique
Signons et partageons cet appel.
Depuis l’expulsion d’un squat dans les locaux désaffectés
du Groupe AXA le 19 juin dernier, près de 400 personnes
campaient dans des tentes ou dormaient à même le sol
au Square Daviais en plein centre-ville de Nantes.
Des hommes, femmes et enfants qui,
souvent au risque de leurs vies, traversent plusieurs frontières
dans l’espoir de trouver une vie sûre en Europe.
Aujourd’hui, ils ont été expulsés par décision du juge des référés
du tribunal administratif de Nantes sans délai
et sans aucune proposition digne de relogement par les pouvoirs publics.
Cette décision est absolument inhumaine et indigne.
À Nantes comme ailleurs, ces exilé.e.s, écrasé.e.s par la pesanteur
des procédures administratives et l’absence de solutions concrètes,
sont littéralement abandonnés par les pouvoirs publics.
Ces personnes sont une chance, elles sont une richesse culturelle
et économique pour notre ville, notre pays.
Elles sont les visages de la diversité, de la tolérance, de l’humanité,
du dialogue et de l’échange. Nantes doit devenir hospitalière.
Nous devrions être fièr.e.s qu’elles choisissent notre ville
pour construire leur avenir avec nous.
Nous, citoyens et citoyennes, lançons un appel aux pouvoirs publics pour mettre en place des solutions coordonnées de logements,
d’accueils dignes et responsables,
de soutiens matériels, éducatifs, sociaux et médicaux.
Associations, bénévoles et citoyens solidaires,
nous mobilisons chaque jour afin d’assurer les repas,
vêtements, kits d’hygiène, conseils, aides et dialogues nécessaires.
La situation est alarmante.
Il est de votre devoir d’agir maintenant face à cet enjeu d’humanité.
Nous proposons que Nantes soit un exemple en France et en Europe
pour inventer ensemble une hospitalité digne et responsable,
pour imaginer de nouvelles perspectives avec ces exilé.e.s.
Nous avons érigé les droits fondamentaux de l’Homme, la Liberté, L’Égalité et la Fraternité aux frontons de nos écoles et de nos mairies.
Il est un principe de droit que nous devons honorer :
toute personne a droit à un toit. Sans logement,
c’est toute une partie de dignité humaine qui est inaccessible.
Le devoir de Fraternité et d’Hospitalité sont nos biens communs,
alors soyez dignes des citoyens et citoyennes qui s’engagent
jour après jour de plus en plus nombreux aux côtés des exilé.e.s.
Agissez maintenant pour les demandeurs d’asile,
les migrants et les citoyens !
Réquisitionnez des bâtiments publics pour les exilé.e.s.

Ouvrez des lieux d’accueil d’urgence, humains et responsables.
Respectez les engagements humanitaires et internationaux.
Soyez courageux, soyons fraternels !

 

Pétition : plutôt le squat que la rue…

SIGNEZ  LA  PÉTITION. MERCI !

Monsieur le Préfet,
15 jeunes migrants en attente d’un jugement pour une reconnaissance de leur minorité, ont trouvé refuge depuis plusieurs mois dans une maison inoccupée, située à la périphérie d’Angers et promise à la démolition.
Une injonction à quitter les lieux a été prononcée par la justice avec une mise à exécution dès le 17 Juillet. En dépit des différentes tentatives de médiation, le président de l’agglomération angevine a rejeté lundi dernier toute possibilité de maintien dans les lieux arguant des conditions sanitaires du logement ce qui a été infirmé par deux organismes (Médecins du Monde et une association habilitée dans l’hébergement d’urgence) lors de leur visite sur site.
Ces jeunes ne bénéficient d’aucune prise en charge par les pouvoirs publics. Seules les associations caritatives et de soutien aux sans papier leur apportent une aide tant sur le plan alimentaire, matériel, sanitaire, que scolaire. Cette maison est l’unique lieu qui leur donne un peu de stabilité et de sécurité dans ce parcours d’exil où les chances d’être régularisés, de pouvoir suivre une scolarité et préparer un avenir professionnel s’amenuisent de jour en jour.
Pour que ces jeunes ne soient pas condamnés à la désespérance,
Pour qu’ils ne soient pas exposés à la rue et à ses dangers,
Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, de surseoir à la mesure d’expulsion tant qu’une solution pérenne et digne ne sera trouvée.

Le squat, c’est dangereux… le caniveau, c’est mieux !

Hier, mercredi 11 juillet, nous occupions la mairie d’Angers
en réaction à la décision inflexible de Christophe Béchu
prise lundi lors du dernier conseil d’agglo
qui ordonne, après les expulsions
des squats de La Rose et de La Romanerie,
celle de la quinzaine de mineurs isolés étrangers
réfugiés sous le toit du squat de La Vendange.
Un des textes lus pendant l’occupation :

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de fraternité.
Cette exigence de fraternité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu a bafoué jeudi dernier
en ordonnant de chasser de leur ultime refuge,
je veux parler des squats de La Rose et de La Romanerie,
les quelques exilés qui essayaient d’y survivre tant bien que mal.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe d’égalité.
Cette exigence d’égalité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu continue de bafouer
en refusant d’observer ce devoir d’équité, c’est à dire d’apporter
son aide et sa considération
aux plus miséreux d’entre nous,
je veux parler des adolescents africains
réfugiés
sous le toit de La Vendange dans le dénuement le plus total
et qu’elle va pourtant venir expulser dans quelques jours.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de liberté.
Cette exigence de liberté qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu bafoue en imposant
à toutes ces personnes en souffrance sur le chemin de l’exil,
la clandestinité, la privation des droits les plus élémentaires
ou l’enfermement en centre de rétention.

Par notre présence ici, nous demandons que notre mairie
redevienne digne de la devise qu’elle arbore à son fronton
« Liberté, égalité, fraternité »
et qu’elle se conforme à la décision du Conseil constitutionnel
qui a consacré la semaine dernière le grand principe de fraternité :
FRATERNITÉ pour tous les êtres humains,

qu’ils soient ou non clandestins.
Et la chanson entonnée tous en chœur à l’adresse de Béchu :
( sur l’air de Vive le vent )
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Ils sont là, ils ont froid, dans les courants d’air !
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Un mat’las, un bon r’pas, un toit pour nos frères !

Ohé de la mairie ! Entendez-vous les cris
De ces hommes fourbus qui errent dans nos rues ?
Ça suffit, fait’s ouvrir un toit pour leur offrir
Un refuge, un abri, une table et un lit !

Vous chassez de la ville les demandeurs d’asile
Pour vivre où ? Peu importe, surtout murons les portes…
Pas de sous pour les loger, la mairie a jugé
Qu’il valait mieux payer pour les faire surveiller.

Assez de beaux discours quand vous faites tout pour
Que des hommes chaque soir dorment sur les trottoirs.
Assez de boniments, de vos bons sentiments
Quand vous faites sans pitié la chasse aux sans-papiers.

Combien d’années encore allez-vous faire le mort
Sourds à nos pétitions, à nos propositions ?
Bienvenue aux migrants, ouvrez les portes en grand
Car entendez-nous bien : « Nous ne lâcherons rien ! »

Une minute de silence a aussi été observée à la mémoire
de Dani, de Bachiir et d’Ousman, trois jeunes hommes réfugiés
sous les toits expulsés récemment de La Rose et de La Romanerie,
qui sont morts noyés en Loire dimanche dernier..
Compte-rendu dans le Courrier de l’Ouest ce matin.

Auprès de leur arbre, ils squattaient heureux…

Deux des jeunes Somaliens exilés à La Rose
ont perdu la vie dimanche dernier lors d’un dernier naufrage,

loin de chez eux, dans les eaux de La Loire…
Tous ont trouvé refuge dans de nombreux squats angevins
dont celui du Château de Moulinsart.
Tous ont vécu l’exclusion, la grande précarité
mais tous ont trouvé aussi dans ces ultimes havres,
une forme généreuse de solidarité, de reconnaissance.

Cette histoire est pour eux. Qu’ils reposent en paix.

 

La vie sur Terre prend parfois des allures
de pièces de théâtre absurdes…

ACTE 1 :
Le 17 février 2016, les terres du « Château de Moulinsart »
( c’est ainsi que nous avions baptisé ce nouveau squat )
accueillaient généreusement la vingtaine d’exilés d’origine africaine
qui venaient d’être chassés de la maison de la Petite Pignonnière.
ACTE 2 :
Sur les terres du château, la vie suivait son cours paisiblement
entre les parties de football, les soirées cinéma
les balades à vélo et les journées jardinage
sans se douter un seul instant qu’au bord de ce potager improvisé
se dressait, encore plus clandestin qu’eux, un trésor inestimable…
ACTE3 :
Six mois plus tard, la justice décidait qu’il était urgent
de mettre un peu d’ordre sur ces terres trop animées du château
et ordonnait manu militari l’expulsion de ces hommes
qui n’avaient décidément  aucune légitimité à rester plantés là…
ACTE 4 :
Et voilà qu’aujourd’hui, deux ans plus tard, nous découvrons
qu’un ultime occupant continue de résister courageusement
aux promoteurs immobiliers !
Souhaitons donc bonne chance à ce brave séquoia nain
en signant la pétition pour sa non-expulsion
et qu’il connaisse plus de compassion que n’ont eue jadis
nos amis Bachir, Sako, Yussuf et leur joyeuse bande.
Et pourtant, dieu sait si, auprès de leur arbre,
ils squattaient heureux…

Dimanche 8 juillet crémaillère à la Noë verte

Rendez-vous dimanche 8 juillet
pour pendre la crémaillère de notre Cabane enchantier,
la cabane collective angevine construite à partir de 2016
sur les terres de la Noë verte.
Si vous ne connaissez pas encore la Zad de Notre-Dame des Landes,
ce qui s’y fait, ce qui s’y dit, ce qui s’y joue
n’hésitez pas à nous accompagner.
Ce dimanche 8 juillet sera un grand moment festif
de rencontre et d’échanges
dans le cadre des journées ZADenVIES.

COVOITURAGE au départ d’Angers DIMANCHE 8 JUILLET
( on avisera dimanche matin suivant le nombre de voitures )
Merci d’indiquer votre participation sur framadate
9 heures : départ d’Angers, place de La-Rochefoucauld
devant le musée Jean Lurçat
11h-12h : découverte de la Noë verte,
discussion avec les habitants
12h-14h : piquenique partagé à la Noë verte
et pendaison de la crémaillère
14h-17h : voir la programmation Zadenvies
( chantiers, expos, conférences, visites, débats… )
17h-18h : moment musical à la Noë Verte
pour ceux qui le souhaitent
18h30 : départ de la Noë verte pour un retour
à Angers vers 20h, place de La-Rochefoucauld.

 

Mercredi 27 juin 18 heures Silence !… On cogne !

Contre la répression tous azimuts de la machine étatique
à Bure comme ailleurs
contre les militants écologistes, solidaires, syndicaux, politiques…
Rassemblement mercredi 27 juin en bas de la place du Ralliement,
à l’entrée de la rue Lenepveu à partir de 18 heures.
Communiqué commun du Réseau « Sortir du nucléaire »,
Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA, publié le 22 juin :
« Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure
a été frappé par la vague de répression la plus massive
que nous ayons jamais connue en plus de 20 ans de lutte.
11 lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation,
des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées,
du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués.
10 personnes de notre mouvement ont été arrêtées.
À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue
et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention.
Militant.e.s membres des associations ou sans-étiquette,
investi.e.s de longue date ou ayant fait le choix récemment
de s’installer sur le territoire pour y vivre :
dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun
une forte implication contre le projet Cigéo.
Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte,
qui assistait nombre de militant.e.s.
Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté :
or comme l’ont rappelé 50 de ses confrères,
cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu.
Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.
Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteurs, violence en réunion, accusation d’avoir « dirigé le black block » au G20 de Hambourg…
Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien :
en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo,
à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé,
les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir
n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés
pour criminaliser les opposant.e.s.
Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle « affaire Tarnac », dont l’objectif est de détourner l’attention
des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce
des suspects et d’affaiblir la lutte.
En s’attaquant à des personnes engagées, l’état criminalise
celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division
dans les milieux militants.
En réponse à cette construction politique et policière délirante,
nous réaffirmons notre unité et notre solidarité.
N’en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement
ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas
par peur d’être les prochaines sur la liste.
Nous constatons qu’il n’est pas anodin que ce coup de force survienne précisément maintenant, quelques jours après la plus grande manifestation contre Cigéo survenue à Bar-le-Duc
depuis une douzaine d’années, marquant un renouveau
du soutien populaire à l’opposition à ce projet
qui révèle de jour en jour son infaisabilité.
Alors même que des ateliers devaient avoir lieu cette semaine à Bure
pour ancrer la mobilisation dans la durée.
Si cette mobilisation – qui prend de l’ampleur- gêne,
c’est bien que le gouvernement est aux abois !
L’État réprime aujourd’hui ce qu’il a tenté d’étouffer pendant des années.
Il n’est pas anodin non plus que la répression frappe
alors que la filière nucléaire est en pleine déconfiture,
les failles de Cigéo ne faisant que s’ajouter aux retards de l’EPR de Flamanville et aux difficultés économiques d’EDF,
qui poursuit sa fuite en avant et refuse de fermer des réacteurs.
Enfin, cette vague répressive survient alors que le gouvernement,
suite à l’expulsion du Bois Lejus et à la vague d’émotion qu’elle a suscitée, a annoncé de nombreuses « consultations »
et un débat sur les déchets radioactifs à l’automne.
De qui se moque-t-on ?
Qui peut prétendre que les conditions du débat sont réunies,
alors que des personnes fortement impliquées contre Cigéo sont jetées
en garde à vue pendant des jours et blessées dans les manifestations ?
Nous ne nous laisserons pas intimider.
Nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent
dans cette lutte à dénoncer cette répression
et à ne pas être dupes des discours du gouvernement.
• La répression ne nous fera pas taire, nous sommes solidaires !
• Déchets radioactifs : ni à Bure, ni ailleurs.
Ne pas enfouir, arrêter d’en produire !
• On ne nous atomisera jamais ! »

A lire aussi sur Mediapart  :
A Bure, la complémentarité des pratiques fait peur au gouvernement.
Pétition à signer ICI.
Pour joindre le comité angevin de soutien à Bure :
soutien-bure49@riseup.net