Liberté de circulation et d’installation pour tous

csspLe Collectif de Soutien aux Sans Papiers 49 a réquisitionné un nouveau toit pour les réfugiés somaliens, érythéens et soudanais arrivés sur Angers.  Samedi 14 février, une fête  en forme de pendaison de crémaillère  a réuni dans la joie et la bonne humeur les demandeurs d’asile, les membres du collectif et les citoyens en lutte contre cette politique inhumaine.

Pour plus d’info :
Le blog du Collectif de Soutien aux Sans Papiers 49 >>> CSSP49

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Semaine de résistances Nantes

zadEn ces temps de ZAD menacées ( voir les excellentes chroniques sur celle du Testet dans le Journal DéTarné  ) il est urgent de resserrer les rangs comme nous y invite cette semaine de résistances à Nantes du 16 au 22 février.
Texte de l’appel :

Nous sommes tes voisin-e-s, tes collègues, tes ami-e-s.
Nous sommes de celles et ceux qui luttent contre les violences policières.
Nous sommes de celles et ceux qui résistent au saccage de la nature.
Nous sommes de celles et ceux qui refusent le racisme d’État, les contrôles au faciès, le harcèlement policier.
Nous sommes de celles et ceux qui subissent les politiques néolibérales.
Nous sommes de celles et ceux qui n’attendent pas les élections pour agir.

semaine de résistances 2Le 22 février 2014, 50 000 personnes se rassemblent à Nantes contre l’aéroport et son monde. La manifestation, dynamique et populaire, est bloquée par des grilles anti-émeute et fait face à une répression féroce. Parmi les dizaines de blessé-e-s, au moins 3 personnes perdent l’usage d’un œil suite à des tirs de flashball. Nantes devient la capitale des mutilations policières.
Dans les mois qui suivent, plusieurs dizaines de personnes sont inquiétées par la justice du fait de leur participation à la manifestation. Pour la plupart d’entre elles, des rafles au petit matin mènent à des procédures expéditives, qui se soldent par de sévères condamnations – jusqu’à 18 mois de prison ferme. Le message est clair : celles et ceux qui résistent s’exposent à être blessé-e-s ou incarcéré-e-s.
Dans la nuit du 26 octobre, la gendarmerie tue un manifestant de 21 ans lors d’un rassemblement contre le barrage de Sivens, dans le Tarn. Pendant plusieurs semaines, un mouvement de solidarité se répand dans toute la France. A Nantes, Rennes, Toulouse et ailleurs, des manifestations réunissant plusieurs milliers de personnes sont interdites de fait par les préfectures qui militarisent les centres villes avec des centaines de policiers armés. Plusieurs personnes sont blessées, d’autres condamnées. Ces stratégies policières ont précédemment été expérimentées à grande échelle lors des révoltes dans les quartiers, notamment à Villiers-le-Bel en 2007, inaugurant l’utilisation d’hélicoptères, de nouvelles armes policières et le quadrillage militaire du territoire. Les mouvements de résistances sont multiples et divers : ici une occupation de sans-papiers, là-bas des cabanes dans une forêt, ailleurs une confrontation avec la police.
Ce mouvement est l’occasion de rappeler que chaque année, des dizaines de personnes sont tuées ou blessées par la police, essentiellement dans les quartiers populaires, ou dans les luttes. Plus de 40 personnes ont perdu un œil ces dernières années, touchées par des tirs policiers. Malgré la répression, les mois qui viennent de s’écouler montrent nos capacités à construire des solidarités, à nous organiser, que ce soit sur les ZAD ou au cœur des métropoles. Il ne tient qu’à nous de renforcer ces dynamiques, ici comme ailleurs.

semaine de résistances 3A l’aube de l’année 2015, une série d’attentats préfigure un renforcement considérable des dispositifs sécuritaires. Nous refusons que le choc suscité par ce drame serve à alimenter l’islamophobie et à renforcer l’impunité des forces de l’ordre. Les gouvernants qui défilent pour la liberté d’expression sont les mêmes qui font la chasse aux migrants et les enferment dans les Centres de Rétention Administrative.

Un an après la démonstration de force et de solidarité du 22 février, alors que le gouvernement rappelle sa volonté de construire l’aéroport et d’expulser les opposant-e-s, retrouvons-nous à Nantes pour affirmer notre solidarité avec les ZAD et notre refus des violences d’État, qu’elles soient économiques, sociales ou policières.
L’appel à la mobilisation en vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=1QC5hAme8ks

semaine de résistances 1

Mardi 3 février, le Café repaire sur la piste de l’anticapitalisme…

Question : ça veut dire quoi au juste être « anticapitaliste » ?

Ce nouveau Café repaire sera l’occasion pour chacun de préciser comment se définit son sentiment « anticapitaliste ».

« Le capitalisme est malade. » nous dit-on très souvent en ajoutant qu’il faut vite l’achever. Mais ne serait-ce pas plutôt le contraire ? A l’évidence, le capitalisme ne s’est jamais aussi bien porté qu’aujourd’hui et c’est lui qui pourrait bien finir par nous achever ! Alors essayons ensemble de nous mettre d’accord sur le remède anticapitaliste à lui appliquer…

Débat ouvert à tous en présence de militants d’organisations de sensibilité  « anticapitaliste ». Ont été invités les comités locaux :
du Nouveau Parti Anticapitaliste
du Parti Communiste Français
du Parti de Gauche
de Lutte Ouvrière
d’Alternative Libertaire
de la Confédération Nationale du Travail
et d’ATTAC
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Samedi 14 février : faire vivre le mot Fraternité

En ce mercredi 4 février 2015, devant un parterre de journalistes, la nouvelle réquisition est dorénavant officialisée. Cela fait maintenant plusieurs hivers que le CSSP49 se voit  contraint de soutenir la réquisition de bâtiments vides voire abandonnés. Pour faire face à l’impuissance manifeste et revendiquée des pouvoirs locaux, cette jolie demeure accueillera plusieurs demandeurs d’asile (de Somalie notamment). La maison se trouve dans le voisinage immédiat du BioPôle. Pour l’Agglo, il est sans doute plus simple de racheter les maisons voisines aux personnes qui se plaignent des odeurs que de faire fonctionner correctement le BioPôle.

vigipirateCependant, l’aménagement des lieux n’est pas finalisé et nous lançons un appel pour recevoir du soutien, à la fois matériel mais aussi humain. Si vous voulez apporter votre contribution, vous êtes les bienvenus.

D’un point de vue matériel, nous sommes à la recherche de matelas, couvertures, chaises, tables, réchaud électrique, chauffage  électrique, ustensiles de cuisine, vêtements, serviettes de toilettes… D’un point de vue humain, il s’agit d’assurer une présence auprès des habitants et ainsi d’empêcher toute forme d’intimidation ou tentative d’expulsion illégale.  A partir de samedi prochain, les portes de la maison seront ouvertes à tous ceux et celles qui veulent apporter leur soutien aux nouveaux habitants. Ces derniers doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls, laissés dans l’indifférence générale, qu’ils peuvent compter sur un certain nombre de personnes.

pauvres
Samedi 14 février, à partir de 14h, aura lieu la pendaison de
crémaillère avec musique et soupe angevine. Vous y serez les bienvenus, sans caviar mais le sourire au coeur. Une manière aussi de dénoncer la sinistrose ambiante et l’inertie des pouvoirs locaux.
Les restrictions budgétaires sont malheureusement trop souvent mises à l’honneur ces derniers temps. Il s’agit principalement d’une question de volonté politique et de choix. Les uns préfèrent
s’équiper en caméras de surveillance, d’autres préfèrent renflouer les caisses d’un parc qui ne prendra jamais racine. Nous, avec pas grand chose et notre bonne volonté, préférons mettre les gens
à l’abri.
La fraternité est belle… dans les discours et sur les frontons des mairies. Mais c’est encore mieux quand elle est mise en acte !
Lieu dit de la Petite Pignonnière, Boulevard de la Romanerie
200 mètres après l’arrêt BioPôle (Ligne 10), la première maison sur la droite

squatA l’appel du   Collectif de Soutien aux Sans Papiers 49

Le reportage d’Angers Télé sur la réquisition d’une maison pour loger les sans papiers. (à partir de 02:45)
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FR3 (à partir de 5:23)FR3-bipole

 

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Merci à Cédric

Deux souvenirs de ce Café repaire « anticapitaliste » …
Les mots lâchés par les uns et les autres sur ce tableau blanc.
Et pour une fois que je me laissais aller à boire du Coc….  à cause d’un problème d’estomac barbouillé, notre ami Cédric ( jeune dessinateur qui débarque sur Angers ) ne m’a pas loupé ! Encore merci.

Portrait anticapitalistepanneau-anticapitalisme