Lordon : « La tête du chat dans la litière »

Le 31 octobre dernier, se déroulait une soirée dite « de la trappe à la toile », prélude au lancement prochain sur le Web de la nouvelle formule de « Là bas s’y j’y suis », le 7/9/9.

Entre autres intervenants Frédéric Lordon faisait une intervention remarquée sans concession.

Nous partageons cette impertinence et le fond du propos, et relayons ici cette partie, en vous laissant tout loisir de regarder le reste sur le site lui même.

N’oubliez pas non plus de visiter le site « Là bas s’y j’y suis » et de donner un coup de pouce en vous abonnant à ce projet non seulement indispensable sur la toile, mais source d’échanges politiques dans tous les « cafés repaires du territoire » .

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Café Repaire spécial Kobanê : mardi 18 novembre

Café Repaire spécial Kobanê :
mardi 18 novembre 19h30 Bar le Challenge
Avec la participation d’Aurélien Roulland,
chroniqueur au Webzine Kedistan  http://kedistan.fr/

Kobanê, derrière la ville assiégée, un nouveau Chiapas ?

De par le monde comme en témoigne la journée mondiale de solidarité à Kobanê du premier novembre, une solidarité tente de trouver sa voix  parmi le concert de « coalitions internationales » des petites ententes contre-nature entre « amis » ( gouvernement turc/-DAECH,  Etats-Unis/Emirats… )

On voit de partout des mouvements de solidarité spontanés et chaque attaque sur Kobanê fait frémir des milliers de personnes. Sur le terrain, bien loin du confort des fauteuils ministériels, ils se battent, seuls, au nom de la “liberté”.  Leurs ennemis ont souvent été armés par les mêmes qui se prétendent aujourd’hui coalition contre eux.

Protection d’intérêts économiques et géostratégiques sont la règle dans la région, depuis plusieurs décennies : pillage libre des ressources, mais liberté d’opinion et liberté des peuples, sûrement pas !

La voix de Rojava* est la seule à entendre dans la région. Si Kobanê tombe, elle s’éteindra…
Kobanê ne doit pas tomber !
Berxwedan Jîyane !

(*) à Rojava, les Kurdes de Syrie mènent de front une révolution démocratique et une guerre contre le terrorisme. L’autonomie démocratique a été décrétée officiellement le 21 janvier 2014. Elle repose sur les principes de la démocratie participative et se substitue à l’ancien régime de Bachar El Assad partout où les Kurdes contrôlent leur territoire, c’est-à-dire la plus grande partie de Rojava (Kurdistan Occidental)
Pour plus d’infos : Oui, le peuple peut changer les choses (l’expérience du Rojava)

* * *

Asli Erdogan, écrivain
Asli Erdogan, écrivain

Les visages épuisés, sérieux, de ceux qui montent la garde depuis des semaines à la frontière en restant exposés aux nuisances du feu et du gaz lacrymogène : « Nous avons enterré tant de morts. » La phrase que la mère d’un guérilléro, me tenant la main à l’extrémité de la chaîne pour la paix, m’a apprise syllabe après syllabe en essayant de ne pas rire de ma prononciation : « Bijî Berxwedana Kobanê ! »

Extrait de la chronique d’Asli Erdogan, sur Kobanê

 Café repaire Kobané 2

Textes de soutien à la ZAD du Testet

testet2   Les lois répressives au service du capitalisme qui dévaste la Terre sont nulles et non avenues. Ce qui est en jeu c’est le droit, non à la survie, mais à la vie. A une vie que la cupidité capitaliste détruit dans l’individu, dans la société et dans la nature. Nul n’est tenu d’obéir à un ordre qui porte atteinte à la dignité de l’homme et à la sauvegarde de la Terre nourricière. Il en est de même dans le Tarn, face à la destruction de la zone humide du Testet que défendent légitimement deux collectifs insoumis et déterminés. Il est temps de prendre conscience que le vieux monde s’effondre et qu’il est important, si nous ne voulons pas disparaître avec lui, de jeter les bases d’une société nouvelle. C’est aujourd’hui qu’émerge, lentement mais sûrement, l’idée que l’humain et la nature l’emportent sur la barbarie et sur l’injustice. Si nous ne sortons pas de la réalité économique en créant une réalité humaine, nous permettrons une fois de plus à la barbarie marchande de se perpétuer. Il n’y a pas d’autre issue à la crise que la généralisation pratique du principe : l’humain prime l’économie ; la défense de l’homme, de la femme, de l’enfant et de la nature révoque les lois du commerce.  ( Raoul VANEIGEM )

testet4Les Zones À Défendre ne pourront que se multiplier pendant que la société productiviste sombre dans son cynisme impuissant et totalitaire. Un nouveau monde commence à naitre dans la volonté de vivre des humains qui se révoltent face au Léviathan et à ses serviteurs volontaires. Aux quatre coins de la terre nous sommes la dernière internationale.  Soutien à ceux qui se lèvent.  ( Sergio GHIRARDI )

testet3   CherEs amiEs, votre combat est exemplaire à la fois dans ses buts et les formes que vous lui donnez. Nous devons refuser en effet tous les Grands Projets Inutiles Imposés, véritable fuite en avant dans la destruction de la planète et de la diversité, de tout ce qui fait la richesse du vivant et des lieux de vie adaptés à ce que nous voulons vivre. Ce n’est pas à une poignée de technocrates et d’élus de nous imposer des solutions du passé. Ces vautours adeptes du capitalisme vert sont du côté de la mort. Nous refusons leurs lendemains qui chantent et déchantent car nous voulons chanter au présent.  Nous avons mille et un projets utiles et élaborés démocratiquement à leur opposer.  Salut et fraternité.  ( Paul ARIÈS )

testet  Et prenez aussi le temps d’écouter
la belle chanson écrite par Yannis YOULOUNTAS :
http://youlountas.net/spip.php?rubrique87&lang=fr
ainsi que l’appel d’ Alessandro Di Giuseppe, Pap’40 de l’Eglise de la Très Sainte Consommation au président du Conseil général du Tarn :
https://www.youtube.com/watch?v=gE-LrAWU2o0

Pour s’informer, deux collectifs racontent et coordonnent  la lutte des opposants à ce nouveau Grand Projet Imbécile et Imposé :
https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/
  http://www.collectif-testet.org/index.php

Café repaire mardi 4 novembre : l’anarchie ou la peur du noir

anarL’anarchisme se nourrit de ce qu’on appelle «la pensée libertaire».

Textes de présentation à consulter :
Les grands thèmes de l’anarchisme
Idées provisoires sur l’anarchisme

Cette pensée est souvent méconnue ou traversée d’idées reçues, d’amalgames voire de contresens. Pourtant, née depuis un siècle, elle conserve toute sa vigueur et a su s’alimenter du souffle des différents mouvements pour l’émancipation. Des premières luttes ouvrières à nos jours, elle n’a cessé de s’inscrire dans l’ère du temps de la contestation sociale , de l’irriguer pour amener l’humanité vers une société plus juste, plus libre, égalitaire et solidaire.

Café repaire 4 novembre ( anarchie )Ce nouveau Café repaire sera l’occasion pour nous de découvrir ou de clarifier ce qu’est la pensée libertaire.
– Présentation et débat avec les militants d’Alternative Libertaire 49 : http://www.alternativelibertaire.org/
-Rencontre avec Benoist Rey, écrivain libertaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Benoist_Rey
http://gaellekermen.net/2010/05/01/trous-de-memoire-de-benoist-rey/

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Rassemblement anti-TAFTA – samedi 11 octobre 14h30

tafta

Le Collectif du Cercle 49 propose une animation sonore et visuelle le samedi 11 octobre,  lors de la mobilisation européenne anti-TAFTA pour donner un peu de « pêche » au rassemblement… En tenue de marin, nous chanterons ( sur l’air du Port de Tacoma de Hughes Aufray )  :  C’est à la baille qu’on met l’TAFTA !

C’est à la baille qu’on met l’TAFTA ! Houla la houla !
C’est à la baille qu’on met l’TAFTA ! Houla houla la !

Nouveau scandale ! Les multinationales
Montent à l’assaut des politiques, le Traité transatlantique.

Elles négocient sans quérir notre avis
Dans un secret tout stratégique, le Traité transatlantique.

Vision étrange qu’elles ont du libre-échange…
A coup de magouill’ juridique, le Traité transatlantique.

« C’est tout bénef’ ! » se réjouit le MEDEF
« Haro sur le service public, le Traité transatlantique ! »

« La bonne affaire ! » chant’ la sphère financière
 » Viv’ la croissance frénétique, le Traité transatlantique !  »

 » Mort au social ! Longu’ vie au libéral !
Plus de réserve et plus d’éthique, le Traité transatlantique ! « 

Elles ont en tête de pourrir la planète
Au nom du gain, au nom du fric, le Traité transatlantique.

Aux grands projets inutiles bien français
Succèderont ceux d’Amérique, du Traité transatlantique.

Peuples d’Europe, tous en chœur, disons « Stop ! »
A ce déni démocratique, au Traité transatlantique.

« Oui au partage ! Non au marché sauvage !
A la violence économique, au Traité transatlantique ! »

Et le visuel sera le suivant :
Demander aux gens qui veulent participer de venir habillés façon marin ( marinière, casquette, ciré, bottes… ce sera de saison ! ) et d’apporter aussi un seau vide. Nous chanterons alors le refrain en rejetant le TAFTA à la baille c’est à dire en faisant semblant de vider nos seaux dans l’océan Atlantique ( qui sera représenté par un grand panneau bleu en carton sur trépied ).
( Le collectif du Cercle se charge du matériel et de la musique. )

Faites tourner l’idée et le texte dans vos réseaux.
Appel aux choristes ! A la baille le TAFTA !

Texte de la chanson à télécharger : C’est à la baille qu’on met l’TAFTA

 

Mardi 7 octobre : l’espéranto, vers une culture sociale sans frontières

C’est en cette seconde moitié du 19ème siècle que le jeune Ludwig Zamenhof réalise en entendant parler sur les marchés de Bialystok, alors occupée par la Prusse, l’Autriche et la Russie que la diversité des langues et le manque de culture commune devient source de conflits et d’incompréhension. Souffrant de voir ainsi comme il l’écrit en 1895, la « famille humaine » divisée en clans ennemis, il décide de créer une nouvelle langue qui permettrait à tous de se comprendre.
Profondément internationaliste, l’espéranto se donne pour objectif, telle une fenêtre sur le monde, d’abolir les frontières mais aussi les barrières mentales qui sclérosent l’humanité. L’espéranto se définit comme la langue de notre village planétaire, élaborée avec tous, sans hiérarchie ni domination, dans le respect et la diversité des cultures : à chacun sa langue maternelle, et l’espéranto pour tous. Langue libre et ouverte sur la solidarité mondiale ( considérée comme langue dangereuse par Hitler ou Staline par exemple ), l’espéranto est un outil de lutte sociale contre les idéologies nationalistes qui manipulent les peuples en les isolant ou en les opposant et concourt à lutter contre l’oppression et l’exploitation des classes laborieuses.
« …Nous devons avoir conscience de l’importance de ce jour car  aujourd’hui, entre ces murs accueillants, ne sont pas réunis des Français avec des Anglais, ni des Russes avec des Polonais, mais des hommes avec des hommes… » ( Paroles de Zamenhof lors du 1er congrès universel espérantiste en 1905 à Boulogne-sur-Mer en présence de participants venus de 20 pays différents  )

Le Café repaire vous invite à venir découvrir l’espéranto et débattre de la belle utopie de Ludwig Zamenhof… En compagnie de Jacques Lepuil, guitariste-chanteur qui nous interprétera en espéranto des chansons de Vian, de Brassens ou de Moustaki.

Café repaire 7 octobre ( espéranto )

 

Rendez-nous « Là-bas si j’y suis » !

Puisque les prises de position « critiques et alternatives » au modèle dominant ne sont plus les bienvenues sur les ondes de Radio-France ( et sur les médias en général ), les amis du Cercle 49 se sont installés samedi 6 septembre pour se faire entendre là où on les laisse encore s’exprimer, c’est à dire en place publique… Place du Ralliement, avec banderole, dessins d’humour et prises de parole pour protester contre l’éviction de l’émission  Là-bas si j’y suis.
Cette émission qui proposait quotidiennement à ses auditeurs depuis près de 30 ans un travail journalistique de qualité sur des thématiques sociales souvent négligées ( voire écartées ) sur les autres médias.
Cette émission qui relayait la pensée de grands intellectuels critiques comme Castoriadis, Vaneigem, Ziegler, Forrester, Jacquard, Gorz ou Chomsky… Pauvres de nous AMG, nous voilà réduits à écouter jusqu’à la nausée Attali et Finkielkraut !  A moins bien sûr, comme chante Renaud, de se libérer les oreilles en balançant sa radio par la fenêtre…

Le site de « Là-bas si j’y suis »
Conférence de presse du 27 août
Là-bas continue, le répondeur nouveau est arrivé : 01 85 08 37 37 !