NOUS VOULONS RESPIRER ! SAMEDI 10 OCTOBRE 11H

Le Cercle 49 relaie cet appel
initié par des citoyens de Mûrs-Érigné
à se rassembler samedi 10 octobre à 11 heures
devant les grilles de la préfecture :

Nous voulons respirer ! Nous voulons vivre !
Prudence ne veut pas dire bêtise ni mesures aussi grotesques qu’inefficaces. Instaurer le port du masque dans toutes nos rues, quelle que soit la densité de piétons n’a aucun sens à part celui d’imposer une société liberticide nous obligeant à gérer nos vies comme ils le décident.
Redonnons des sourires à nos regards !


Ce sont dans les entreprises où l’on compte le plus de « clusters » et pourtant, rien n’est fait pour limiter la présence au travail. Pendant ce temps-là, les bars ferment. Fin de récré !

Dansez, riez, chantez, mais gare à la rentrée : voilà peu ou prou le message du gouvernement délivré cet été. Début septembre, le Conseil scientifique fait monter la sauce en s’alarmant d’une possible « augmentation exponentielle du coronavirus » nécessitant de « prendre des mesures difficiles ». Le Premier ministre Jean Castex prend solennellement la parole le 11 septembre, la tension est à son comble, mais finalement, rien du tout, si ce n’est qu’on devra « apprendre à vivre avec le virus ».
Et hier soir, patatras, la colocation se brise dans une explosion de couleurs. 69 départements sont placés en rouge clair. Onze métropoles, en rouge carmin : fermeture des bars à 22h dès lundi ( voire plus tôt si le préfet en décide ), rassemblements limités à 10 personnes et grands évènements à 1 000 personnes, interdiction des fêtes locales et étudiantes, fermeture des salles de sport et polyvalentes. Et du rouge écarlate pour Marseille et la Guadeloupe : fermeture totale des bars, des restaurants et des établissements recevant du public, sauf « s’il existe un protocole sanitaire strict déjà mis en place ».

Mieux vaut être au bistrot qu’au boulot
La fermeture des bars est-elle utile ? Pas sûr, selon un rapport publié début septembre par Bernard Godelle, Sylvie Hurtrez, Catherine Moulia et Mircea Sofonea, des enseignants-chercheurs à la faculté des sciences de Montpellier, des biologistes de l’évolution et des spécialistes d’épidémiologie ou d’écologie de la transmission. « Attention à l’effet de la fermeture des terrasses des cafés » pouvant faciliter « les rassemblements dans les lieux clos » écrivaient-ils. Ils s’alarmaient aussi des transmissions au travail : « même si les mesures barrières étaient de mieux en mieux appliquées, le retour des salariés dans les entreprises et la reprise des activités économiques et de l’enseignement sont d’importants facteurs favorisant la transmission virale ». Or, « la stratégie des pouvoirs publics est claire affirmaient-ils : éviter absolument un nouveau confinement général pour préserver l’économie, tracer les cas et identifier les foyers, limiter par des mesures locales la saturation des services de réanimation ». Le dernier point épidémiologique de Santé publique France constate que 27% des foyers d’infection – ces fameux « clusters » – se trouvent dans les entreprises privées et publiques, loin devant les évènements publics ou privés (13%) et le milieu familial élargi (9%). Et pourtant, aucune mesure concrète n’a été prise pour limiter la présence au travail, si ce n’est une supplique d’Olivier Véran pour « développer au maximum le télétravail ». Et d’un point de vu sanitaire, on peine toujours à comprendre pourquoi, si les bars ferment, les temples commerciaux restent bien ouverts…

« L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE » PROLONGÉ EN PLEINE NUIT DANS UN PARLEMENT VIDE !!!

– Une poignée de députés votent la prolongation des restrictions des libertés –

➡️Dans la nuit du 1er au 2 octobre, très tard, quelques députés ont voté la « prolongation de l’état d’urgence sanitaire ». Cet état d’urgence, qui limite drastiquement les libertés fondamentales, devait prendre fin le 31 octobre. Il sera en vigueur jusqu’en avril. Pourtant, nous étions déjà dans une phase de « transition » suite à un Etat d’urgence sanitaire sensé être exceptionnel. Le Macronisme invente « l’exception transitoire permanente ».

➡️Cette mesure pourtant très importante, qui concerne la vie de toutes et tous, a été votée par 26 voix contre 17. 46 députés sur 577. Moins de 10% des élus.

➡️Pendant cinq mois supplémentaires, le gouvernement et les préfets auront les pleins pouvoirs pour imposer des restrictions,aux libertés et la possibilité d’interdire toute manifestation, rassemblements et ouvertures d’établissement …

➡️Selon le ministre de la santé, « nous devons accepter de restreindre certaines de nos libertés auxquelles nous sommes attachés ». Même la droite filloniste s’inquiète : « Nous ne pouvons pas accepter de laisser les clés au gouvernement pendant six mois encore sans contrôle du Parlement. Concilier impératifs de santé publique et libertés publiques est indispensable. C’est un enjeu de démocratie ! ». Le Macronisme est une des formes de extrême droite.

➡️En résumé, une mesure « d’exception », ultra-liberticide, est en train de devenir permanente, et le tout par le vote de 26 députés sur quasiment 600. Nous vivons la fin des dernières illusions démocratiques. Les élections législatives partielles organisées en septembre ont vu culminer l’abstention jusqu’à 90% sans que personne ne la remarque. Lors des municipales quelques semaines plus tôt, les trois quart des électeurs n’ont pas voté. Et les élus eux même ne votent plus. Cela n’émeut plus personne. Nous sommes en post-démocratie, au temps des régimes hybrides, celui de l’État d’urgence permanent.

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