Le squat, c’est dangereux… le caniveau, c’est mieux !

Hier, mercredi 11 juillet, nous occupions la mairie d’Angers
en réaction à la décision inflexible de Christophe Béchu
prise lundi lors du dernier conseil d’agglo
qui ordonne, après les expulsions
des squats de La Rose et de La Romanerie,
celle de la quinzaine de mineurs isolés étrangers
réfugiés sous le toit du squat de La Vendange.
Un des textes lus pendant l’occupation :

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de fraternité.
Cette exigence de fraternité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu a bafoué jeudi dernier
en ordonnant de chasser de leur ultime refuge,
je veux parler des squats de La Rose et de La Romanerie,
les quelques exilés qui essayaient d’y survivre tant bien que mal.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison,
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe d’égalité.
Cette exigence d’égalité qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu continue de bafouer
en refusant d’observer ce devoir d’équité, c’est à dire d’apporter
son aide et sa considération
aux plus miséreux d’entre nous,
je veux parler des adolescents africains
réfugiés
sous le toit de La Vendange dans le dénuement le plus total
et qu’elle va pourtant venir expulser dans quelques jours.

Nous sommes ici à la mairie, dans la maison du peuple, notre maison
pour rappeler à ceux qui y siègent le grand principe de liberté.
Cette exigence de liberté qui est gravée pourtant à son fronton
et que l’équipe de monsieur Béchu bafoue en imposant
à toutes ces personnes en souffrance sur le chemin de l’exil,
la clandestinité, la privation des droits les plus élémentaires
ou l’enfermement en centre de rétention.

Par notre présence ici, nous demandons que notre mairie
redevienne digne de la devise qu’elle arbore à son fronton
« Liberté, égalité, fraternité »
et qu’elle se conforme à la décision du Conseil constitutionnel
qui a consacré la semaine dernière le grand principe de fraternité :
FRATERNITÉ pour tous les êtres humains,

qu’ils soient ou non clandestins.
Et la chanson entonnée tous en chœur à l’adresse de Béchu :
( sur l’air de Vive le vent )
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Ils sont là, ils ont froid, dans les courants d’air !
Hé, Béchu ! Entends-tu ceux qui désespèrent ?
Un mat’las, un bon r’pas, un toit pour nos frères !

Ohé de la mairie ! Entendez-vous les cris
De ces hommes fourbus qui errent dans nos rues ?
Ça suffit, fait’s ouvrir un toit pour leur offrir
Un refuge, un abri, une table et un lit !

Vous chassez de la ville les demandeurs d’asile
Pour vivre où ? Peu importe, surtout murons les portes…
Pas de sous pour les loger, la mairie a jugé
Qu’il valait mieux payer pour les faire surveiller.

Assez de beaux discours quand vous faites tout pour
Que des hommes chaque soir dorment sur les trottoirs.
Assez de boniments, de vos bons sentiments
Quand vous faites sans pitié la chasse aux sans-papiers.

Combien d’années encore allez-vous faire le mort
Sourds à nos pétitions, à nos propositions ?
Bienvenue aux migrants, ouvrez les portes en grand
Car entendez-nous bien : « Nous ne lâcherons rien ! »

Une minute de silence a aussi été observée à la mémoire
de Dani, de Bachiir et d’Ousman, trois jeunes hommes réfugiés
sous les toits expulsés récemment de La Rose et de La Romanerie,
qui sont morts noyés en Loire dimanche dernier..
Compte-rendu dans le Courrier de l’Ouest ce matin.

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