Soutien à la ZAD du Testet Samedi 7 mars à Angers

Etant donné la gravité des événements qui se déroulent à Sivens, le Cercle 49 et plusieurs collectifs locaux appellent à se regrouper, comme cela a été fait dans d’autres villes ( Rennes et quelques endroits en Ile de France ) pour envisager les suites à donner à l’évacuation imminente de la ZAD par les forces de police aidées par les milices de la FNSEA et donner une visibilité, même réduite, à une riposte locale.
Rendez vous donc place du Ralliement demain samedi entre 12h00 et 14h00 ( avec piquenique ). Nous déciderons ensemble selon le nombre, des actions à entreprendre dans l’après midi.

Diffusez, faites suivre cet appel – Merci

testet5COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Le Collectif Testet dénonce l’attitude de la FNSEA et du gouvernement.
Alors que des FDSEA et JA mènent une grande opération illégale de répression contre des défenseurs de la zone humide du Testet et d’un autre modèle agricole, il importe de rappeler que c’est le passage en force du Conseil Général et du gouvernement en octobre 2013 qui a entraîné une occupation du site du chantier. Malgré tous les avis défavorables de scientifiques, de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, de la commission d’enquêtes publiques, la Préfète avait alors signé les arrêtés autorisant le projet. Le gouvernement et le Conseil général du Tarn ne tenaient pas compte des contre-expertises citoyennes ni de la demande de moratoire soutenues par des nombreux élus, associations et de la Confédération Paysanne.
Après les drames humains et écologiques découlant de ce passage en force appuyé par les forces de l’ordre, deux rapports d’experts très critiques sur le barrage de Sivens et la procédure d’infraction européenne ont donné raison aux opposants au projet. Le projet initial était bien largement surdimensionné, bénéficiant à peu d’agriculteurs ( un
e vingtaine sur le parcours concerné à l’amont du Tescou ), illégal au regard du droit de l’environnement et de la directive européenne sur l’eau et incompatible avec les financements européens.
Chacun sait que sans l’occupation du site dans des conditions de vie très difficiles, notamment la répression des pro-barrages et des forces de l’ordre, ce projet gaspilleur d’argent public pour l’intérêt d’une minorité serait sur le point d’être terminé. Il faut rappeler que le président du Conseil Général Thierry Carcenac et la CACG ( constructeur des barrages ) avaient poursuivi le chantier du barrage de Fourogue fin 1997 malgré une décision de justice demandant de suspendre les travaux. La justice a ensuite retiré le statut d’intérêt général et d’utilité publique au barrage mais il n’a jamais été détruit. C’est
contre ces passages en force à répétition que des personnes ont décidé d’occuper le site pour obliger les porteurs du projet à attendre les décisions de justice avant tous travaux.
Cette résistance sur le terrain est donc tout à fait légitime même si elle est illégale. Elle a entraîné l’occupation de terrains appartenant au conseil général ou à la CACG dont la plupart sur l’emprise du chantier donc perdus pour les agriculteurs. L’occupation des terres de la ferme abandonnée Métairie Neuve a eu lieu après récolte des foins et les agriculteurs riverains n’utilisent pas les terres ou les bois durant l’hiver. Les nuisances réelles sont donc très fortement exagérées par la FNSEA et certains élus locaux qui mettent ainsi de l’huile sur le feu. Les occupants ont conditionné leur départ à l’abandon du projet initial par le Conseil général ce que la FNSEA, le Préfet et Thierry Carcenac savent
pertinemment. Il aurait donc suffi d’attendre que le Conseil général annonce enfin officiellement, aujourd’hui 6 mars, cette décision évidente pour que l’occupation évolue sans tensions.
Mais c’était sans compter sur l’attitude extrémiste de la FNSEA qui veut poursuivre un modèle agricole productiviste qui ne survit plus qu’avec les subventions publiques. Il y a officiellement plus de 2 millions de m3 d’eau inutilisés chaque année dans les retenues collinaires sur le bassin du Tescou. Plutôt que d’optimiser ces réserves existantes sous-utilisées, la FNSEA continue encore à demander aux contribuables de financer 100% d’un barrage de 1,5 Mm3. Le pire est que certains élus la soutiennent, préférant couper les budgets sociaux pourtant eux d’intérêt général. L’argent public doit soutenir les paysans pour évoluer vers une agriculture créatrice d’emplois, écologique, fournissant la demande locale qui est solvable notamment dans la restauration collective publique.

Les événements des derniers jours montrent que les forces de l’ordre n’agissent pas encore de manière impartiale comme le Collectif et des élus l’ont déjà dénoncé devant la Commission d’enquête parlementaire (voir ci-dessous). Ces consignes gouvernementales sont inacceptables et indignes d’un pays donneur de leçons démocratiques. Le Collectif Testet demande au gouvernement de faire cesser le blocus de la ZAD et les violences commises par les FDSEA/JA contre des citoyens ayant montré la pertinence de leur combat d’intérêt général.

sivens

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